I.E GOITVKU2<iEME3iT RÊVOLUTIOKN AIRE
raotorité qui put spocialçioent rliai-{;t>i> . par ce décret , de Icâ snrveiU Jcr iminëdiateinent.
Xf. Il est expressément dëlendn à toute autorité et à tout fonctionnaire public de fidre de* proclamation» on de prendre des arrêté» ntendft, Kroitatift on contraires an sens littéral de la loi, sous |irétexte de Tinterpréter on d*y suppléer.
A la Convention seule appartient le droit de donner l'interprétation lies ilëcrets, et Ton ne pourra s'adresser qu'à elle seule pour ret objet.
Xil. Il est également deibndii aux .-iiitnHtés intermédiaires, chai^ gées lie surveiller rp\i'«Mifion et l'.ippliratioii ûvh loi», tlv prononcer auc une!» décision» et d'ordoiiner l'elai-jjissenient dvn eitoyens arrêté». Cl' droit a|i|)ai-tieiit extiu.sivenient a la Conventiofi nationale, aux i-oiai(é» <le salut publie et de «ûrcté générale, aux i < pre8entants du peuple dans Ic« départements et pré» les armées , et au\ tribunaux , en fiiisant l'application des lois crindaelles et de police.
XIII. Toutes les autorités constituées seront sédentaires » et ne pourront délibérer que dans le lieu mUinaire de leur* séances, bom les cas de force majeure, et à Texception seulement des juge^ de paix et de leurs assesseurs, des tribunaux criminels des départements, conformément aux lois qui consacrent leur ambulance.
XIV. A la place des procureurs-syndics de district, des procureur» de communes et de leurs substituts, qui sont supprimés par ce décret , il y aura des agents nationaux spécialement chargés de requérir et de poursuivre l'exécution des lois , ainsi rpio de dénoncer les négligence» apportées dans celti- e\é« iitinn , et les infi actionH qui pouiraient se coniuiellre. Ces agents natuinaiix sont autorisés à se déplacer et à parcourir rairondisseineut <le leur territoire, pour surveiller et « assurer plu» positivement que les loi» sont exactement exécutées.
XV. Les fonctions des agents nationaux seront exercées par les ciloyens qui occupent maintenant les places de procureurs syndics de district, des procureurs des communes et de leurs substituts, à Texeeption de cenx qui sont dans le cas d'être destitués.
XVI. Les agents nationaux attachés aux districts , ainsi que tout autre fonctionnaire public, chargés personnellement par ce décret on de requérir l'exécution de la loi, ou de la sunreiller plus particulièrement, Hont tenus d'entretenir une correspondance exacte avec le comité <le ^alut public et de sfircté générale. Ces agents nationaux écriront aux deux comités tous les dix jours , en suivant les relations établies par l'article X de cette section, afin de certifier les diligences
faite» pour resécotîon de cfaaqoe loi, et dénoter les retards el les fonctionnaires publics niSgliçents et prévaricateurs.
XVII. Les agents nationaux attachés aux communes sont tenus de
rendre le même compte an district de leur arrondissement, et les présiclent.s <Ic« Gomités de surveillance H révolutionnairea entretiendront la iin'mo rnncKpomIanrr , tant avec !«• «-nmité de sûreli' générale qu'avec le distnct cliai-);é ilc les iiurvcillcr.
XVIII. Les comités de salut public cl rie snrctc f^rnéralc «nul lrnii< «le dénoncer à la Convention les a{;ent!s naiionanv el tout aiilr»' h»nelionnaire public charge per.Honnellement <lc la sur\ eillane»' et de l'application doH luiti, pour les faire punir, coutoruienieul aux dispuMiiions portées dans le présent décret.
XIX. Le nombre des agents nationaux, soit auprès des districts, «oit auprès des communes , sera égal à celui des procureurs syndicM de district et de leurs substituts , et des procureurs de commune H de leurs substituts actudiement en exercice.
XX. Après Tépuration fidte des citoyens appelés par ce décret à remplir les fonctions des agents nationaux près les districts, chacun d'eux fera passer à la Convention nationale, dans les vingt^quatre heures de Tépuration, les noms de ceux qui auront été ou oonservéM ou nommés dans cette place, et la liste en sera lue à la tribune, pmir que les membres de la Convention «'expliquent sur les individuM «pi'ils pouiTout connaître.
XXI. Le reuiplacenieiif des a^jcnts nati»»nan\ près les districts qui seront rejetés sera provisoirement fait par la Convention nationale.
