‹ Paris en 1794 et en 1795Chapitre 23 sur 47 · HYMNE A L'ÊTRE SUPRÊME · texte numérisé non relu

HYMNE A L'ÊTRE SUPRÊME

Par M. J. Chénîcr, miuiqite d« GoMce.

Source de vcrilc oiih af^L- l'impothir*' , De lout ce rcripirc «ifriiel prulecteurj Dieu dt; la iiherté, père de la nature, Créateur et contcrvatsur!

O loi seul iiK't'éé, «eul (p«nd, seul nécefMÏre! AutiMir dr la vnlit. |>iin< i|M' de la loi. Du pouvoir dciipuii(j[ue imuiuable adverMÏre, L« France Mt debout devant loi.

Tu poMS rar le« mert le* fondements da monde ; Ta main lance la foudre et déchaîne lex Tenta ; Tu luis dauR ce !inlril duiit la flamme fécondo ^iourrii tom les êtres vivants.

La oourrière des nuits, perçut de sombres voiles, Traîne à pas in^ans son cours silencieux;

Tu lui m.-)rr|iia^ sa route, et d'un peuple d'élOtle* Tu semas la plaine des cieux.

Tes autels sont épars dans le sein des campagnes , Dans les riches cités, dans les antre* déserts.

Aux an(;lcs iIlh valIouH, au suuimet dcS mOOlafnfl*,

Au haut du ciel, au fond des mers.

Mais il est pour ta gloire un sanctuaire auguste, Plus grand que l'Empyrée et ses palais d'azur : IKeu lui-même, babiiani le cœur de l*hoflBme josie, Y goôte un encens libre et pur.

Dans l ii il ('liiK < l.im du {jucrrior intr(*f>ide En traits majcsiueut^ lu gravai ta Hplendeur; Dans las regards baisses de la riei]ge timide Tu plaças raimable pudeur.

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LA RUE, L6 CLUB, LA FAMfNE. 887

Sur lu front du vieillard, la sagesse immobile SnttblA Tendra avec toi Im décrat* éieraels i 8ant paraniSy latu appui, Teniaot irooTe on anle Derant m regards paternels.

C'ctil toi qui fais germer dans la terre embrasée Cet fruits délicieux qii'.ivaient promis lea fleurs ; Tu vertes dans ton sein la CSeonde rosée Et les frimas rSparalenrs.

El luri^qiie du prinicmpii la voix enchanteresse j Dans l ame é|iaiiuuie éveille le désir, Tout ce que ta créas, respirant la tendresse , Se reprodnit par le plainr.

Les sphères parcourant leur carrière infinie. Les mondes, les soleiU, devant lui prosternés. Publiant tes bienfaits, d*nne «mante hannauie Remplissent les cieuz étonnés.

Grand Dii-u ! rpii smis le dais fai> pâlir I i i iii^aiicej Qui souH le chaume uli>(-iir vitiitcs la doult'iii ; Tourment du crime heureux, besoin de I mnocence, Et dernier ami du malheur,

L'esclave et le tyran ne t'offrent point d'hommafe; Ton culte est la vtrtu ; ta loi, ré{»ilitc : Sur l'homme libre el bon , ton œuvre et tua image, Tn soufflas l'immortalité.

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