M. Gilbert dit que la maison du Cloître où hab
et mourut Boileau appartenait à l’abbé Chastelain, cl: noine de l’Église de Paris, auteur du Martyrologe univers» Il ne parle pas de l’abbé Lenoir. ( Revue arcbéolog., tome l t" Part., p. 171.) 3
2. La maison illustrée par ces Afercuriales (confèrent du mercredi) dont Ménage était si lier, porte le n° 4 la rue de Massillon. La Harpe y mourut.
y. La maison de Jacques-Auguste de Thou, somptueu demeure bâtie, en 1503, pour Guill. Briconnet a disps
I aient laissé tant d’hommes illustres n’a pas été specté. C’est en vain surtout que nous y cherchebns la trace de la dernière maison habitée par jjileau. Pour savoir ce qu’était cette demeure canojale, où le vieux poète voulut mourir, nous somles forcé de nous en tenir à la description proique et succincte que le notaire en a dressé dans js premières lignes du testament de Boileau. Or, prose du tabellion nous apprend que la chambre 1 vieux poète était au premier étage et avait vue &r une terrasse donnant sur l’eau. Trop laconique tte fois, le scribe n’en dit pas davantage.
C’est donc là, dans une alcôve obscure, que Deséaux languit les dernières années de sa vie, en oie à tous les ennuis, à toutes les souffrances et ï se traînant qu’avec effort jusqu’à la terrasse voile pour se ranimer aux fraîches brises de la Seine : La vieillesse m’accable de tous les côtés, écrit-il à 'ossette le 7 janvier 1709, l’ouïe me manque, ma 1e s’éteint, je n’ai plus de jambes, et je ne saurois us monter ni descendre qu’appuyé sur le bras fautrui : enfin, je ne suis plus rien de ce que j’étois,
jine des premières. Après avoir servi à la fabrication de la 'onnaie de billon que les frères Daumy faisaient avec le (étal des cloches, elle a été comprise, en 1803, dans l’étalissement de la rue qui conduit au pont de la Cité.
et, pour comble de misère, il me reste un malheur souvenir de ce que j’ai été. » Le pauvre homr il n’avait même plus assez de force pour qui Paris à l’approche du printemps et pour aller re, i rer encore ce bon air d’Auteuil qu’il avait aimé. Il dut renoncer pour toujours à cette d i cieuse solitude.
C’est alors qu’un de ses amis, M. Levern enthousiaste de tout ce qu’il avait fait et avidf I recueillir tout ce qui lui avait appartenu, eut la 3 barie d’abuser de l’état où il le voyait et de la bc t qu’il lui avait toujours connue. Homme au c<i froid et sec, se persuadant qu’on ne doit poss< = que ce dont on peut jouir, il eut la funeste idée 1 demander à Boileau sa chère maison d’Auteuik la cruauté d’insister après un premier refus. Le posé toujours bon, n’eut pas le courage de résister à 1 troisième prière; il céda. Leurré par les b<£ paroles de M. Leverrier qui lui disait : « \ a serez seul maître à Auteuil, je veux même 1 vous y gardiez votre chambre, » il vendit sa r i son ; mais il en eut la mort dans l’âme. Une jn dépossédé , il se prit à aimer Auteuil plus a< lorsqu’il y était maître. Ses souvenirs le torturèr it et bientôt, n’y tenant plus, il voulut revoir sa c r< demeure.
Par un beau jour donc, il prit le coche d’Auteuil, t, le cœur tout palpitant, mit pied à terre devant a porte. Mais, quand il a franchi le seuil, que voit- ? Tout est changé, tout est remué; le berceau lême qu’il aimait tant a disparu. Tout ému, il ppelle Antoine.
— Qu’est devenu mon berceau? lui dit-il.
— Je l’ai abattu par ordre de M. Leverrier, épond ce vieux serviteur, les larmes aux yeux.
Ce fut la dernière sortie du poète. Il languit encore uelque temps, et enfin, au mois de mars 1711, ne hydropisie de poitrine, qui s’était jointe à ses utres infirmités, l’enleva.
On l’enterra, non point à Saint-Jean-le-Rond ou Notre-Dame, comme la position de son dernier )gis semblait le demander, mais à la Sainte-Chaelle, sa paroisse natale et le champ clos des héros e son épopée. Il l’avait voulu ainsi dans son testaient. Quand on souscrivit à cette dernière volonté, ar un jeu singulier du hasard, il arriva que sa Dmbe fût placée juste au-dessous de ce lutrin qu’il vait si comiquement chanté.
Ses héritiers, les Dongois en tête, se partagèrent 1 fortune suivant les parts que le testament avait lites à chacun.
Les deux fidèles serviteurs, Jean Benoît et Babet,
qui n’avaient pas quitté le poète à ses derniers ii tants, furent aussi appelés au partage de l’hérita^ Benoît eut les habits de son maître et 6,000 livrt Babet eut 4,000 francs. C’était une dot assez rondt l’idée leur en vint de se marier et de ne faire ail qu’un seul lot de leurs deux parts, ou plutôt désir qu’ils en avaient depuis longtemps ne fit q s’émanciper à la mort du maître. Lorsque ce gra] ennemi du mariage ne fut plus là pour leur imp ser son célibat systématique, ils se marièrent.
Quant au jardinier Antoine, le plus célèbre et moins récompensé de tous ces vieux serviteurs, servit longtemps encore tous les maîtres qui se su cédèrent dans la maison d’Auteuil. Il avait quatt vingt-quinze ans, lorsqu’il mourut, le 3 octobre 174 et jamais il n’avait cessé de vanter les bontés t poète. Il pleurait rien qu’à prononcer son nom, s’indignait bien fort, lorsqu’on prétendait devant 1 que M. Despréaux avait fait métier de médire < vers, tant qu’avait duré sa vie .