XXII. Après que la m^ine epurutioii aura i-le' fiiile dans les coninnnies, «-lies eiivernuit, <lans le ui«'Mnc <l('lai , une jiareille liste au district de leur arrondissement, pour y être proclamée publiquement.
«KCTIOa lU.
Compétence des tmkmté» een^htée».
Art. I". Le comité de salut public est particulièrement chaigë des opérations majeures en diplomatie , et il traitera directement re qui
dépend de ces mêmes opérations.
II. Le» représentants du peuple correspondront, tous les dix jonrs, avec le coinit»' <lc salut publie. Ils ne pourront suspendre el remplacer les ijènùranx que provisoireineut , et à la cliarge d «-n inslruir»-. dans les vingt-quatre beurcs, le comité de salut public : ils n«- pourront contrai*ier ni arrêter rexccntion des arrêtes et des mesures de
LK <;0U VERNEMEM R K V OLl T lO.N N" A I H K. 19
gouvcrneniriit pm parle comité de salut public : ils se conformeront, (l;iiis lotîtes leurs missions, aux dispositions du di-rrcf du 6 frimairo.
m. I.es ftinctiotiM du conseil c.vdf'iitif seront déterminées d'après li's b.iHf» «'tahlics dans le présent décret.
IV. La ('.onvojitinn ««' fi'servf la nomination tirs (jéni-raux fti clipf lies armé«'s «li- t«Tro et de mer. nii;uil aiiv autres ofTicicrs ({(Mici aiix . les niinistiTH de la {jurrio et de la iiiaiiiie uc pourront faire aucune promotion sans en avoir présenté la liste on la nomination motivée an comité de sdlat public, pour être par lui acceptée ou rejetée. Ces deux ministres ne pourront pareillement destituer aucun des agents militaires nommés provisoirement près les re|wésentants do pe^e envoyés par les années, sans en avoir fiût la proposition écrite et mo» tivée au comité de salut public , et sans que le comité Tait acceptée.
V. Les administrations de département restent spénalemcnt ehar» ;]éos de la répartition des eontribations entre les districts et de Tétabli.s.somenl des manufactures , des fp andes routes et des canaux publics , de la surveillance de.s domaines nationaux. Tout ce cpii e-<( relatif aux lois révfdntionnaires et aux nn*snres de {jouvernemeul e| de salut public n'c»i plus de leur ressort. En conséquence, laliiérardûe qui plaçait les districts, les municipalités, ou toute antre auto» rité , sous la di^ndance des départements, est supprimée pour ce ifoi concerne le* Ma révolutionnaires et mflitaires, et les mesnret de gouvernement, de salut public et de sûreté générale.
VI. Les conseils Qéaéiwax, let présidents et les procureurs généraux syndics fies départements sont également supprimés. L'exercice des fonctions de président sera alternatif entre les membres du direc> toire, et ne pourra durer plu» <l'nn mois. Le pn'sident sera rharfjé de la correspondance et de la réquisition et ^ur^ eillanre particulière dans la partie d'exécntion confiée aux «lirertoire» de cb'partement.
VII. Les présidents et les secrétaiir.s des i-uniités révolutionnaires et de surveillance seront pareillement renouvelés tous les quinze jours, et ne pourront être réélus qu'après un mois d'intorvalle.
▼ni. Anenn citoyen déjà employé au service de la R^nblique ne poorra exercer ni concourir à Texereice d*nne autorité dîatigée de la sorveillance médiate et innnédfate de leurs fonctions.
IX. Ceux qui réunissent ou qui concourent à Texerciee cuuMilatif de sembiablet autorités seront tenus de Aûre leur option dans les vingt<K|uatre heures de la publication de la présente kd.
X. Tous les changements ordonnés par le présent décret seront mis à exécution dans les trois jours , à compter de la publication de ce décret.
30 PARIS RN I7t»(.
\I. I,fs n j;l( > ilr I M il mille « laMi . fl aiM|iH'l il lii ti
( liuii{;é |»ar tr dcricl , «itoiiI i>iii\ ïch jii.s(]n a c <• (|u il ail i-lc .iiitri'incnl cininiiné. Sculciuciit les ioiictioiis ilii «iLsIrirt de Pari» iiont attribuécM ail département, comme étant (le%'c»ue« incompalibica , par cette nouvelle organination , avec le« o|M;rationt de la munictpalité.
XII. La fiicnlté d'envoyer des agent* a|iparticnt exclusivement au comité de salut public, aux repn*scntanfs du peuple, au conseil exécutif et à la commission des subsistances. L'objet de leur mission sera énoncé en termes précis dans leur mandat.
