‹ Paris dansantChapitre 67 sur 78 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

Dans la rue.

pAUi., à un monsieur. — Je me suis dit que c’est ma première affaire... je ne peux donc pas être trop susceptible. Aussi j’ai cherché tout de suite deux témoins, — deux garçons très-carrés, — à qui j’ai défendu de faire aucune concession.

LE MONSIEUR. — Comme VOUS y allcz I

PAUL. — Je suis comme ça.

LE MONSIEUR. — A quelle arme vous battez-vous?

PAUL. — A l’épée. Je n’ai pas voulu du pistolet. Si l’on se manque, on est ridicule.

LE MONSIEUR. — Qucl enragé I ... Ah çà ! est-ce que vous vous préparez? N’allez-vous pas prendre une ou deux leçons d’escrime?

LES PETITS JEUNES GENS

PAUL. — Me fatiguer pour ce monsieur! Allons donc 1 J'aime mieux flâner.

LE MONSIEUR. — Vous êtes beau comme le Cid . (S cn allant.) Bonne chance !

PAUL, superbe. Soyez tranquille! (il tire sa montre.) Cinq heures !... (Pâlissant.) Pourvu que la salle d’armes soit encore ouverte 1

^ (Il SC met à courir.)

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