‹ Paris en 1794 et en 1795Chapitre 18 sur 47 · MA VIE · texte numérisé non relu

MA VIE

y«DCi-oa Mvoir qodle «M ma viet...

A qadqw ystomn baineaK Si de récrire il prend envie , Ce aéra pen Tttlaminettz.

Et ma science et uiun aystème,

Bt mea projeta et wam dénra,

Mea pins frauda faite, BMa doua plaima,

T«Nit te ridait A ce anot : J'aÎBM.

Toi qui seule m'occupera

Dans tous le$ tnsunu tle ma vie,

Éoffii sur aa tonba i II aina.

Lncile n'est pas une femme de la Révolution comme la grande madame Roland, c'est une fëmme de Tancien régime; elle était savante en coquetterie, pénétrée des règles et des secrets de Part:

Croye»«n mon expérience, AauDte! kitea^-vona lentement;

Mod^x voire efFerve«cence , Ne brusquei pas le dénomment.

Marchez de surprise en surprÎM, Que toujottrs cfdiw l'inlécét.

Et juaqa'i Im dernière criae, QiM duiqae dKMe ait son effel.

Que y fidèle aux convenanoM Jv«qii*à la oonclniîon , La dernière joulManoe CoBMffve eneor rillution

Dans ces sombres récits , toujours le plaisir côtoie la torture; le siècle passe du spasme de la volupté au spasme de la g^uillotine.

C'est la douleur d'avoir vu Camille en prison, d'avoir su ses jours en péril , qui avait été cause de la fin tragique de Lucile. Elle s'était tant agitée pour le dt'livrcr, elle s'était plainte si haut , que les bourreaux impatientés l'avaient envoyée nux gradins de Fouquier, et de là naturellenietit à la mort. Elle la reçut sans se plaindre, parce qu'elle ne pomait plus vivre sans Camille. Doiuions donc à la piuvre créature l'épitaphe qu'elle a réclamée comme un hommage et une justice

Écris sur Ma tombe t EUb mima,''

Oa voit parla dépositioD de Péris dans le procès de Fouqnieiv Tinville que le tribunal révolutionnaire avait été sur le point, à l'époque du prooàs d*Hébert , d'ordonner la mise en jugement de Pacbe et d'Hanriot , et qu'il en fîit raipéché par le comité de salut public.

Dans le compte rendu officiel du procès d'Hébert, rédigé par les juges, on a falsifié les dépositions de témoins qui chai|^rent

Pache et Ilanriol. Il est fort possible que ces deux démagogues fussent secrètement disposés à venir en aide nux liébertisles, à un .soulèvement pr>pulaire, ù un nouveau 31 mai contre la majorité de la Convention. On a dû remarquer l'ambiguïté du style des proclamations d'IIanriot. Il semble <ju'il se soit réservé d'interpréter ce (ju'il disait alors des cotisj)iralcurs dans un sens soit favorable, soit hostile aux hébertistes, selon que l'évcue-

i Noos copions ces couplets sur la traDeeriplion qa'elle en a faite.

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ment ilcvait amener leur Irioniphe ou leur «léfaile. Après I.» mort d llcheil, c'est encore l'Iiébertisme, c'est-à-dire le délire déma(;o(;i(jue , toutes les mauvaises liassions de la uuiltitude caressées et déchaînées, qui enflamme le style <lc ces diva^jations meurtrières où le ridie est tant cesse dénoncé à la haine du vertueux sans-culotte.

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