‹ Paris en décembre 1851Chapitre 11 sur 97 · Histoire du 2 décembre, par P. Mayer^ page · texte numérisé non relu

Histoire du 2 décembre, par P. Mayer^ page

prononcés par Louis-Napoléon. M. Mayer le dit en ces termes : « Le Présideat ne prononça pas ces quatre derniers « mots, que le mini'^tère fit ajouter par un scrupule que tout € le monde comprit. Il y avait encore une Constitution ^ »

L'armée qui devait jouer le rôle prépondérant dans le Coup d'État étant ainsi préparée et disposée, il n'y avait plus qu'à s'assurer le concours de la police. Ce concours était indispensable, mais avec celui de l'armée, il suffisait. L'histoire doit noter cette particularité remarquable: deux seules forces ont fait le Coup d'État, l'armée et la police. M. de Maupas, était dans la confidence de Louis-Napoléon. Ses agents, tous soigneusement choisis par M. Garlier, — nous voulons parler des agents supérieurs, — étaient prêts à s'associer à toute entreprise qui serait dirigée contre le pouvoir parlementaire, et surtout contre le parti républicain.

Le secret des préparatifs du Coup d'État fut très -bien gardé. C'était le p us difficile.

Le moment fut choisi à merveille, quatorze jours après le rejet de la proposition des questeurs, lorsque le public, tant de fois trompé par de faux bruits de G )up d'Etat, avait fini par ne plus y croire.

Un incident, qui aurait pu réveiller les soupçons, passa non pas inaperçu, mais incompris.

Le Président de la République nomma chef d'étatde la garde nationale de Paris, un certain M. Vieyra.

L'honorable général Perrot, commandant en chef de la garde nationale, donna sur le-champ sa démission pour ne pas être en rapports avec ce p&rsonnage.

Le lendem?,in, 30 novembre, le général Lawœstina était nomme en remplacement du général Perrot. Il n'y a pas lieu de croire néanmoins qu'il eût été mis dans la confidence de ce qoi se préparait. Quant au nouveau chef d'état-major Vieyra, il s'était chargé de prendre des mesures pour empêcher la garde nationale de se réunir.

C'est dans ces derniers jours que le Président s'assura du concours de M. de Saint-Georges, directeur de l'Imprimerie nationale.

Tout était donc prêt pour l'action.

(1) Histoire du 2 décrmbre, par P. Mayer, page Î2.

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