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DétaU de ta cérémonie qui sera obtervée le SO prairiai dans la
commune de Sceaux-tUnîtc' , jmir du repos décrété par la Convention nationale, le 18 Jionùi/, le premier jour établi comme fête répubiicaùie consacrée à CLtre suprême et à la Nature,
• La municipalité prévient chaque propriétaire, chaque principal locataire, d'avoir soin la veille da fiûre ranger tout le» matàianz, boi« de cbarronna^e, dépôts de ftimicr. c\v balayer, nettoyer le devant de leurs portes, en enirver le» immondices et de se disposer dès la
veilli- aux apprêl.s de l;« i t'n'inoriie doi)f l'énonri' va êln* explique'.
• On ir)vitc tou.s h ;, ( il(>\rn.> a iir ^'écarlor de leur toiiiniuiif , à moins qu iIm n aient des afVairet» |)artirulière« et indispensal^le^ ; ear ils seraient l'egardcs comme mauvais citoyens, si c'était la curiosité qui les attirât k Paris. La Convention nationale, en n'appelant point les deux districts ruraux à Paris, a bien pensé dans son décret que cette ftte serait célébrée dans chaque commune.
» Il est pareillement défendu à tous < itovcns de travailler, à tous débitants, comme traiteurs, marcbands de vin, limonadiers et autres, de vendre autienient que pour emporter; ce jour étant eonsacré «pëcia- Icmcnt j)our celi brcr l'Ktre .supr^'me, il laiit dviter qu'il ne se tiouve de no6 frère» incuniniudes , savoir au moins respecter, dans le plus (p-and jour de l'année. Celui qui est Tanteur des vœux que nous lui adressons, comme il est l'auteur de nos jours.
• A quatre heures du matin', il se fera un rappel général dans toutes les places, carrefours et rues de la commune par trois tambours qui seront précédés d'un citoyen portant une bannière ou sera inscrit:
• La conunune de SceauX'tUnùé reconnaît tÈtre suprême
et t immorta&té de fâme.
• Chaque citoyen, dans sa maison, implorera Dieu et lui adressera des voeux à sa manière suivant son cœur, l'invoquera pour la cousolidtté de la République une et indivisible, pour la prospérité des récoltes, le succès de nos armes, la conservation de nos représentants, la radberche des traîtres et des ennemis de la patrie. Après avoir adressé leurs vœux à l'Être suprême, tous les cfae& de maison et de Btmille décoreront leur porte le mieux qu'il leur sera possible, le toot en guirlandes de fleurs, feudlage, l>ranclia{;es d'ai })res, rnui-onnes civiques, pourvu (|u'il n'y ait point de tapisseries ni de cous.sins sur les croisées comme dans 1 ancien régime : la nature seule fournit aux républicains les plus belles décorations. Des citoyens, à chaque maison
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seulement , se ticnilront prêts à déposer une fleur dans une corbeille <|ui leur Hcra présentée, et comme on le verra ci-apri-s.
« A cirKi lifiiros nn f;niiipc Ao niUHiVicns prt-c»'(l<-s d'une bannière on senml itiscrils le <!i-( i el,en lotidili-, la Convention dn 18rtor»*al, h" (li.scniMH de Itoliespierre el le prof.ratnnie de la fêle à l'KIrr- sujirêuie par David; la musique jouera V Hymne à CÉtre sufjrcim' el celui Où peut-^H être mieux qu'au sein de sa famitte?
• Un instant après passeront quatre élèves de la patrie des deux sexes, portant une ^nde corbeille destinée à recevoir les fleurs de chaque chef de fiimille, propriétaire ou principal locataire, pour ensuite cette corbeille ùirv déposée place de la Liberté, au groupe de la S.i;;esse el de la Vertu, qui la remettra ensuite au premier groupe de
jeinies filles.
■ De iiuile pasHcront un officier municipal, un membre du comité de surveillance, nn membre de la société populaire, qui remettra à celui ou à celle qui dt'posera la fleur dans la corbeille, trois exem> plaire* de la prière à l'Être suprême et autant de Thymne à la Nature
et à la Liberté.
> On invite tous les citoyens à être à leurs fenêtres ou è leurs polie». ni/''ine eenv <]ni habitent I<'n mi ps de loyis retirés. Il» jureront tous liaine aux tyrans, amitié, fi aleniitc, et s'cndji .isseronl tons, e'rslà-dire leurs voisins., à l'exception de la classe i i-tlevant privih {jiee ; ils déclareront qu'ils oublient toute Iiainc particulière et personnelle, qu'ils ne s'occuperont que de la chose commune, qu'ils feront respecter les décrets, qu'ils soutiendront la Im du maximum et qu'ils n'accapareront jamais.
i> A tontes les maisons sera peint un bonnet roQge avec une cocarde nationale ; tons les drapeaux dctnt les couleurs seraient éteintes par l'ardeur du soleil seront renouvelés, avec injonction an proprit-taire ou principal locataire de chaque maison qui n'en aurait |>as d'y en pavoiser un, pour n^^ point p u .lîli e suspect à ses concitoyens.
■ On invite aussi tous les piojtriétaires voisins d'un arbre de la liberté de le décorer surtout en rubans aux trois couleurs, et de renouveler ceux qui seraient morts ; celui planté à la porte de la maison commune sera décoré par la municipalité, celui de la société populai)-e par les membres, celui de la place Jacobite par les eanonniers, celui (les Klèves de la patrie par eux-mêmes, celui eiiiin (le la place de la lît (M iH r itinii par \v> * ullivatcurs. l.e (Ir.ipeaii îles i Jèves sera fourni par la ciloyernie l'alloy Hlle. Le» citoyens iutclli(;ents sont itivites à veiller à cette opération et l'homme aisé à aider Tindigent ; par là on reconnaîtra la vraie fraternité, l'humanité et le patriotisme qui procurent le vrai bonheur et le repos de l'âme.
" A heure», il sera fait un second rappel par un j^roupt- de t;iinbours prêché* d'une bannière où sera inscrit : ■ Xotre bonheur est » datuiasùnpte nature, m Quatre citoyens dittribneront les trente^six bannières portant les devises qui bon<M«nt la vertu. Ce rappel tndiqnera aux citoyens de sortir de cbez eux pour venir se ranger au pourtour d(> chacpie bannière.
» Le» banniéreît serviront de jalons numéroté» et seront distribuée» par sections, (•"esl-;i-(lire par (piantités de rues, pour indiquer aux ritovens le ran{j (ju ils doivent prench-e par corlé^je; aii.s.sil6t (pi'iLs y seront ui rives ^iU se ran(|crout en ordre de marche et par numéro , comme renregistrement de la nomenclature des noms des places et rues sur le livre de la munidpalitë, lors de la régénération du pays par le décret du ÎS vendémiaire.
• Les trente-six commissaires charf;és de cette mission seront pris dans chaque rue, surtout choisis parmi des citoyens dont le caractère soit connu depuis lonijlcinps élre a la hauteur de la Révolution ; ces commissaires snui eliarjjés de disposer les bannières indiquées dans les rucî» désignées ci-après : '