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gneurs, comme celle qu’ont prise les marchands ; et cette place, ils la veulent bonne; il faut surtout qu’elle serre de près le palais, afin que rien n’échappe de ce que les métiers infâmes peuvent y trouver à prendre. Quand la cour trônait au Palais, en la Cité, ils s’ébattaient à l'aise dans les rues immondes où ils ont continué d’exploiter le peuple, une fois que les seigneurs ont été partis ; quand le roi s’est établi aux Tournelles et à l’hôtel Saint-Pol, toute une émigration, sortie des bouges de Glatigny et de Cocatrix *, est venue naturaliser le vice et la prostitution dans tous les alentours, depuis la rue Cloche-Perche , jusqu’à celle des Célestins, qui toutes deux prirent alors le nom si mérité de Pute-y-Musse (p... s’y cache), qu’une seule, la dernière, a gardé en le dénaturant : et ainsi, la réputation que se feront, au XVIIe siècle1 2 3, les filles du Marais, s’est trouvée préparée. Maintenant que ces premières demeures royales sont abandonnées pour le Louvre, vite une émigration nouvelle qui donne aux entours du nouveau palais, leur population nécessaire ; vite de nouvelles recrues de prostituées pour coloniser l’infamie dans ces ruelles encore innocentes que le chapitre de Saint-Honoré avait jusqu’alors peuplées, soit de prêtres, comme celle de Jean-St.-Denis^} qui devait son nom à l’un d’eux; soit de chantres, comme celle à qui
1. La population de cette rue était si célèbre, même à l’étranger, qu’à Londres, du temps de Shakspeare, on appelait les filles Cockatrices .