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à la suite de sa nomination, se rendait da collège Louis-le-Grand à une église de Paris qu'il désignait. Des Augustins ouvraient la marche, avec les étudiants des quatre ordres mendiants et les maîtres es arts ; puis venaient les bacheliers en théologie et en médecine ornés de leurs fourrures, les docteurs régents des quatre facultés, en robes rouges, les huissiers, enfin le recteur, en robe violette, bonnet carré, manteau royal et escarcelle de velours violet à glands d'or, suivi des clients de l'Université, imprimeurs, libraires, relieurs, enlumineurs, et des messagers jurés, en tête desquels marchait un héraut, vêtu d'une tunique de velours pourpre semé de fleurs de lis d'or. Moins imposante et plus profane était la cavalcade des officiers du Châtelet, précédés et suivis des huissiers à verge et des huissiers priseurs, qui, le lendemain de la Trinité, défilaient tristement dans leurs robes noires, montés gauchement sur des chevaux médiocres. Le peuple donnait à ce sombre cortège le nom de procession des diables.
Bien que le carnaval eût perdu à Paris son entrain, il animait encore les rues de ses mascarades à pied ou en voiture et de cavalcades moins nombreuses, mais plus gaies que celle des huissiers. Un bœuf gras était promené majestueusement dans les rues, avec un cortège mythologique et burlesque qui le conduisait chez le premier président et chez d'autres dignitaires. Dans les quartiers populaires, les divertissements étaient grossiers, « empreints de sottise et de vilenie ». Les gamins mettaient leur joie à jouer de mauvais tours aux bourgeois, à leur faire ramasser un sou cloué sur le pavé ou une clef brûlante. Dans la rue Saint-Honoré, le carnaval était plus brillant. Des milliers de masques, prenant un rôle et le jouant avec verve, représentaient des cardinaux, des moines, des arlequins et des gens de loi. 100,000 piétons et 400 voitures circulaient en les regardant, et c'était
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merveille pour un étranger de voir Tordre que savaient maintenir dans cette foule loo cavaliers du guet et 1,200 gardes-françaises. Certaines mascarades satiriques ou plaisantes attiraient particulièrement l'attention . En 1788, une cavalcade représen-
Fig. 29. — Louis XVI, Marie-Antoinette et le Dauphin, d'après Saint-Aubin.
tant Henri IV et les principaux personnages de sa cour fut très applaudie, jusqu'au moment où les cavaliers historiquesse prirent de querelle avec d'autres masques et se battirent avec eux à coups de poing et de bâton, comme des crocheteurs.
Qu'étaient du reste ces cortèges de comédie, auprès des cortèges des ambassadeurs et des princes? La réalité en pareil cas dépas-
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sait la fiction. Rien n'égalait l'ardeur de voir et d'admirer que suscitait l'apparition du roi et de la reine dans leur capitale. Le roi semblait vivre à Versailles dans le rayonnement de sa grandeur, au milieu de ses courtisans inclinés, et quand il descendait de son château, on se serait figuré un demi-dieu se montrant aux mortels. S'il se rendait à Paris, c'était d'ordinaire pour une cérémonie publique, un Te Deiim, un festin à l'Hôtel de Ville, une séance au Parlement, une revue. Les boutiques se fermaient; apprentis, compagnons, courtauds couraient dans les rues où devait passer le cortège. Les gardes françaises et suisses faisaient la haie sur tout le parcours ; le cortège était ouvert par un piquet de gardes de la ville à cheval, en habits bleus et vestes bordés d'or. Dix carrosses à six chevaux, renfermant les grands dignitaires de la cour, d'autres carrosses à huit chevaux, où étaient les princes du sang, s'avançaient au pas, tout dorés, accompagnés de valets en riche livrée, traînés par des chevaux superbement harnachés, avec de grands panaches se dressant sur le frontail. Enfin, au milieu des valets de pied, tenant la bride des chevaux et les boutons des portières, au milieu des écuyers et des pages caracolant à cheval dans des costumes chatoyants, après les Gent-Suisses de la garde, drapeau déployé et tambours battants, entre les escouades de gardes du corps, on distinguait à travers les grandes glaces le profil du roi, dans un immmense carrosse d'une richesse incomparable, mais d'un modèle quelque peu antique, où la vétusté même des ornements dorés et la patine que le temps y avait mise semblaient attester l'ancienneté de la splendeur souveraine. Si la reine accompagnait le roi, son carrosse également surmonté d'une couronne, non moins riche, mais plus élégant, précédait le sien. Et c'était, au moment où ils apparaissaient, des hourras, des cris de « Vive le roi! » sor-
tant non seulement de toutes les fenêtres des rues étroites, où les femmes et les enfants se montraient en agitant leurs mouchoirs, mais des deux cotés de la rue, où , contre les boutiques fermées s'entassait, se pressait, se poussait une foule avide de voir. Il s'y produisait des tourbillons et des bousculades formidables lorsque les officiers de la maison du roi, faisant largesse comme autrefois, lançaient à poignées des écus neufs, qu'on se précipitait pour recueillir.
