Tome I, page
Il se composait, sur le devant, de deux chambres que l’escalier séparait; à droite logeait Scarron, à ; gauche était la chambre de sa femme; tout près de la cuisine, donnant sur la cour, se trouvait le cabinet où logeait Mangin, factotum du logis, valet de chambre, laquais et secrétaire x.
L’hôpital Saint-Gervais faisait face et se voyait en plein des fenêtres de Scarron. La disposition des • lieux suffirait pour nous l'apprendre, si lui-même | n’avait pris la peine de nous le dire, dans ces vers j | qui terminent son cartel pour les Jobelins et qui j peuvent lui servir d’adresse :
Je m’appelle Scarron,
Je loge en la seconde chambre,
Tout vis-à-vis Thopital Saint-Gervais 2.
2. Mangin ne resta pas toujours au service de Scarron. Nous savons par les vers qui suivent comment ce flegma- ; tique secrétaire prit son congé :
Et ce valet que je faisois écrire,
Autre démon qu'on ne vit jamais lire,
Et dont l’esprit indifférent et froid Eut fait jurer un chartreux tout à droit,
Cessant enfin d’être mon domestique,
M’a délivré d’un fou mélancolique.
On ne doute point que Mangin ne fût ce valet indiffèrent et froid , si l’on se rappelle certaine anecdote racontée dans le Segraisiana , p. 156.