Ibid
3. Le P. Laguille dit que Scarron « n’ayant pu subsister sans contracter quelques dettes, les meubles furent incon- j tinent saisis par les créanciers. »
! sur laquelle il étoit toujours assis, et qu’on venoit de vendre à son inventaire1. »
Et la veuve, que devenait-elle ? où cherchait-elle un refuge? quelles étaient ses pensées au milieu de ce deuil et de ce désastre? La soeur de Scarron va nous le dire encore dans la même lettre à M. de Nublé : « Ma belle-sœur s’est mise à la petite charité, fort affligée de la mort de son mari2. » Pour que mademoiselle Scarron en convienne, il fallait que l’affliction de la jeune veuve fût bien vive et bien sincère. Elle l’était en effet. Nous n’en avons pas d’autres preuves certaines, mais en outre de ce témoignage, qui était si bien intéressé à n’être pas favorable, il nous suffit des marques d’estime que madame Scarron ne cessa de donner à la mémoire de son mari et par lesquelles survivent ses regrets. Il est surtout une lettre d’elle, écrite à Ninon le 8 mars 1666, qui peut être considérée comme Y oraison funèbre de Scarron, faite par sa femme. Ninon a voulu donner un second époux à madame Scarron, et celle-ci, après mûre réflexion sur le caractère et les habitudes de l’homme qu’on lui propose et qu’elle connaît, répond à son amie par ce