Les générosités officielles ne se bornaient pas là. Dans les fêtes royales, qui, avec les fêtes religieuses, étaient les seules fêtes publiques, on distribuait du pain, de la viande et du vin à la multitude; on lui ouvrait les portes des théâtres; causes de liesse, sans doute, mais de poussées brutales, de disputes avides, qui avilissaient ceux qui s'y livraient. La foule se pressait aussi pour voir les feux de joie comme celui de la Saint-Jean, les feux d'artifice, qu'on tirait sur les ponts ou sur la place de Grève, les illuminations des rues, où toutes les fenêtres étaient chargées de lampes et de lampions, et surtout celles des édifices publics, de la Monnaie par exemple, dont la belle façade se reflétait dans la Seine avec ses lignes de feu, et de l'Hôtel de Ville, où des lampions blancs alternaient avec des lustres de lanternes vertes, dont la lumière adoucie formait le plus agréable effet.
La place de Grève, qui était le principal théâtre des réjouissances populaires, était aussi celui des exécutions. La politique et la morale de ce temps étaient d'accord pour donner aux châtiments une publicité qu'elles croyaient efficace, et qui pouvait être plus dangereuse que salutaire. C'était en plein jour, dans le quartier des Halles, qu'on exposait aux huées de la foule les banqueroutiers, les mains et la tête passées dans un
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cercle, que Ton faisait tourner dans la tour octogone du pi-
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Fig. 3i. — Exposition au pilori des Halles au XVIII* siècle; d'après une estampe populaire.
lori; c'était, en plein midi, au centre même de la ville, que ron pendait ou que l'on rouait les condamnés à mort. Tous les instincts sanguinaires, toutes les sortes d'émotions vio-
lentes et de curiosités malsaines qui dorment dans le cœur de rhomme étaient éveillés par l'annonce des exécutions, qu'on criait à haute voix. La populace envahissait les rues qui menaient à la Grève; les étrangers, les nobles, voire même des femmes de la cour, louaient des places aux fenêtres bien situées. De là, ils dominaient la masse de têtes pressées qui ondulait à ses pieds, houleuse et grondante, où Ton distinguait, chose triste à dire, plus de bonnets de femmes que de chapeaux d'hommes.
Aucun recueillement, aucune terreur dans cette foule qui venait au pied de l'échafaud avec la même allure, la même placidité curieuse, qu'elle apportait dans les fêtes publiques. Des gamins montaient en jouant à l'échelle de la potence. De grands remous se produisaient, accompagnés de poussées, de murmures et de cris, lorsque les cavaliers du guet traçaient un sillage dans cette mer humaine, pour dégager les abords de la potence et pour ouvrir la voie à la charrette lugubre qui conduisait les condamnés, les prêtres qui les assistaient, et le bourreau. Les cavaliers de la garde jurent, maugréent contre les spectateurs accumulés que leurs chevaux en reculant refoulent, piétinent et écrasent. Parmi les condamnés, les uns gémissent et hurlent; les autres semblent insulter au sort qui les attend ainsi qu'aux gens qui les contemplent ; quelques-uns sont vêtus comme des petits-maîtres; des femmes ont la coquetterie instinctive d'arranger leur coiffure au moment où l'aide du bourreau leur passe la corde au cou. La foule suit avec une attention fébrile et anxieuse les préparatifs et les phases de l'exécution : la montée à Téchelle, la descente du bonnet sur les yeux du misérable condamné à la potence ; le renversement de l'échelle qui le lance dans l'éternité; et pour le
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condamné à la roue, son application, les bras écartés, sur une roue qui regarde le ciel, et les coups de barre sourds qui lui brisent les quatre membres, jusqu'à ce que, par grâce, Taide du bourreau l'étrangle. Et le grand acteur tragique , qui attire les regards plus encore que la victime, c'est le bourreau, le bourreau honni , conspué, méprisé, mais qui tient l'épée à la main, non pas l'épée de justice qui doit décapiter les nobles et qui n'a servi qu'une fois depuis quarante ans, mais une épée légère qu'il emploie seulement pour écarter les curieux trop gênants; le bourreau, qui touche 18,000 francs par an, qui est frisé, galonné, en bas de soie blancs, et que la populace
Fis. 32. — Exécution d'un condamné à la roue.
applaudit comme un acteur favori, quand il s'est acquitté avec dextérité de sa tâche.
