CHAPITRE III
DEPARTEMENTS DU SUD-OUEST
TABXf-4T-0AS01finS — LOT — AVETBON — LOT-ET-OAROWKE
Le Sttd-0u68^ — Caractère de la résistance. — Agitation à Toolonse et à Bordeaux. — Agitation à Bergerac. — Tentatives dans les Pyrénées. — Un préfet n'adhérant pas au Coup d'État. — Troubles de Moissac. — * Insurrection de Figeac. — Agitation à Rodez et Milhau. — Plan d'insurrection à Agen. — Insurrection du canton de Lavardao. -— Passage des bandes à Nérac. -^ Le plan échoue. -^ Insurrection de Villeneuve-sur-Lot» — La yille de Marmande. — Délibération du Conseil municipal. — Les délégués du peuple. — Résolution, — La Commission révolutionnaire. — Départ du souspréfet. — Le conmiandant Peyronni. — Proclamation. — Inaction des insurgés. — Marche des troupes. — Marmande dans la nuit du 7 au 8 décembre. — Départ des insurgés. — Combat de Sainte- Bazeille. — Les insurgés à Castelnau. — L'état de siège. — La répression.
La majeure partie des départements situés dans la vaste région comprise entre les monts d'Auvei^e, les Gévennes, les Pyrénées, TOcéan et la Charente étaient passés depuis 1848 par les plus singulières variations d'idées. Ces populations, à l'imagination vive et ardente, railleuses, un peu sceptiques et cependant enthousiastes, n'avaient jamais eu dé traditions politiques bien déterminées. Les Bourbons y étaient profondément oubliés et le nom de Napoléon aussi Dopulaire qu'en Champagne ou en Lorraine. De la ilévolution, il restait un souvenir grandiose de 89, — l'abolition de la féodalité, — et effraYant de 93.
La République y excita une profonde surprise qui se' changea bientôt en Tenthousiasme le plus franc et le plus sincère. Mais ce premier sentiment dura peu. Les 45 centimes, le 15 mai et les journées de juin rejetèrent toute la contrée dans la réaction. En 1849, la réaction y était à son apogée. Les élections pour l'Assemblée législative se firent en général sous son influence. De la fia de 1849 à 1861^ les choses changèrent complètement de face. Non-seulement le parti démocratique regagna le terrain perdu, mais il poussa de profondes racines dans une contrée où, en 1847, il comptait à peine quelques individualités.
Le Coup d*Ëtat y surprit ce parti au milieu de ses préparatifs de lutte pour 1852. Bien que déconcerté et surtout peu habitué à résister à la capitale, sur une foule de points il essaya de protester.
Un trait commun & ces mouvements fut leur spontanéité, le défaut d'ensemble, et conséquemment le peu d'énergie de la résistance. Cependant les protestations contre le Coup d'État y furent plus générales que dans le Centre. Lot-et-Garonne et Gers s'insurgèrent presque en entier. Nous consacrons un chapitre spécial à ce dernier département. Ajoutons que dans cette région les excès furent très-rares, et que rien n'y fait le pendant des tristes scènes de Clamecy et de Neuvy.
Bordeaux et Toulouse sont les deux grandes cités du pays, leur influence politique y est énorme. Leur attitude allait en quelque sorte commander celle de toute la région.
Une victoire du parti républicain dans ces deux villes aurait eu de très -graves conséquences. Bor-
deaux gfakide, riche, peuplée, admirablement couverte par deux fleuves, limitrophe des Landes, de Lot-et- Garonne et de la Dordogne, oô dominait l'opinion avancée» Toulouse serrée par TAilége, le Gers, le Tarn-et-Garonne et le Tarn, avec son immense arsenal,, sa fonderie de canons, auraient pu devenir les bases d^opêrations d'une formidable insurrection pouvant lancer cent mille hommes armés sur le Centre, encore frémissant des mouvements que nous venons de raconter.
Par contre, Tautorîtê, maîtresse de ces deux villes, rendait impuissantes les tentatives insurrectionnelles des départements voisins.
