‹ Paris démoliChapitre 34 sur 108 · V. plus haut, p. 27, une note sur Blegny · texte numérisé non relu

V. plus haut, p. 27, une note sur Blegny

,;ères de la gorge..., une eau anodine qui apaise ecune promptitude surprenante les douleurs des , nts,... une liqueur de Jouvence qui rectifie les i nstitutions vicieuses, qui désopile les viscères obs-

Iiés, qui corrige les défauts de la digestion, qui érit radicalement le vertigo, la migraine et les tpeurs, qui règle les excréments, en un mot qui ijeunit comme une espèce de fontaine de Jou- • nce...

, » Les eaux d’Ange, de Cordoue, d’amaranthe, de airs d’orange, de thym et généralement les eaux loriférantes et médicinales qui servent aux cassottes philosophiques pour parfumer et désinfecter s chambres et pour guérir les maladies par symîthie. » Et deux longues pages de ce style !

• « Tous ces remèdes sont distribués dans des bou- : illes et boîtes cachetées sur lesquelles on fait coller imprimé qui enseigne leurs vertus et leurs usages, ne personne solvable, qui enseigne la vertu de ces imèdes, s’oblige, quand on le veut, d’en payer la aleur en l’acquit des malades en cas qu’ils ne guéssent pas, pourvu qu’ils conviennent de les payer a double, pour une parfaite guérison. » Pends-toi, 'urgon, ce grand moyen d’empirique a été trouvé ms toi! Et dites encore, après tout cela, que lolière a exagéré le ridicule des médecins et des

apothicaires de son temps ; que nous sommes ; premiers inventeurs de la reclame pharmaceutiq et que Voltaire n’a pas eu raison de dire dans itl de ses lettres, à propos de je ne sais quel apothicai « Ce monde est une grande foire où chaque pc chinelle cherche à s’attirer la foule, chacun encht)I sur son voisin ! »

Ce n’est pas tout que ces empiétements du pa [ dans le domaine de notre réclame médicale. Lj| aussi ses droits de priorité sur plus d’une inventh *. de nos empiriques à diplôme. Nous avions lu d;. La Bruyère, au paragraphe 21 Des Jugements , ce: phrase significative : « B . B. (s’enrichit) à ven<: en bouteille l’eau de la rivière, » et nous avions <1 trouver là le premier mot d’un secret pharmacctique rajeuni par nos charlatans patentés. Ce c : disaient les clefs du livre des Caractères nous conb * mait dans cette opinion ; ce B. B., à les entend : était un certain Barbereau « qui avait amassé H bien en vendant de l’eau de la rivière de Seine pc des eaux minérales. » C'était là certainement, sel nous, le premier germe de l’eau de Seltz, de l’e de Barège, etc., artificielles. Du Pradel nous prouvé que nous avions raison de le croire. Da son almanach de 1692, à la page 52, il est forn sur ce point : « Le sieur Tillesac, dit-il, rue de

wherie, joignant les Écoles de Médecine, vend fl tes sortes d’eaux minérales artificielles. » Cette >jh, voici la chose et le nom. M. Walcknaër, qui lit cette découverte avant nous et l’a consignée J îs son commentaire sur La Bruyère, s’écrie alors Uomphalement : « Et l’on croit cela une invention ijjderne ! » Eh, mon Dieu! à chaque chose du !ssé rapprochée de celles du présent, c’est presque (ujours ce que l’on peut dire. Maint passage de ce lig chapitre l’a fait voir ; aussi le terminerons-nous ! r l’exclamation du grand érudit !

Page 1