‹ Paris démoliChapitre 38 sur 108 · LES GUICHETS DU LOUVRE · texte numérisé non relu

LES GUICHETS DU LOUVRE

Les environs du Louvre au xvna siècle. — Les voleurs la cour du Louvre et du Luxembourg. — Le Louvi lieu d’asile pour les banqueroutiers. — On projette de démolir sous Louis XV. — Les premiers guichets. Danger infaillible d’être écrasé à la sortie de l’Opéi

— On demande de nouveaux guichets. — Un arti< du Mercure en 1787. — Un bienfait de M. de Marign

— D’Alembert, Lauraguais, Fontenelle et les nouveai guichets. — Histoire de la rue du Dauphin. — L’ave gle du passage des Feuillants. — Six vers pour aumôr

— Une supplique de Piron pour Fontenelle. — Mari Antoinette sous les guichets, etc.

4 décembre 1852.

Les nouvelles galeries du Louvre font à peii pointer au-dessus du sol leurs premières assises, qi déjà l’on s’inquiète fort de ce qu’elles seront. Hi les journaux commençaient même à nous parler < ce qu’on allait faire pour assainir leurs environs les rendre dignes d’un pareil voisinage. Il s’agi entre autres choses, d’élargir les rues immondes de Bibliothèque , de Pierre Lescot , qui, on le sait, débo

ient près de là, et sont les indignes traits d’union ! la rue Saint-Honoré et de la nouvelle rue de .voli. Celle-là, bonne voisine, les avait souffertes ndant des siècles avec leurs boues, leurs mauvais tes et leurs mauvaises mœurs; mais l’autre, en rvenue qu’elle est, se montre déjà moins accom- Ddante. Elle parle pour elle et pour le Louvre qui andit tout près. Il va donc falloir que, cédant à tte double prétention, les malheureuses ruelles ilargissent, se fassent propres, saines, habitables, fin deviennent de véritables rues. Chacune d’elles, )ute-t-on, aboutissant en face de la nouvelle gale- :, correspondrait à un large guichet qui donnerait ssage sur la place du Carrousel . Voilà qui serait *t bien, et, dès à présent, nous nous empressons prendre acte du projet comme d’une promesse. Cette question des guichets nouveaux est en effet •t importante. Pour comprendre leur utilité, il fit d’avoir une course à faire de la rue Saint- >noré au faubourg Saint-Germain, et de se trouver 'été dans son élan par la palissade sans issue qui toure les travaux depuis la rue de Rohan jusqu’au uvre. Ne sachant pas où passer, on se rejette, :ès un assez long détour, vers la porte du Louvre i fut elle-même assez longtemps fermée dernière- :nt. Si l’on est en voiture, on est obligé d’aller

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prendre la file interminable des cabriolets, d fiacres, des omnibus, qui a pour seul passage ouve sur le Carrousel le guichet caverneux pratiqué dai la galerie en face la rue de Rohan.

Cet état de choses, qui n’est supportable que par qu’il est provisoire , et parce qu’un magnifiqi monument doit surgir de ces embarras, comme monde sortit du chaos, nous a souvent fait songe) par analogie, aux difficultés bien plus insurmo: tables encore qui, au siècle dernier, barraient passage aux piétons, et surtout aux carrosses che chant à aller, comme nous tout à l’heure, de rue Saint-Honoré au faubourg Saint-Germain. I moins de prendre par l’une des deux extrémités d’un côté, par la rue de F Arbre-Sec qui vous mem au Pont-Neuf, de l’autre, par la place Louis X encore fort déserte, non pavée, et qui, pour coml de malheur, n’avait pas encore le pont de la Co corde pour issue vers le noble faubourg, il étaii peu près impossible de parvenir à son but. Juge en :

Entre la colonnade et Saint-Germain-l’Auxerro il y avait bien une sorte de passage, mais telleme étroit, tellement encombré par les échoppes c petits marchands, par les matériaux des constructic toujours prêtes à être reprises pour F achèvent

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