‹ Paris drame en cinq actes, prologue et epilogueChapitre 148 sur 175 · ACTE V · texte numérisé non relu

ACTE V

Approche, enfant, (lui imposant le» mains.) Dieu et la liberté ! (voluiro

et Franklin s'embrassent aux applaudissements du peuple. Voltaire, arrivé devant Jacques, qui le contemple à genoux, étend la main puur s'appuyer sur lui ; Jacquc s'écarte et recule.)

JACQUES, douloureusement.

Ah ! ne me touchez pas !

VOLTAIRE, étonné.

Comment! Est-ce que vous me haïssez, mon ami?

JACQUES

.Oh non!... mais... je ne suis pas digne! Vous êtes plus qu'un homme, vous! et moi, je suis moins qu’un homme, un ivrogne, une bête brute : on mii 1% bien dit tout à l’heure.

VOLTAIRE, Te regardant et souriant.

Ah ! ah! Écoute : tout moribond que tu me vois, je suis un peu médecin, je connais ton mal , et voici mon ordonnance :

Travaille le jour, lis le soir, dévoue-toi à toute heure : tu guériras ! (il lui louche le Iront et passe.)

LA FOULE; raccompagnant. i

Vive Voltaire ! ( Les clameurs s'éloignent, les lumières s'éteignent, la rue redevient déserte et noire.)

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