‹ Paris drame en cinq actes, prologue et epilogueChapitre 52 sur 175 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

MÉLUSINE, debout auprès du porche; ALIÉNOR, coucbc sur lus

mai clies.

MÉLUSINE

L’aube blanchit les toits. 11 faudra bien qu'Abailard sorte avant le jour de chez cette femme! — Allons! dépêchons, amour! la haine attend.

ALIÉNOR; à lui-même.

La haine, toujours !

MÉLUSINE

Patience, Aliénor! nous voici au terme.

ALIÉNOR

Oh! vous m’avez dit de veiller avec vous, j’ai veillé. Je ne m’occupe que de cela : vous obéir. Vous savez bien que je n’ai qu’une raison d’agir, une raison de penser, une raison d’être : votre volonté.

MÉLUSINE

Oui, et nos gens du Poitou t’appellent « l’àme damnée de Mélusine. » Le vulgaire croit que je suis possédée du démon et que tu es possédé dé moi. Est-ce que tu le crois, toi aussi?

ALIÉNOR, Iranqnillcmcul,

Je le crois.

MÉLUSINE

Et ma créature ne s’est pas seulement demandé à quelle œuvre mystérieuse je la réserve !

ALIÉNOR

A quoi bon? Cela vous regarde,

PARIS

MÉL0S1NE

Ah! du bruit, enfin!... Ecoute!

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