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I» Il voulut répondre dans le même style, et | Despréaux, pour rendre l’explication plus difficile, bposa de leur envoyer un rébus en vers. Voici celui ril fit exprès pour ce dessein :

Il n’est sphynx, aiguisant ses griffes Et retournant vos logogriphes,

Qui pût décider in quibus ,

Princes, l’on vous croit plus habiles :

A briser murs et forcer villes,

Ou bien à faire des rébus.

1» Quand ces vers furent faits, il fut question de U mettre en rébus, c’est-à-dire d’en exprimer les lots ou les syllabes par des figures sensibles et congés. M. de La Chapelle savoit un peu dessiner, et lacun de ces messieurs travailla à ce grave sujet iivant son génie et ses lumières.

» Pour exprimer les deux premiers mots : il «’ est, |> peignirent une isle qui naît ou qui sort d’un œuf : ■la signifioit isle naît , c’est-à-dire il West.

» Le mot sphinx étoit représenté par l’animal qui Orte ce nom.

» Aiguisant . Pour ce mot, ils mirent un émouur qui aiguise.

» Ses. Pour exprimer ses, ils mirent des ceps de gne.

» Griffes. Ils mirent des griffes.

» Et retournant. Pour ces deux mots, ils peigrent un R attaché à une roue qui étoit représer e tournante : cela signifioit R tournant, c’est-à-dir i retournant .

» Vos . Le château de Vaux.

» Lo. La ville de Saint-Lô.

» Go. Le portrait du commandeur de Gaux, étoit fort connu d’eux.

» Griphes. Par des griffes.

» Qui pût. Le mot qui sur une charogne.

» Décider. La première syllabe par un dé jouer; les deux autres par la syllabe der mise fois : cider.

» Quibus. Par des pièces de monnoie que le p< pie appelle du quibus.

» Princes. Le portrait de monsieur le prince et monsieur le duc.

» L’on. C’est à propos de ce mot que M. D préaux m’a raconté la plaisanterie dont il s’agit; c pour exprimer Von , ces messieurs peignirent les <. gros volumes du roman de Cirus (sic) les uns s les autres, ce qui faisoit un ouvrage fort long , pour se moquer en même temps de la grosseur ces volumes, qui sont des billots, et de la longue du roman.

» Vous croit. On avoit ainsi écrit le mot vous en oissant :

vous

>ur signifier : vous croit .

» Et ainsi du reste. »

Despréaux était bien vu aussi à l’hôtel du prince : Conti, où le patronage de Racine, toujours son li, l’avait fait admettre. On le recherchait de même ur ses vers et son aimable entretien à ce magniue hôtel de Lesdiguières, dont, de l’aveu de La uyère lui-même, les jardins étaient toujours envas par une foule nombreuse et choisie, et les salons .ntés par une société d’élite. Despréaux y renconlit quelquefois le vieux reclus de Commercy, le rdinal de Retz, qui, tout cassé, tout blanchi, se lassait dans la retraite des turbulences delà Fronde, , pendant les trop courts séjours qu’il faisait à iris chez son aimable nièce, madame de Lesdiières, se contentait d’être encore l’homme de sprit le plus vif et du goût le plus sûr. Despréaux nait à lire ses œuvres à cet homme, pour qui le >elle sanglant, la satire armée, la Fronde enfin, aient été des jeux. « Il lui a donné son Lutrin , » rit madame de Sévigné le 9 mars 1672. Or, je gérais bien que M. de Retz, qui riait lui-même

alors du bon temps où il guerroyait en simarre d is les rues de Paris, ne lui rendit pas sans sourire c e comique épopée, parodie réelle quoique involont e de sa vie belliqueuse.

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