‹ Paris drame en cinq actes, prologue et epilogueChapitre 73 sur 175 · H K LO I SE · texte numérisé non relu

H K LO I SE

Merci, Abailard !

M ÉLU SI NE

Ah! vous triomphez, madame!

HÉLOÏSE

Je vous plains ! S'il disait de moi ce qu'il vient de dire de vous, je mourrais!

ABAILARD

O la force divine! l’amour!

MÉLCS1NE.

Mais je suis la force fatale, moi : la vengeance. Héloïse, vous êtes de celles qui meurent? soit! Mais prenez-y garde! je suis de celles qui tuent.

ABAILARD, pressant avec effroi Héloïse sur sa poitrine.

Ma bien-année !

HÉLOÏSE, souiianl.

Est-ce que vous vous imaginez que j'ai peur de mourir, madame? de mourir pour lui? Frappez! je vous bénirai, je crois, à mon dernier soupir. Vous donneriez à cette passion immense que je sens eu moi la consécration suprême. On se figure qu’on tue l’amour? on l’immortalise!

MÉLUS1NE, écrasée.

Ah ! c'est la vérité !

ABAILARD

Grande âme! prête à donner la vie après la réputation! One puis-je, moi, auprès d'un dévouement pareil?

MÉLUS1XE.

Ils sont heureux 1 Je suis vaincue.

HÉLOÏSE

Et ne vous irritez pas de l’être, madame! Vous n'avez pas de pouvoir contre nous; vous n’avez pas de droit sur nous. — Pauvre femme qui n’aimez pas! l’archange au lumineux glaive vous défend l’entrée de notre Paradis.

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