Ces minÏHtrcs nv borneront strictement à faire exécuter les mesurcK révolutionnaires de HÛrelé {^éiieinle, les réc|ivaitions et les arrêtés pri»
|Mr ceux qui les auront nomuiés.
Aucnii de cru iDinmi^saireH ne |inuiTa .s't'carler des liniitoM de «on mandat; et, dans aucun chh, la dék'ijaliuii des pouvoir» ne peut avoir lien.
inenibri's du t on-cil exei iilil >»ml temiN de pr«'.sr-nter la liste nioli\ (*o des ajji-nt.s (|u ils enverront dans les departL'nients , ans armée» et chez l'étranger, au comité de salut publie , pour être par lid vérifiée et acceptée.
XIV. Les agents du conseil exécutif et de la commission des subsistances sont tenus de rendre compte exactement de leurs opératkms aux représentants du peuple qui se trouveront dans les mêmes lieux*. Les pouvoirs des agents nommés par les représentants près les armées et dans les départements expireront dès que la mission den représentants sera terminée ou qu'ils seront rappelés.
XV. Il est expressément défendu à toute autorité constituée, à tout fiinctionnaire public, à tout a(;cnt employé au service de la Républicpie , d'étendre l'exerrice de leur^ pouvoirs au delà du territoire qui leur cul as>ii;ne , de faii r de» aetes <|ui ne sont pas de leur compétence, d'enipielcr mh d anties autoril(-.s el d'oulre-j>as.ser les fonctions <]ni leur sont delcgucc:», ou de s arroger celles qui ne leur sont pas conhees.
XVI. 11 est aussi exprcssetiicnl dt-fendu a toute autorité « unstituer d'altérer l'essence de sou organisation, soit par de» réunion:» avec d'antres autorités, soit par des délégués cbargés de former des assemblées centrales, soit par des commissaires envoyés a d'antres autorités constituées. Toutes les relations entre tous les fonctionnaires publics ne peuvent plus avoir lieu par écrit.
XVII. Tout congrès du réunions centrales établis, soit par les représentants du peuple, soit par les Sociétés populaires, sous quelque dénomination qu'ils puissent avoir, même de comité central de sur-
LE G0UV£R:4£ME:(T HÉVOLUTIONIiAlRE. 21
veillance , on de commiMion centrale rëvolulionnaire où inilitmrc , •ont révi>(|iit'« et expressément «lëfendn* par ce décret, comme siibvcnifii de runité d'action du fjouvn iuMueiil , et tendant nn fédéralisme. El ceii\ r\i>(iui(s se diHSOiiilroiit «laiin It-s vin{;t-(|iia(rc heuret, à coiiipicr (lu jour dr In {tublication du prcsrnt derret.
XVIII. T«Juto ruiiK't' rcvulutinntNiirr autre que celle établie par la Convention, v\ conMiiunc a toute la lU-publique , e.sf liccruiee par le présent dt-cret , et il eiit enjoint à tuu» eitityens incorpore» dans de «cmblaldefl ioatitutions militaires de se sépaiTr dans let vingt-iiuatra hearee, à compter de la publication du présent dikret, «ont peine d*étre regardés coninie rebelles à la loi et traités comnie tels.
XIX. 11 est expressément défendu à toute force année, quelle que «oit son institution ou sa dénomination, et à tons diels qui la commandent, de fiiire des actes qui appartiennent exelusivement aux autorités civiles constituées, m^>mc des visites domiciliaires, sans un ortlre écrit et émane de ces autoi-ilés, lequel ordre sera exécuté dans les fortnes prescrites par les décrets.
XX. Aucune ft>rce armée, aucune taxe, aucun emprunt forcé ou volontaire, nr |)oinronl être levés «pi'en vertu d'un décret. Les ta\e« iévolulioiMiair* 'S des représentants du pcuj)I«' n'auront d'exécution qu'après avoir été approuvées par lu Cuuveutiun, <i niuins que ce ne soit en pays ennemi ou rebelle.
XXI. 11 est défendu à toute autorité constituée de disposer des fends publics, ou d*en changer la destination, sans y être autorisée par la Convention ou par une réquisition expresse des représentants du peuple, sous peine d'en répondre peraonndiemenl.
SECTIO.X IT.
RéwQwdiatioH et éfruradon des autarùés eon^tuées.
Art. I'^ Le comité de xalut publie est autori^^é à prendre toutes tcH mesures nécessaires pour procéder au chaugcuieni des autorités
constituées, portée» <laii.> le |)résent «lérrrf.
