Nouveau Paris, tome II, pages
2. Il en était de même pour la plupart des plus beaux 1 hôtels de Paris : « Partout où les comités révolutionnaires ont pénétré, lisons-nous dans un livre assez rare, publié | l’an V, l’on croit reconnaître la trace du passage désastreux d’une armée de Huns ou de Vandales. Il ne faut pas
ij s frais. C:est la seuie fois qu’elle fit acte de proi ■„ iétaire. Les fermiers généraux, voisins de son
■ôtel, étaient encore moins heureux qu’elle. Un
l emier décret de la Convention avait frappé de mfiscation tout ce qu’ils possédaient : « Les biens, flnmeubles et revenus appartenant aux ci-devant rmiers généraux, disait ce décret, qui est du 1 3 nivôse an II, sont sous la main de la nation 1 » . )n ne leur laissait que la vie, mais c’était pour la jur prendre quatre mois après. Dans la séance du 9 floréal, ils furent condamnés à mort. On leur eprochait, entre autres crimes, « d’être auteurs ou omplices d’un complot qui a existé contre le >euple français... en mêlant au tabac de l’eau et les ingrédients nuisibles à la santé des citoyens qui :n faisaient usage2. » Au nombre des condamnés, tait le vieux Delaage. Il avait plus de soixanteiix ans quand sa tête tomba sous le couperet.
mblier non plus ici tous les hôtels culbutés et dévastés >ar les quatre sections de Paris qui se sont emparées suc- :essivement des plus belles maisons qu’ils ont trouvées Ides dans leurs quartiers, pour y placer leurs bureaux et eurs corps de garde. » ( Souvenirs de mon dernier voyage à >aris, vers la fin de 1795, pages 86, 87.)