‹ Paris en 1794 et en 1795Chapitre 41 sur 47 · AVRIL AU 19 MAI · texte numérisé non relu

AVRIL AU 19 MAI

a FLORfcAL (25 avril).

La loi du 11 avril 1793 est rapportée; Tor et Targeut sont déclarés marchandises; les lieux conniis sous le nom de Bourses seront ouverts dans toutes les communes de commerce de la République.

10 FLORiAL (29 avril).

La siTiion (\o Moiitivuil se déclare ea permanence pour déli-

Ix rer mit l Objet des nibsistanres.

La (loiivciitioii (l<''(Mèft' (|ae l'assemblée de cette scrtiou sera di>soule et «ju*- m «lélibérations seront cassées. l'Ile cliarije Pacni>>ait'iir public du tribueial criminel de poursuivre les auteurs et provocateurs de cette inlraction à la loi.

DU 11 AU 12 FLORiAL (90 AVRIL).

La section du Bonnet-Ronge» dite actuellement du Bonnet de la Liberté, se nwt en nmuvemtfnt sous le prétexte des subsistances. A une heure du matin, ce mouvement est apaisé.

17 PMRÉAL (6 >IAl).

Extrait du rappoH général de poUee.

m Esprit publie. — Il résulte des diffiérents rapports sur la journée d'hier que les groupes dans les rues, places et endroits publics, ainsi que les rassemblements aux portes des boulangers, ont été aussi nombreux que tumultueux et fort agités. Les femmes surtout paraissaient y jouer le rôle principal, elles narguaient les hommes, les traitaient de lèches, et paraissaient ne pas vouloir se contenter de la portion qui leur était offerte. Un {jrand nombre d'elles voulaient se porter à l'insurrection, la plu])art même semblaient décidf'es à attarjuer les autorités constituées et notamment les comités de gouvernement, ce qui aurait eu lieu sans la prudence et la fermeté de la force armée. Il est aisé de se convaincre de ce qui vient d*étre dit en jetant un œil attentif et impartial sur plusieurs rapports qui en font foi.

» 1* Sur celui signé Marceau, qui rapporte avoir entendu dire : « Cela fera une guerre civile. » Ils ne disaient que cela : « Est-il possible aussi de vivre avec deux onces de pain? n*estce pas un fait exprés?» Il ajoute que dans d'autres rassemblements on disait: • La Convention devrait bien mettre ordre à tout cela. Il est bien temps!* disaient-ils tous. Use résume en disant que les esprits étaient dangereusement échauffés.

» 2» Sur celui si{|né Bouillon, dont voici les expressions littérales : « Hier une multitude de (cnmies, de la section des Piques, après avoir refusé la portion de pain qu'on leur offrait, se sont portées au comité de la section et de là à la Convention. Elle^ arrêtaient sur leur passa(;e toutes le> femmes qu'elles rencontraient, et les forçaient de se joindre à elles. »

» 3° Le citoyen Dubout termine son rapport par déclarer « que Ton paraissait craindre que les assignats ne tombassent

comme les billets de banque et que Ton dkaît que la Convention , h force de misère, voulait nous faire demander un roi ; on dirait encore que si sou» peu de jours on ne donnait du pain, il y aurait à craindre de Grands malheursi enfin la patience du peuple est poussée à Itoul. »

» V Le citoyen Renjy, dans son rapport, dît absolumentia même i hose; il ajoute cependant a que le peuple dit que les députés le font exprés pour qu'il demande un roi, mais que la majeure partie ne le Teut pas. »

Sont décapités ù Paris l'oïKniier-Tinville et quinze juges et jnn's de ram ieu tribunal révolntioiinaitt'. Fouquiir était arrêté depuis dix mois. I.a proct'ilm r «le l alfaire avait duré dixnenf jours, l'eux l ent soixante téiuoins à charge} deux cents à décharge avaient été entendus.

18 PLORtAL (7 mai).

Les comités réunis pensent qu'il y a lieu à examen de la conduite du représentant Josi'ph Lebon ; en conséquence, la Convention procède à la nomination d'une commission des vingt et un >.

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