Journal de Barbier, tome III, page
2. Pendant la Terreur, le président du comité révolutk naire de la butte Saint-Roch, était un cordonnier nom François Bonbon, natif d’Orléans. « On assure, dit ï froy de Reigny dans son Dictionnaire nêologique, que citoyen Bonbon a démenti son nom en mainte occasion fit dire un jour au marquis de Champignelle, âgé de q tre-vingts ans et goutteux, de venir lui parler. 11 le fo de revenir plusieurs fois chez lui, à pied, et de monter ai un quatrième étage. » — Bonbon qui avait failli sui Robespierre à l’échafaud, et qui n’avait dû la liberté q l’amnistie du 13 vendémiaire an iv, eut l’imprudence, ap • quelques mois passés dans les travaux de son premier mét de se mettre au nombre des conjurés du camp de Grenel 11 partagea leur sort. La commission militaire du Tem
itrement terrible, dont la butte Saint-Roch a connu s héros sinistres 4 et vu de près les péripéties sanantes. Ne racontons que la dernière, la journée du I vendémiaire.
La Convention était menacée par toutes les secms armées, le général Bonaparte se chargea de la uver. Les Tuileries, où siégeait l’Assemblée, étaient rtout menacées; c’est là, dans leurs environs, l’il concentra sa défense. Son poste principal fut [près de Saint-Roch dont le portail était occupé ir une troupe de sectionnaires. Le 13, à quatre îures, le feu commence sur ce point et sur la
condamna à mort avec les autres. Désespéré, il se jeta . haut de l’une des tours ; son cadavre fut relevé et porté l’échafaud. (Réimpression du Moniteur , tome XXVIII, ge 454. — 18 vendémiaire an v.) — Nous avons connu Drléans les filles de ce terroriste énergumène. Vouées à ducation des jeunes filles de la classe bourgeoise, elles piaient et rachetaient ses erreurs par la vie la plus pieuse la plus dévouée;
2. Saint-J ust demeurait rue des Moulins. G. Duval qui connut, donne de curieux détails sur son intérieur. ôuvenirs thermidoriens , tome Ier, page 72.) — Une femme nt Robespierre aima, dit-on, la fille, et chez qui, dans e nuit d’ivresse il commit une indiscrétion qu’expièrent r le supplice tous ceux qui l’avaient entendue, la fameuse ne de Sainte-Amaranthe occupait, pendant la Terreur, ôtel d’Helvétius, rue Sainte-Anne. Elle y tenait une te de table d’hôte compliquée d’un tripot. Ibid., page
place du Carrousel, où d’autres sectionnâmes, c se sont logés dans l’hôtel de Noailles, criblent balles tous les abords des Tuileries. Une color : d 'insurgés que commande un nommé Lafoi menace en même temps de déboucher sur le Poi Royal. Le moment est venu de repousser éner • quement toutes ces attaques.
« Alors, dit Napoléon, dans une relation cette journée, qu’il dicta lui-même à M. de L Cases, on donna l’ordre aux batteries de tirer : l pièce de huit au cul-de-sac Dauphin commença : feu et servit de signal pour tous les postes x. Ap . plusieurs décharges, Saint-Roch fut enlevé. . colonne Lafond, prise en tête et en écharpe jr l’artillerie placée sur le quai à la hauteur du guicl .
I. Cette première décharge tua, entre autres victii inoffensives, le libraire Cazin : « Le 13 vendémiaire, : M. Chaalon d’Argé, son parent, dans un fragment de not publié par le Bulletin de V Alliance des arts (10 juin 18 page 409), il était à déjeuner dans un café de la rue du D phin. O11 vint le prévenir que des troubles se préparaie Devenu un peu sourd, il n’entendit pas bien ce qu’on i disait, ou ne crut pas le danger si pressant. Il termina 1 déjeuner ; mais au moment où il ouvrait la porte du < ; pour se retirer, la première décharge des canons que Bc * parte avait fait placer devant Saint-Roch, eut lieu. M. Ca 1 fut atteint d’un éclat de mitraille dans le ventre et ton:. Quand on le rapporta chez lui, il était mort. »
a Louvre et à la tête du Pont-Royal, fut mise en éroute.
» La rue Saint-Honoré, celle de Saint-Florentin les lieux adjacents furent balayés. Une centaine hommes essayèrent de résister au théâtre de la êpublique; quelques obus les délogèrent en un \ istant. A 6 heures tout était fini. Si l’on entendait ans la nuit, de loin en loin, quelques coups de anon, c’était pour empêcher les barricades, que uelques habitants avaient cherché à établir avec es tonneaux.
» Il y eut environ deux cents tués ou blessés du )iè des sectionnaires et presque autant du côté des mventionnels, la plus grande partie de ceux-ci aux 3rtes de Saint-Roch1. »
Ainsi se termine par la plus sanglante émeute histoire si accidentée de cette butte Saint-Roch 3nt un louable désir d’embellissement, d’assaiissement et peut-être aussi la crainte d’autres neutes, va faire remanier et éclaircir le dangeux dédale.
i. On peut voir encore sur le mur faisant l’angle de ’glise et de la rue Neuve-Saint-Rocli, la trace de la milille du 1 3 vendémiaire.