SCÈNE PREMIÈRE
Au Casino de la rûe Cadet.
POLYEDCTE, jeune homme brun. — Tu IS doflC aveC
la petite Nais, toi ?
PAUL, jeune homme blond. — Un peU !...
l’OLYEiiCTE. — Pas pour longtemps, je suppose?,..
Paul. — Ehl eh! c’est selon le vent qu’il fera !...
POLYEUCTE. — Tu as raison. Elle est si bêtol Tu sais son mol, quand elle a eu son premier enfant?
PAUL, inquiet. — Le premier?...
POLYEüCTE. — Oui. On lui conseillait d’écrire au monsieur qui l’avait séduite, elle dit en rougissant : « Je n’oserais ! je ne le connais pas assez !... »
PAUL, SC levant. — Monsieur, ceux qui font courir pareils bruits sont d’infâmes faussaires 1
POLYEUCTE, ému. — Des faussaires?...
PAUL. — Des faussaires I...
(Polyeuctc se lève, très-rouge. Paul reçoit un soufflet, qui le couclie sur la banquette de velours où jl est assis.)
DES AMIS COMMUNS. — Voyons, Polyeucte I voyons I . . .
PAUL. — Ci'isti ! cristi!
(Il saigne abondamment du nez.)
POLYEUCTE, majestueux, à Paul. — Si ça ne VOUS Va pas, VOUS savez que je suis de dix à quatre chez mon agent de change. {Exil.)
PAUL. — De l’eau ! de l’eau 1
LES PETITS JEÛNES GENS