II. Les repri-sentanls du peuple dans les dépaiiements sont < ii;n-- Ij'f» d'en assurer et «l'en accélérer l'exécution, connue a«issi d acliever sans délai l'épuration couqilétc de toute» les autorités constituées, et de rendre un compte particulier de ces deux opérations & la Gonven- Iton nationale, avant la fin du mois prochain.
FâKIS en 179».
ncTios V.
De la pénalité des fonctionnain s publics et des autres ayents
de la RépubUqae.
Art. I*'. Les membres du coiucil exécutif coupables de ni^^eiicc «Uns la snrveinance et dans Texécution des lois pour la partie qui leur est attribuée, tant individuellement que collectivement, seront puniii (le la privation du droit citoyen pendant Six ans, et de la confiscation de la iiioilié dch biens du condamné. •
II. Lcti fiMiclionnaires publics salariéit et chargée i» ! soimellemenl par ce d«^cret de requcrir et de suivre rexeciitinii de» lui» ou d'eu fairo l'appliration, dr d(Miorir<M 1< n iirf;li(;<"tuM'.s, l<-8 iiifi actitiiLs rf les toiirtionii.ui es et aiitros a;;fMl^^ (iin|».iMfs phic es s<ius leur >ur\ cillanri', v\ t|iii n . lin ont pas ri(joiii cij.sciiM'iit r('in|ili i l.n obli(;alioll^ , si-roiil |>iivt-.> du druit du citoyen pendant cni(| an», et condamnés pendant le même temps à la confiscation du tiers de leur revenu.
lU. La peine des fonction naircH publics non salariés et chargés personnellement des mêmes devoirs, et coupables des mêmes délits, sera la privation du droit de citoyen pendant quatre ans.
IV. La jii'iiM- iiif]i{;ée aux membres des corps judiciaires , administratî6 , muoicq^ux et révolutionnaires coupables de négligence dans
. la surveillance ou dans l'application des lois sera la privation du droit de dtoyen pendant quatre ans, et une amende égal^ 3" quart du revenu de chacpu> condamné, pendant une annt'e pour les fonctionnaires salariés, et de trois ans d'exclusion de l'exercice des droits dr citoyen pour ceux qui ne reçoivent aucun trait(?nient.
V. Les officiers {généraux, et tous af;< nls attachés aux divers ser- ■ vices dcx armées, coupables de né|;!i(;rtirc dani* la survcillatjrc , r\é-
t iitiuii (•[ ap]ili* afifiii <lc> opi"tatimr> «pu li iir vSoiil ( inifu cN, «.croiil puni» (11- l.i pi tv.ition des droits «le ciliiM ii pendant itnil ans, et de la confiée ation di' la moitié de leurs hicii^.
VI. Lch ( oiiinii88aire» et a(;«'nt.'» particuliers iionniié.s par les coiiiilé.s de salut public et de sùretc (jcnérale , par les repré^enlant^ du peuple près les armées et dans les départements, par le conseil exécutif et la commission des subsistances , coupables d'avoir excédé les bornes de leur mandat ou d'en avoir nég%é Texécution , ou de ne s'être pas soumis aux dispositions du présent décret, et notamment à l'article XIII de la seconde section , en ce qui les concerne , seront pnnû de cinq ans de fers.
LE GOr VERNEMENT R É V OL UTI ON N A I H E.
VII. I.cs ;if;cnts iiilerir-ur.s du {;(Uivcrricnieut, mt-uie reu.v qui n'ont iiuruii tiiraclerc public, tfls <ju<' \fs clu-f^ de bureaux, Ic8 so( it't.iire», l<'^ c'ouiuiiii de la Gunvc-ntiun, du (-(ui^cil t-vt-cutii , de» diverses adiiiinistratioo» publiqueii , de toute autorité constituée ou de tout foncliooaaire publie (|ui a des employé» , teronl panit par la tnapeution du droit de citoyen pendant trois ans, et par une amende du tiers du revenu du condamné pendant le même espace de temps » pour cause personnelle de tontes n^igences , retards volontaires ou infractions commises dans l'exécution des lois, des ordres et des mesures de p.oiivemeiiicnt, de salut public et d'administration dont ils peuvent être charfjés.
VIII. Toute infraction à la loi, toute prévarication, tout abus d'au* lorile commis par un fhnriionnaire public ou par tout autre agent pHueipal et inférieur du {jouvernenieut on de l'administration civile et militaire, qui reçoit un traitcnirnt , seront punis (!<• cinq an.s de fei> et de la conHscatioii de la moitié de» bien» du condamné ; et j)oim ceux non salariéj>, coupables des luèuu-s délits, la peine sera la privation du dnril de citoyen pendant six ans et la confiscation du quart de leurs revenus pendant le même temps.
n. Tout contrefiicteor du Bulletin des lois sera 'puni de mort.