« Je ne puis concevoir, dit le voyageur russe Von VizlnQ, en
rapportant un fait de ce genre, comment un peuple aussi humain et aussi sensible peut côtoyer de si près la barbarie ». La barbarie, à cette époque, n'était que trop près de la sensibilité. Qui aurait pu croire, parmi les masses qui se pressaient au cortège des rois et à Texécution des plus vils criminels, qu'elles iraient quelques années plus tard s'entasser autour de Téchafaud, érigé sur la place Louis XV, pour voir moissonner sous le tranchant de la guillotine la puissance, la richesse, la science, Téloquence et la vertu ?
LA RUE LA NUIT
Le tableau de la rue se modifiait pendant la nuit, tout en conservant une partie de son animation.
Dès que le crépuscule épaississait ses ombres, les allumeurs de réverbères ouvraient les petites boîtes où était attachée l'extrémité des cordes qui soutenaient les lanternes. Ils descendaient lentement celles-ci à hauteur d'homme, et, sans souci du mouvement des passants affairés, ils ouvraient l'un des panneaux de la boîte de verre sexagone qui protégeait trois lampes fixées au bas de réflecteurs de fer-blanc poli, et les allumaient successivement; puis ils les remontaient, avec un petit grincement de poulies, sous la potence qui les soutenait et où elles se balançaient par le grand vent, avec un clapotement de verre et de ferraille. Ces potences, on le sait, devaient jouer un rôle terrible aux débuts de la révolution, en ce qu'elles fournirent dans chaque rue, aux colères de la populace, un instrument de supplice tout dressé.
Elles avaient été établies sous Louis XIV; mais leur éclairage avait été très amélioré lorsqu'elles avaient été munies, en 1744, de réverbères et que l'huile avait été substituée à la chandelle. Il est vrai que les réverbères n'étaient pas allumés pendant le clair de lune, et que, n'étant pas toujours assez fournis d'huile, ils
s'éteignaient parfois entre neuf et dix heures du soir. Il était rare qu'on les louât sans réserve, comme Tauteur des Lettres d'un Indieu, qui compare presque leur lumière à celle du soleil, et qui exalte avec raison le brillant effet produit par leur multiplicité sur les deux rives de la Seine. D'après les statistiques de l'époque, il y en avait trois fois plus qu'à Berlin, deux fois plus qu'à Vienne, moitié moins qu'à Londres; leur nombre atteignait pourtant le chiffre respectable de 6,2 23, et s'ils étaient moins rapprochés qu'à Londres, leur lumière, de l'avis des voyageurs, était plus intense et rayonnait davantage.
En même temps que les réverbères s'allumaient, surtout dans les soirs d'hiver, l'intérieur des boutiques s'éclairait et jetait par les fenêtres quelques clartés sur la voie publique. La nuit n'arrêtait pas la circulation des voitures-, Thiver, à cinq heures du soir, elles affluaient, avec un bruit infernal, aux abords des théâtres. Le bruit diminuait, le mouvement cessait presque complètement vers sept heures, mais pour reprendre avec plus d'intensité à neuf heures, à la sortie des spectacles. Aux abords du Théâtre- Français, du Théâtre-Italien, de l'Opéra, des gardes à cheval faisaient prendre la file aux innombrables voitures qui venaient chercher leurs maîtres. Sous les péristyles éclairés, les dames, drapées dans leurs mantes, et leurs cavaliers en redingote apparaissent, tandis que les Savoyards demandent s'il faut appeler « votre valet, votre voiture, votre cabriolet » ; que les aboyeurs crient : « Le carrosse de M. le marquis! Le carrosse de AP"" la présidente! » d'une voix rauque et retentissante, qui fait accourir les cochers et les laquais réfugiés dans les tavernes d'alentour. D'autres laquais font la haie sur les perrons, avec des flambeaux et des torches allumés, inondant de cire et de résine ceux qui s'en approchent; quand l'équipage arrive, deux d'entre eux s'élancent derrière avec
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leurs flambeaux, et bientôt on les voit filant dans l'ombre avec les lumières qu'ils tiennent à la main et dont les flammèches s'envolent au vent.
Fig. 33. — La sortie de l'Opéra, d'après Moreau le jeune.
Les piétons peuvent aussi se faire éclairer. Au pied des escaliers, vont et viennent les porte-falots, tout disposés à chercher des voitures, tout prêts à reconduire les spectateurs à domicile. Criant : « Voilà le falot! » ils les traitent de monseigneur et de
marquis, pour mieux attirer leur attention. Leurs services sont d'autant plus utiles, qu'ils ne conduisent pas seulement leur client jusqu'à la porte de son domicile; ils l'accompagnent, s'il le faut, jusqu'au cinquième étage, ils vont allumer sa chandelle au feu de leur falot. Service inappréciable dans un temps où l'allumette chimique est à peine connue.
