‹ Paris drame en cinq actes, prologue et epilogueChapitre 63 sur 175 · PUI.B ERT · texte numérisé non relu

PUI.B ERT

Marié à votre sœur, Gontran ! marié à ma pupille Héloïse.

HÉLOÏSE

Je le nie.

FULBERT

Héloïse! on a vu, cette nuit, Abailard entrer par cette porte, et c’est vous qui la lui aviez ouverte. On l’en a vu sortir à Faillie, et c’est vous qui le reconduisiez.

MÉLUSINE, «'avançant.

Nierez- vous cela aussi ?

I1ÉLOÏSE, la rcgir.lant.

Non, je ne le nie pas !

CONTRAN.

Mon Dieu ! • ‘ .

FULBERT

En conséquence de cette union, jusqu’ici secrète, aujourd'hui connue, nous déclarons...

HÉLOÏSE, l'interrompant.

Quoi? Que vous chassez Abailard! que vous étouffez cette voix souveraine! que vous éteignez ce flambeau divin ! Que dit la loi? elle dit : Mariage! mariage, entendez-vous?

FULBERT

Eh bien ?

HÉLOÏSE

Eh bien ! ceux qui prétendent que je suis la femme d’Abailard en ont menti !

Ma sœur !

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