‹ Paris démoliChapitre 63 sur 108 · Ex litt. regiis, 112, Chartoph. reg ., ch · texte numérisé non relu

Ex litt. regiis, 112, Chartoph. reg ., ch

2. V., sur le lieu où se donna ce combat, un très savant travail de M. J. Quicherat, dans les Mémoires de la Société des antiquaires de France , nouvelle série, tome XXI, pages 384-431.

dors que, soutenus par le comte Eudes, dont les roupes, grossies de celles de Charles le Gros, deszendaient comme un torrent les pentes de Montnartre, les gens de Paris firent un si grand massacre des hommes du Nord et jonchèrent de cadavres tout le terrain qui s’étend de la montagne à lia Seine? Faut-il plutôt encore n’y voir qu’un souvenir de ce Champ de Mars qui, au ixe siècle, selon île moine Abbon1, occupait tout l’espace compris entre Montmartre et la ville2? Ce sont là des questions que nous ne déciderons pas, bien que nous penchions plus volontiers pour la dernière, fort bien soutenue par l’abbé LebeuD, et mal combattue par JaillotL

j i. Lib. ii, v. 196.

2. Dans le roman des Quatre fils Aymon, que le tome XXII de Y Histoire littéraire de France analyse si complètement, il est parlé d’une course de chevaux faite devant Charlemagne et dont le fameux coursier Bayard sortit vainqueur (V. le volume cité, page 625). Or, d’après la description des lieux, il est certain que le vieux poète, plaçant cette course entre les murs de Paris et Montmartre, a voulu parler du champ de la Grangc-Bataillèe qui, de son temps, au xme siècle, servait encore aux joutes. — Il est curieux de faire remarquer que le Jockey-Club, en s’installant au coin de la rue Grange-Batelière, s’est mis ainsi sur son vrai terrain, le champ des courses... au temps de Charlemagne.

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