X. Les peines infligées pour les retards et négligences dans Texpédition, l'envoi et la réception du Bulletin des lois, sont pour les membres de la commission de l'envoi des lois et pmxr les agents de la poste aux lettres, la condamnation à cinq années de fiers, sauf les ras de Ibrce majeure légalement constatés.
XI. Les fonctionnaires publies oo tous antres agents towiiis à une responsabilité solidaire, et qui aurgnt averti la Convention du di-faut de surveillance exacte ou de l'inexécution d'une loi dans le délai de qninxe jours, seront excepté» des peines prononcées par ce décret.
Xlf. I ( S confiscations ordonnées par les précédents articles seront ver»écs dans le trésor public, après loulefois avoir prélevé l'indemnité due au citoyen lésé par l'inexécution ou la violation d'une loi, ou par un abus d'autorité.
Les renseignements que nous avons donnés sur la oomposition tfei comités, leurs attributions, le local de leurs séances, sont extraits de VAlmanaoh nolwna/pour l'an II , qui est un des lecnetls de documents sur cette époque le plus utiles à consulter.
Dans cette iiianio <le lout clian|fer i|ui caractt-rise la [nM-ioilr aiguë de la Révolution, on nedébaptisji pas seulement les hommes, on débaptisa les villes et les contrées. Nous empruntons h VAbnanach un tableau de ces noms nouveaux. Il c^t bon de le connaître pour Jet indications qu'il fournît i rbîtloire et à la topo(;i aphie de la France, et parce que l'esprit du temps s*y manifeste avec une én('i(;ie parfois singulière.
obseuvatioxs
SUR LES CKAllCF.liBNTS DE NOMS DES VILLES.
Aignay-le-Duc
Aroay-ie-Dae. . • * . .
Ausi-lc-Cbâtean. . . .
Bar-le-Ouc
Beaumonule-Ticonite. .
Benae-Ies-Moines. . . .
Boulogne-sur-Mer. . . .
Boarbon>Lancy
Ruurbon-I'Arclianiijaiilt.
Hri»»-ConitP - Robert. . .
lirieiion-l'Archevéqiic. .
Gbàteaa-ChinoB* . . . .
Cbifcui-Ij'n
Cbâteau-i\euf. • • • . .
Cbiteau-Ronx.
Cliatr.ni-Thîcrry
Cbàteaa- Vilain
Gbâiilion-aur-lndf*. . .
Coiidé-Mir-'Noireaa. . .
Dcci«e.
Dan-le-Rm
Dunkcrque
Fonienay-le-Comte. . .
Fort- Monaco. . . . . .
Fi«inaf4e-'Viooait0. . .
rtlHC.
La Ferlé - nous - Jouarre.
La Roche • Le Donjuii. . . , Le Port - Louia.
I^yoo. • • • • I ^tnrlv-le•Ro■. •
MarquÏM. . . • « .
Monc-DaopUii. . . .
Monlfori-l'Amanry.
Muniif ny-le-Roi. . .
Mont*Louit. ....
DKI' W» rK)(K:«T«.
Cùle-d'Or. . . . .
GAte-d'Or. . . . , P.is-de-Calaîi. • .
Meuse .
Sardie
Doiibs
Paa-de- Calai*. . .
SaAne-et« Loire. .
Allier
Seine -et- Marne. ,
Yunnr
Nvèvre.. ....
Finistère
Maiue-et-Loirc. .
Indre
' Aisne
Haute- Marne. . .
Indre. ..•-•.< Calvados. . . «• . .
Pjyèvrc .
Cher
?«ord. . . • • • .
Vengé
Alpe« - Maritimes.
Sarcbc. » • • . . •
A i«ne
Seine-et-Marne. .
Morbillan
Allier
Morbillan
ItbAne
S«'ine-<'t-( W-io. . . .
l*a«-de-Calai4. . . .
Hauiet-AlpM. . . .
Si iric-ct-Oiso. . . .
Haute -Marne. . . .
PvrcQén-Orieotales.
AODTKADS XOM«.
Aignay.
Amay-tor-ArroniK.
.A u\i- la -Réunion.
JBar-ifiur-Omain.
Beanmont-snrJîardie*
Reaune-le-Jnra.
Port-dc-l'Union.
Uellevue-les - Bains. •
Rurges-lea-Baint.
Krie-sur-llièrea.
Rrienon.
Cil i non - la-Moniagne.
Villf - snr- Aûne.
