‹ Paris en décembre 1851Chapitre 65 sur 97 · Journal des Pyrénées- Orientales · texte numérisé non relu

Journal des Pyrénées- Orientales

der sans contrainte, l'infanterie chargea ostensiblement ses arLerdevant le peuple, et l'on fit les sommations. Le rassemblement se dissipa sans effusion de sang.

Le boar^ d'Ustagel, à quelque distance de Perpignan, fut le ûiéâtre d'une vive agitation. Patrie d'Arago Estagel partaaeait les opimons du grand homme auquel il avait donne le four. Le Conseil municipal s'était réuni et avait proteste, au nom de la loi, contre les décrets du 2 décembre. Le dimanche 7 le préfet aoprit que des rassemblements avaient parcouru 1 s ?ues de la petite ville au chant de la Marseillaise.

AI Pougeard-Dulimbert partit aussitôt de Perpignan avec quelques compa-aies du 20« de ligne et des hussards, et ar-

'"'h^^^'^^sonn^^ farent arrêtées et placées su^ des charrettes pour être transférées a Perpignan. -A ssue de la ville, la route s'engage dans un terrain tort accidente, des group s nombreux s'y montrèrent, poussant le cri de vive la République ! vive la Constitution ! Un coup de feu fat aiton iTrésuî la troupe. Celle-ci fit une décharge, deux hom- ^e'sïuient tués et q^uelques autres blessés. M. Pongeard-Dulimbert fit aussitôt rentrer la colonne en ville. Ordre lui donné aux habitants de fermer toutes les fenêtres, et menace faite de fudller quiconque paraîtrait arme ou serait surpris •norteur d'armes cachées. -r 4 ^ „u co

^ Les rues se vidèrent en un^ instant, et le préfet reprit sa marche qui ne lut plus inquiétée ^ n^iKn^irp à

Une vive agitation se produisit également a Çolioure a Elne, àArgelès, à Prades, mais elle se calma d elle-même et sans avoir jamais eu un caractère insurrectionnel.

La répression n'en fut pas moms tres-ngoureuse. Le nombre des arrestations fut /^ès-considerable celui des déportations énorme. On parla beaucoup de 1 a gestation d'une dame Battle, dont le mari était en fuite et qui avait été arrêtée, disait-on, pour avoir refuse de révéler la retraite de son époux. Cependant x le parti de 1 ordre, » dans les Pyrénées-Orientales, était tellement certam d avoir échappe à de graves dangers qu'une épée d'honneur fut décernée a M. il préfet Pougeard-Dulimbert , par souscription publique, comme un hommage à l'énergie déployée par ui contre les anarchistes. Le choix de la recompense paraîtra t. Journal des Pyrénées-Orientales. Nous avons adopté le récH de ce iournal mais nous devons ajouter que les habitants d Estagel cm ;ou oïL prétSidu qu'aucun coup de feu n'était parti de leur côté.

sans doute un peu bizarre au lecteur, car l'affaire d'Estaeel ne lut pas précisément une bataille *.

Le département de l'Aude , voisin de celui des Pyrénées Orientales, éprouva sur quelques points une très-vive agitation, mais qui ne se manifesta par aucun fait notable

n nen est pa^ de même du déparlement de l'Hérault* Isous avons déjà dit combien y était puissante l'organisation des sociétés secrètes. La résistance ne pouvait manquer a essayer de se produire. ^

A MontpeUier l'opinion était peu favorable au Coup dEtat, puisque Montpellier fut la seule des villes imnortantes ou le vote du 20 décembre ait donné un résultat^ négatit. Cependant la présence d'une garnison nombreuse et 1 arrestation des hommes les plus influents du parti démocratique y maintinrent le calme matériel. Dès le 3 décembre, en effet, MM. Digeon père et fils, Oscar Gervais, Auriol Lisbonne, Atger, Guiter, Rouzier-Joly, etc., étaient arrêtés au Jeu e Paume et conduits à la Maison d'arrêt. La tranquillité de Montpellier influa beaucoup sur celle de l'arrondissement.

La ville de Béziers, chef -lieu d'un arrrondissement important, avait une société de secours mutuels, sous laquelle se cachaient les centuries de Montagnards. Elle était pré^^idée par un riche négociant, M. Péret. C'était un homme >un âge assez avancé et qui avait été maire de Béziers en 1848 11 avait déployé une rare énergie pour le maintien de l'ordre' au moment de la dissolution des ateliers nationaux de Béziers' et sa conduite, dans ces difficiles circonstances, lui avait mente fa reconnaissance des hommes de bien de tous les partis ^.

L'ardeur de la lutte entre le parti légitimiste et le parti révolutionnaire avait pris à Béziers un caractère de violence des plus menaçants. Un sinistre événement allait révéler quels oangers recelaient l'ignorance et le fanatisme révolutionnaire de certaines fractions du peuple.

Comme M. Péret , la plupart des hommes influents du parti démocratique étaient des gens de cœur qui ne cherchaient que le triomphe de leurs convictions politiques, et

^'hA,,^''^ ^^A^ .f V™'^® certaines rumeurs, la souscription nour l'éné-

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