‹ Paris drame en cinq actes, prologue et epilogueChapitre 24 sur 175 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

VELLÉDA, puis MERLIN.

VELLÉDA; seule.

Merlin! père et prophète, je t’appelle! — Je t’appelle, songeur

Î ui sais et qui vois, enchanteur à qui parle l’âme des choses!

on aïeule la Gaule et ta petite-fille Velléda sont en péril; je t’appelle.

MERLIN, paraissant.

Me voici, mon enfant! — Et avec moi, du fond de mon immense rêverie , je t’apporte les consolations de toute cette douce nature de notre Gaule, les encouragements de nos monts, de nos bois, de nos fleuves, et les mots d’amitié de toutes nos étoiles. Parle. Je comprends ce que crie l’aigle au soleil et ce que tonne la tempête à Dieu ; mais je comprends aussi ce que murmure tout bas au cœur de la femme la douleur ou l’amour, la pudeur ou le remords.

VELLÉDA

Père! la cité et moi, pour nous sauver, que faut-il que je fasse ?

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