(^b.iicauneuf - sur-Sarlbc.
Indre - Mont.
F[;alilt''-mir- Nfai ne.
Ville- sur - Auguuk.
Indre-VUle.
Noirran.
Rocher -la - Montagne.
Don-anr-Anron .
Dun- Libre.
Fontenay - le- Peuple.
Fort-d' Hercule.
Freniayi«ii^Mame.
Réunion-«up;0i9c.
La Fcrté-!«ur- Marne.
I^a Roche-SaUTCOr.
Val-Libro.
Le Port de la Liberté.
Ville - Affranchie.
M a ri y -la-Machine* Reauprc.
Montlyon.
Montfnrt-fc- Hi iitu^.
Montigny- Source-.Meusc.
Monl*Libre.
tE goovermemb:(t aevolutionnaire.
MonCBorency
MoiUrfiiil - sur- Mrr. . .
Moulins-cn-(îilbei'i. . .
Xeaapble-ie-ClMioau. .
^leiif-ClMMaa
\<)f;rnl-|c-Roî
Oiiiiii^tL'r* ••.«■••• Kemûimoiil. ......
Rocrov
S.iiiu - Aiit.iiiU
S a i 1 1 1- A ul liiMlit^Sonnier.
Saiiit-KticniH*
Saiut-F'lureiii>le> Vieil. .
Saîni-Oaudans
Saint-Gr>riii;iiii en l<aTe.
i>aial -31akiaiiu. . . . .
Sainie*MencliouId. . . .
Saini- Picrrc-le-Moolicr.
Saint - Tropes.
Saint- Yrieix«la- Pcrchi*.
S.-ir-Lnuit. ...... .
Toiiiieiiis
VillcDcuve-rArclievèfjue.
▼iny-le>Fran^î«. . . .
miPâMBlIBSTS.
8«ioe - et - Que.
l>a«-ilc-CaiaU.
>iyc:vi-c. ...
Sane-ct-Oine.
Vosges
E»re-ei-Lotre.
Finistère. . . .
Vosge*
Ardfiint'S. . .
(Uicr
Ile-et-Vilatnr.
j I.ftiir
.MaiiK— <"l-Loiic Haoïe-Garonne.
Seine-et*Oiae.
\ «ir« • • • a •
Marne
Nièvre
Le Var. . . .
Ilaute-Vienuc Mosellf. . • < I.ot-et-Garonne L' Vomie. . .
Marne. . . .
3IODVEACX ROMS.
Kinile.
Nînnta(»np-snr-Mor.
.Moulins- U-Ué|iuLli(|ue.
Neaupkle-la- Montaigne.
Miiu/.oii - M<'ii%e,
Nogeut-le-Kouileboi».
Mouta{;ui'-«or-Oder.
Libi-e-Mout.
Itoc- Libre.
Libre - VaL
M unla||ne>la-Forèt.
A inwville.
Moutglùuu.
Mont-d*Unité,
Ln .M(jiit.i^nedaBoti>Air.
Maratou.
Moutagtie-aur-AMne. < Rrutiis- le-Magnanine.
Iléracléc.
Saiiit-Yririx*la«Monta|;ne.
Sar - Libre.
Tniuu'ins- la-Moutagnr.
Viileucuve-sur - Vnuuo.
Titry-sur>Manir.
LA aUE, LE CLUB, LA FAMINE.
Nous n'iiiiputcrons pas nn gouvernement jrévolotioniiaire tontes les souffrances dont los docunu-nts nouveaux produits dan» ce volume renferment Tt-ffroyahlc pointure. Nous racontons; nous ue discutons ni no jii|;r<)us. Nous no s;i\ons s'il ost au pouvoir de l'IïisloriiMi dr faiio, dans les uialhoiirs de r(''po(|ue, la juste part dts fautes dos hoiiinios ol do ia talalito dos ovj'Mienionts ; mais >i cette part jieut se làire, c'est dans une histoire générale ol non ici.
Nous no voulons <ju'apportor dos docuuienis .1 riiisloiro (;(''uôrale. Cependant , oliomin faisant, et bien <|uo notre désir soit {;rand do n'éfro que juste envers l«>utos les vii timos do la Uevolution, même envers celles du 1) thermidor, il ne nous est pa» possible de séparer dans notre réprobation le fait de son principe, le mal produit de la pensée ou de la mesure dont il est l'oeuvie, le fruit tombé du ver qui Ta attaqué et dévoré. 5oum ne nous occupons que sulisidiairement des tyrans, mais nous poursuivons et exécrons la tyrannie.
