Tome IV, page
je Grammont. M. de Choiseul en tenait la pro- 1 riété du chef de sa femme, fille et héritière unique u Crozat dont nous avons conté les manies de - onstructeur.
Il y avait des sommes immenses à tirer de cet i.ôtel, surtout si l’on se décidait à le jeter „par terre :t à couper de rues nouvelles, ses vastes terrains îabilement morcelés. Ce plan qui était d’un vandale jeut-être, mais d’un vandale intelligent, fut celui de .aborde. L’hôtel de Choiseul 1 fut démoli et rasé, et ’on commença au plus vite le tracé des rues qui devaient tenir sa place.
Nous en avons vu les premiers dessins, qui sont conservés à la Bibliothèque nationale ; ce sont à peu j près les mêmes que ceux qui ont été suivis pour la j construction du quartier dont l’Opéra-Comique est jle centre. Trois rues devaient aboutir à un point principal. L’une, à cause de sa’ configuration, se serait appelée rue Tournante; l’autre, aboutissant à l’endroit du boulevard qu’avaient dominé jusque-là les hauteurs du jardin de l’hôtel de Choiseul, aurait porté le nom de rue de la Terrasse; et la troisième enfin, occupant à peu près la place de la rue Marivaux actuelle, aurait
1. Voyez, sur la Vente de l’hôtel de Choiseul et le prix qu’on en retira, Lettres de madame du Deffant, tome II, page 246.
pris, en souvenir de l’une des villes dont M. deCho seul était seigneur, la dénomination de rue d’Am boise, qu’une autre rue du voisinage et de mêm origine porte en effet encore. Sur le vaste espac réservé au centre convergent de ces rues, Labord avait rêvé la construction d’un hôtel monuments pour cette fameuse Caisse d’escompte, qu’un arrêt di: Conseil, du mois de janvier 1767, l’avait autorisé établir1 et dont il poursuivait le projet en dépit de chansons, en dépit des caricatures, en dépit mêm des modes moqueuses qui avaient fait donner à je n sais quelles coiffures sans fond le nom de chapeau? | à la Caisse d’escompte.
Ainsi, au lieu d’un théâtre, nous aurions eu là unt| assez triste banque, nous aurions eu la Bourse. Cettt Caisse d’escompte n’était pas en effet autre chose d’après ce que nous dit Mercier de son but et deser effets. « C’est elle, écrit-il2, qui nous a produit cettt] génération mixte d’agioteurs : princes, courtisans magistrats, militaires, financiers. Cette grande quantité de numéraire fictif qui fut versée dans la capital* fit venir à cette jeunesse imprudente et irréfléchi*' qui environnait le trône la pensée qu’elle était à h