LXX VI
INTRODUCTION
ces saintes filles de N otre-Dame-de- Miséricorde , dont la rue Bonaparte vient de traverser l’enclos pour déboucher sur la place Saint-Sulpice : d’autres histoires ne nous manqueraient pas.
Là, dans la maison même de ces bonnes sœurs, les francs-maçons, qui les remplacèrent en 1790, nous retiendraient quelque temps aux mômeries de leur loge ; ici, dans la rue du Vieux-Colombier , nous nous amuserions à rechercher le petit logis où Boileau se sauva des bourrades de sa belle-sœur 1 ; l’hôtel du Parc- Royal , où descendait Walpole chaque fois qu’il venait
gers trouvent plus de plaisir que dans l’abbaye de Saint-Germain : tout y respire la science et la politesse. L’étranger n’y voit rien qui le choque. Ici, le religieux est occupé à l’étude, et fait du travail son principal plaisir. D'ailleurs cette maison renferme les plus savants hommes de France, qui consacrent toute leur étude au bien de l’Église et de l’État. » ( Ibid ., p. 78.) — Il est bon de rappeler, ne fût-ce que pour établir un contraste, avec ces cellules au calme travail, l’étrange maison qui se trouvait tout près, au n° 9 de la rue Childebert et qui vient de tomber avec elle. Depuis le peintre Lethière qui y avait son atelier, et qui sans doute y peignit les fils de Brutus aujourd’hui au Louvre et dont j’ai raconté la singulière histoire dans l’Estafette du 16 juillet 1845 ; depuis les paysagistes qui «’y établirent après, cette maison, la Childebert , comme on l’appelait, ne fut jusqu’à sa démolition qu’une ruche, une Babel d’apprentis grands hommes, rapins, poètes ou journalistes, etc. M. Th. Gautier y a souvent fait allusion dans ses articles sur les Jeunes France, ainsi qu’à cet autre pandæmonium romantique dont il a croqué l’histoire dans Y Artiste, et qui vient aussi de disparaître avec la rue Doyenné, près de la galerie du Louvre. — M. Ch. Asselineau a dessiné la piquante physionomie de la Childebert dans un article du même journal Y Artiste et son dessin étendu est devenu un tableau complet en passant dans le Paris-anecdote de Privât d’Anglemouti pag. 169-198.