. Que d'enseignements d'ailleurs dans ce déroulement de calamités ! L'obstination de l'étranger à prétendre r^ler les destinées de la nation française , les criminels efforts des émigrés à l'extérieur, leurs menées odieuses à l'intérieur; la férocité des moyens employés contre eux ; Textravagance sanguinaire de la démagogie s'attaquant A toutes les sources de 'la vitalité nationale et jusqu'aux productions de la terre, en la privant des bras nécessaires à la culture; le gouvernement conspirant avec la grandeur et la multiplicité des périls pour la mine universelle... tout ici devient cause et effet, tout s'oncbalne, tout se lie. tout se ponl dans un enlacement inextricable, comme les cercles inioiiiaux de Dante; of une immense clameur confuse de cris et de ;;émissements, de chants de guerre, de plaintes de feuuiies el d'enfants, sort de cet abîme où la société moderne s'est régénérée.
Non! la régénération n'a pas deux manières de se produire ici-
LA RUE, LE CLUB, LA FAMINE. fl
ha» : die ne se donne pas; elle s^acbète et die ae paye. Jcxis- Clirift a payé la sienne, c^eii^^ire la nôtre « de son san|^. D'autres peavent-ils se flatter <l*étre plus puissants et plus heureux 4UC lui?
Ne craignons pas de re\ienir sans cesse sur le réàt des nialliean de nos pères. 11 peut nous rendre meilleurs et plus justes : meilleurs, en nous fiûsant éviter un jour les lautes qui ont tant ajouté à leurs souffivnces; plus justes, en nous làisant mieux apprécier Tétendue des sacrifices et de leur héroïsme. Soyons seulement justes envers eux; peut<^tre nos enfiints se montreront-ils indulgents pour nous, qui nous égarons sans bat dans les sentiers unis et sinueux du présent.
Xous ressemblons à ce voyageur antique qui aimait à parcourir les belles campagnes de la Sicile, cette Ile chère à la déesse Proserpine. Gomme ces vignes sont belles! comme ces prairies sont riches, arrosées par de petits canaux, où la main de ragricultenr a creusé un passage au\ eaux limpides! Gomme sont pleins et serrés ces épis! — De la vallée, le voyageur passe sur la montagne : il la gravit à ronibredcs bois, et s'arrête pour jouir du coup d'oeil : nulle part le doinaiiu* de l'homme n'a été mieux cultivé, nulle part la terre ne Ta mieux K-compciisc de ses efforts et de ses travaux. Pendant qu^il envie le sort de rheoreux cultivateur, qtiMl .suppute en lui-même ce que ces champs ouverts par le soc de la charrue jui rapporteront de richesses, un bruit sourd sort incessamment des profondeurs de la montagne, si é\o\çuô. si conFns. >i r('>i;uUer, qu'on l'cuteDd a peine, car il se mêle au fracas lointain de la cascade et aux murmures monotones des ruiss«Mii\. « C*est le brni.s>onuMit de Pair dans les grands arbres», dit le voya{jenr, « ou bi<^n ve^i le raiiliqiie des nivriades d'insectes qui rliantent la granticnr <1ii Dieu en dansant dans un ravon «le son soleil. >' — >ioii pas, jeune lioninie ! (c brin't |)rf)fond est le hruit des jjén<'ialions qui ont travaillé pour toi, c'e>t la forijc <!('> ('vrlopos î l.à . dans la nuit éterm ile, interrompue pai- la ^cuh- « laite <lu iiK'lal «11 i{;iiition; haletanl. «it-nii-iMis, 1«'S (acIo[h,'5 (lappcnt siu 1 eiu lmiu'. La «louce clartu du join, losbicnfaisanto brises du soir, nout pas été faites pouriux : ils ne connaissent d'autre [ouissaiice <|u un verre d'eau bu j)i <''<*ipîtamnient pour alimenter la suciu- «pii jxîrle à travers le poil de leui' large poitrine. Une furie invisible et inialigable attise le
feii de la for^i h peine un fragment noir y «sMl mis, c|u*il détient rouge; à peine est-il devenu rouge, que lu pipce le «ai* KÎt, (|ne le marteau lancé par un bras robuste lui donne une forme. Les étincelles volent, les fragments du métal courent sur la peau comme des montures ; les Gyclopes ne s*arr6tent pas. Il faut que l'en for de leur vie prépare le ciel de cette autre existence que caresse tour à tour la chaude haleine du sillon ou la Iralche senteur du bois. Ci! for qui sort forgé des mains de Phomme des cavernes, il devit*ndra le soc de la charrue avec lequel IMiomme de la terre arrachera la fortune des entrailles du sol ; c'est la pointe de IVpée avc«; laquelle il la protégera et la défondra.
