SCENE VI
Chez un monsieur,
l'ami de PAUL. — Mon cher, je viens vous emprunter vos épées. C’est pour ce pauvre Paul, qui se bat demain.
LE MONSIEUR. — Ah bah!... Alors je refuse. Vous comprenez que, si Paul était tué avec mes épées, je ne m’en consolerais pas.
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l’ami, sèchement. — On la Connaît. Vous n’êles pas complaisant, mon cher,
LE MONSIEUR. — Vous insistcz? Eh bien l je m’en lave les mains. Les voilà.
(Il décroche les épées.)
l’ami. — Très-bien 1 (Tirant une épée du fourreau.) Elles sont bien à la main !... je n’en ai jamais vu d’aussi légères.
LE MONSIEUR. — N’cst-ce pas? Vous me promettez d’en avoir soin?
l’ami. — Soyez tranquille ! (Faisant ployer l’épée ) Comme ç’est souple !
LE MONSIEUR. — Prcnez garde ! Vous allez la briser.
l’ami. — Laissez donc. Ça me connaît.
LE MONSIEUR. — N’allez pas vous les faire prendre îu moins ! Gare à la gendarmerie I
l’ami. — Je vous les rapporterai demain, en vous donnant les details de l’affaire.
LE MONSIEUR. — C’cst ça ! ... (Quand l’ami est sort i.)Et
LES PETITS JEÛNES GENS