Tous ces falots, errant de tous côtés, contribuent avec la clarté des réverbères, le passage des voitures et la vigilance de la police, à garantir la sécurité des rues pendant la nuit. Depuis longtemps, on ne rosse plus le guet, on ne casse plus les lanternes, on ne frappe plus aux portes; tous ces désordres ont été réprimés avec sévérité. Paris est aussi sûr la nuit que le jour. Un magistrat avait dit qu'il voulait que le pavé de Paris fût respecté comme le sanctuaire et le tabernacle. Mercier, qui rapporte ces paroles, ajoute : « Ce magistrat a raison et a bien dit «. On se plaignait bien du bruit des piétons qui persistait jusqu'à une heure avancée de la nuit, des cris et sifflements de quelques habitants attardés; mais la police les tolérait, comme un mal léger qui en empêchait un plus grand, qui préservait des vols et des meurtres. Les précautions les plus sérieuses étaient prises. Dans les corps de garde disséminés dans les différents quartiers, veillent des gardes de la ville, prêts à répondre au premier appel, à courir à la moindre alarme. « On n'a rien à craindre, dit Mercier, de l'insolence et de l'ivresse, parce que la main-forte n'est pas éloignée ».
Des patrouilles visitaient les cabarets et les mauvais lieux pour arrêter les soldats en congé qui n'étaient pas en règle. Deux ou trois cents mouchards battaient le pavé à la piste des gens suspects. Lentement, à une certaine distance les uns des autres, se glissant presque le long des murs , quinze ou vingt affidés de la police circulaient sans bruit, à des intervalles irréguliers, entre dix
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et trois heures du matin; un inspecteur les dirigeait; non loin d'eux, en arrière, suivait au pas le carrosse d'un commissaire, revêtu de sa robe, tout prêt à remplir son office, s'il en était besoin.
Ces gens de police, dont aucun bruit ne trahissait rapproche, entouraient soudain le passant suspect qui portait des paquets, le vagabond, le rôdeur de nuit; ils Tinterrogeaient, et, si ses réponses n'étaient pas satisfaisantes, ils l'arrêtaient. Ils pénétraient aussi dans les cabarets mal famés, chez les logeurs, visitant et contrôlant les registres, examinant les hôtes dont on pouvait soupçonner les antécédents et les intentions. Toute la nuit, les habitants honnêtes pouvaient circuler et dormir sans crainte : la police veillait.
Fig. 34. — " Le hibou spectateur », portrait de Restif de la Bretonne, en tête de ses Xuils de Paris, 1788.
La soirée, comme le jour, a ses petits métiers-, peu nombreux, il est vrai, mais qui se font entendre. Ce sont les joueurs d'orgues de Barbarie, qui tournent leurs sérénades-, ce sont les montreuses de lanternes magiques, qui sont prêtes à monter dans les maisons pour faire voir les merveilles de leur instrument. A partir de dix heures, le bruit des voitures se calme un peu-, la, rue est plus solitaire; les rats sortent des égouts et galopent dans les ruisseaux. Vers onze heures et demie, le bruit recommence; Ton entend rouler les diligences qui partent pour Amiens, Calais, Lille, Bordeaux, Rouen; on sort des soupers et des soirées. Le calme relatif qui renaît est bientôt troublé, à partir d'une heure du matin, par les pas des petits chevaux, par le roulement des charrettes des paysans, qui, au nombre de dix mille environ, se dirigent de toutes parts vers les halles. A quatre heures, c'est autour des marchés un fourmillement de gens affairés, auxquels des marchandes d'eaude-vie vendent leur liqueur, tandis que sur la rive gauche de la Seine un chariot, traîné par douze hommes, précédé d'un prêtre, d'une croix, d'une cloche qui tinte pendant tout le temps, se dirige à pas lents dans les rues. Ce chariot porte au cimetière dit de Clamart les morts de l'Hôtel-Dieu.
Cependant l'aube apparaît. Les boulangers de Gonesse arrivent. Les ouvriers s'en vont au travail, s'arrêtant devant des femmes qui s'éclairant d'une lanterne, portent sur leur dos des fontaines de fer-blanc, et versent, dans un pot de terre, du café au lait, pour deux sous. Les fenêtres et les volets s'ouvrent; les ménagères et les servantes y paraissent, arrangeant leurs pots de fleurs, secouant leurs tapis. Les contrevents des boutiques sont enlevés; les portiers et les garçons de magasin sortent avec leurs balais, les charrettes des boueurs approchent avec leur sonnette. Paris s'éveille et fait sa toilette.