‹ Paris en décembre 1851Chapitre 4 sur 97 · Histoire du 2 décembre, par P. Mayer, p · texte numérisé non relu

Histoire du 2 décembre, par P. Mayer, p

« ments, de certifier les espérances. Sa mission ne fut ni longue, c ni pénible ; généraux de division ou de bri|gade, colonels, lieu-!' c tenants-colonels, aucun de ceux à qui son entraînante parole c peignit les dangers du pays, n'avait besoin d'être convaincu. c Tous avaient une égale horreur du parlementarisme et du so- ( cialisme, etc....

t C'est ainsi que les cadets devinrent les aînés et que le cadre c de l'armée active s'habitua aux noms de Saint-Arnaud, de Cotte, c Espinasse, Marulaz, Rochefort, Feray, d'Allonville, Gardarens c de Boisse, de Lourmel, Herbillon, Dulac, Forey, Gourtigis, c Canrobert et quelques autres '. »

Entre autres choses insinuées dans ce curieux passage, M. Mayer donne à entendre que l'expédition de Kabylie, en 1851, aurait été uniquement entreprise pour « faire des généraux ». Ce que M Mayer laisse deviner, un autre écriyain bonapartiste le dit fort nettement. C'est M. Belouino, daps sop Histoire d'un Coup d'Élo.t.

t II fallait, dit-il, un ministre de la guerre. Le choix tomba « sur le général Saint-Arnaud. Afin de donner à ce général c l'autorité nécessaire dans un poste si élevé, on décida la guerre c de Kabylie, qui devait le couvrir d'une gloire si écla'ante. On t se souvient que l'Assemblée ne voulait pas que cette guerre fiit € faite, etc...*. >

Joignons à ces détails un dernier trait révélé par l'indiscret auteur des Mémoires d'un bourgeois de Paris.

e II serait très-agréable au Président, vint me dire M. Fleury c à son départ pour la Kabylie, que l'on mit en belle et grande c lumière les rares mérites et les prochains services de M. le gé- € néial de Saint-Arnaud dans laK-jbylie'. »

Comme on pense bien, le Constitutionnel, dirigé alors par le docteur Véron, ne marchanda pas la louange aux prochains services que M. de Saint- Arnaud était appelé à rendre

Il ressort suffisamment de ces divers extraits, que dès les premiers mois de 1851, le Coup d'État était résolu en principe et que Louis-Napoléon s'occupait déjà des moyens de l'exécuter.

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