A B A I LA RD
Ah ! ma gloire, c'est que tp m'aimes. Et si ma mémoire reste parmi les hommes, qui sait? ce ne sera peut-être pas par la science, qui est périssable, mais par l'amour, qui est éternel.
HÉLOÏSE
Cher aimé! vois, le soleil monte à l’horizon. C’est aujourd’hui fête pour tes écoliers, et ils vont, de bonne heure, repandre par la ville leurs cris et leurs chants. Il faut partir! il faut partir !
ABAILARD
11 faut t’obéir, ô mon élève! ô ma reine! (h la reconduit jusqu’au porche.)
M ÉLI S 1 NE.
Aliénor, tu retiendras tout ce que tu viens d’entendre ?
ALIÉNOR
Oui.
MÉLPSINE.
Et tu en rendras témoignage quand et comment je voudrai ?
ALIÉNOR
Oui.
MÉLUSINE
Bien! Je n’ai plus besoin de toi ici; va. (Aliénor s’incline en siieuce
et sort.)
HÉLOÏSE, à Abailard, sur le seuil de la porte.
Adieu! Dis-moi encore une fois que tu es heureux et que tu m’aimes; et pars.
ABAILARD
JC t aime et je suis heureux! (Elle lui envoie un baiser et rentre. — Abailard descend pensif les degrés. )
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PARIS