Nous avons donné pour titre à ce volume : la Rue, le Cfub, ta Frison» — La prison , nous ne serons pas embarrassé pour la trouver; les dossiers criminels des accusés, les registres d'écrou, les relations des prisonniers sont restés. Nous lui consacrerons un chapitre à part. — Pour (e cbtb, il ne serait pas impossible de trouver des registres, des procès-verbaux. Mais quel travail ! Puis, n*u-t-nn pas dit que rien n*cst plus menteur qu*un procès verbal? On y di.^siniiile ce qu*on a intérêt h rarhn-, on y donne |i(im- mesure au d^•vclo|)|)Oln^•ll^ des disrouis le degré de foveur dont ils ont joiit aiipKMt de la majorité : d'ailleurs, aucune vie, aucune vue de la physionomie des séiuiocs. Il ne fallait doue pas songer sérieusement à recourir ù cotto source d'informations pour un livre qui ne s(* pique pas de tout dire, et qui entend donner cependant une imelligenro vraio, quoique rapide, de la situation. — Nous avons rencontra club oi\ nous avons trouvé la rue y dans les Happoris de poli«'0 adit'ssc's rliaque jour par les Observa leurs de l'esprit publir nu {;«)uv('ruemcnt. On sait qur le uirticr de ces sortos de \\\'\\s est d'alln pai (ont , do font voir, (Ir tout cnlendic. «le tout oIkci vci-, de (ont tapportci, sans Faire nuonnaitro on .«><)ii|)< (»iiiht K iir mission dans les rndmits «ju'ils fréqui titcnt : It* num'lir. le tln-àttc, les jîlacts il cx»''cntions, la inc v\ lo <"lnl) iiriiu ipaK'iiicnl. sont les liouv <>ii ils portent d'ordiiiaiii* leurs inv»'s(i{|ations. I.c ponvoir tpii emploie ces agents peut être tronipc par eux , rar ayant intérêt ù lui cire
LA nUE, LE CLUB, LA FAMINE. SO
' agréables , ils doivent chercher à lo flatter dans ses espé-
rances,, ses principes et ses vues. Cependant, à Tépoquc de la Révolution, la Vérité avait pour sortir de son puits une excellente raison, c*est la crainte d*y être guillotinée. Les Observa* leurs de l'es|Nrit public le savaient bien : j'imagine donc qu'ils ont voulu être véridiqnes. Je dirai plus, tout ce qu'ils rapportent est en général si peu de nature à être agréable à des gouvernants, disposés à s*adniircr })«rpétueUenient dans la prospérité des gouvernés, qu'ils ont fiiit |»eavesous ce rapport d'une franchise rare assurément, dont nous ne savons si nous devons r»> porter le mérite à leurs qualités particulières ofi à la vertu de
I l'époque. Le patriotisme a fiiit des espions comme des bour-
reaux. — Noos passerons en revue la légion des Observateurs au moment où nous la ferons donner tout entière, au mois de ventèse. Au reste, nous ne prétendons pas connaître par eux touti* l'action de la police du comité de salut public : la haute polîn* . nous échappe, et c'est ailleurs qu'il faudrait la chercher. Celle-ci s'occupe de la rue et du club : elle nous suffit donc.
MVOSE.
« DKCRMBRK AU 90 JANVIER 1194.
A l'extérieur et à rintérieur, dans les o|iéi-ations militaires, — le patriotisme et la bravoure n'ont rien fait de plus IxM-oïquechcz aucun peuple : c'est le cô^é vraiment grandiose de la Révolution. An milieu des priv'ations les plus cruelles, les citoyens soldats marchent h rennemi , le Imitent , ou meurent au cri de : Vive la République ! — 1/armée du Rhin Forrr les coalisés à évacuer entièrement le Bas-Rhin (15 janvier). Le 21, une escadre ai^iaise lente une descente en Corse, la {farnison <le Bastia eon- I traint les troupes à se rembarquer précipitamnieni. Dans le
même temps, l'île de Noinnontiers est reprisr |)jir h's lépnblir.iins. Sans doute des excès sont commis. D l'llhi'ç et douze » cnts I»ris4»iiiuers royalistes s<mt fuii*ill<''s sur rordic de Tuncaii » i des • ronimissaires de la Con\ention : des enfants sont tués à coups de
' Im ion nette, des femmes éj[oi{y('M's après avoir subi le* dernî«^rs
outrages; niais ces vengeances imjdacables, ces atrocités, qui rap-