Toulouse ne pouvait causer à Tautorlté de bien graves inquiétudes. Une garnison nombreuse d*infttnterie, avec deux régiments d'artillerie, était en mesure de comprimer une résistance même plus énergique que celle qu'aurait pu tenter la démocratie toulousaine. La situation n'y fût devenue grave qu'au cas peu probable où une attaque des républicains du Gers et de Taraet-Garonne aurait forcé de détacher au dehors la majeure partie de la garnison. Il ne parait pas, du reste, que le parti démocratique de Toulouse ait songé à autre chose qu'à une protestation pacifiqtie.
Le 4 décembre, les journaux tÊfnantipatitm et la Civilisation publièrent, en effet, une protestation signée de plus de soixante noms, appartenant pour la plupart à la bourgeoisie des diverses nuances de l'opinion républicaine. On remarquait parmi les signataires MM. Grubailhes, Marie Achard, Isidore Janot, Armand Dupartal, Gazeneuve, Lucet, Tachoire, tous rédacteurs des
journaux précités ; Seint-GreMO» av(wat» B&ugueU expréfet, Mule, ex-oonstiluâût, Pégot-Ogier, ex«-conâtituatit, des conseillers généraux» d^anciens commissaires du Gouvernement provisoire, etc. (!)• Cette protestation, répandue à profusion, produisit un effet considérable* Vers midi» une foule immense se porta devant THôtel-^de^Ville de Toulouse, le Gapitole. Son attitude était telle qu'on pût craindre une collision sanglante. Un aide de camp fut assailli par le peuple et essuya un coup de pistolets Des pièces de canon furent braquées de manière à balayer les rassemble* ments, et des changes de cavalerie dispersèrent la foule.
De nombreuses arrestations furent opérées datte la nuit, et les hauts fonctionnaires qui avaient adhéré au Coup d'État ne tardèrent pas à demeurer maitres absolus de la situation.
A Bordeaux, la situation de rautorité était infiniment plus difficile. La garnison nô comprenait guère que quinze à dix-huit cents hommes d'infanterie, deux cents chevaux et quelques canons. C'est avec ees forces peu considérables que le préfet, M. Haussmann, et le général d'Arbouville devaient contenir une population de cent quarante mille âmes, en partie hostile et qui pouvait se. grossir en vingt-quatre heures de plusieurs milliers d'insurgés de Lot-et-Garonne. On s'accorde à dire que MM. Haussmann et d'Arbouville déployèrent beaucoup de décision et d'énergie. Ils firent consigner les troupes dans leurs casernes, ren-
(i) Voir, pour la liste complète des signatures, les journaux de Tou louse u d5 décembre i851«
forcèrent tous les postes» et se tinrent prêts à combattre avec vigueur toute tentative de résistance.
L'agitation produite par les nouvelles de Paris avait été sans exemple à Bordeaux depuis de longues années. Des réunions fréquentes eurent lieu chez plusieurs des hommes influents du parti républicain. On y discuta avec ardeur la conduite à tenir. Des ouvriers, des jeunes gens du commerce pressaient les chefs du parti démocratique de descendre dans la rue. Le peuple, disaient-ils» n'attendait que leur exemple pour engager le combat.
Ces exhortations ne furent pas écoutées. Pour diverses raisons très-sérieuses et très-respectables^ quoique peut-être impolitiques dans la circonstance, les principaux chefs du parti républicain ne crurent pas devoir pousser à la résistance armée. Us insistèrent pour que l'on attendit avec calme le résultat des événements à Paris.
Le vendredi, malgré leur constante abstention, des masses énormes d'hommes du peuple encombrèrent les abords de la Préfecture, du théâtre, les allées de Tourny, les fossés du Chapeau-Rouge, criant : Vive la République! vive la Constitution! Des charges de cavalerie dissipèrent ces rassemblements.
Le 6, une proclamation de M. Haussmann annonça au peuple que tout attroupement serait dispersé par les armes sans sommation, et que tout individu saisi porteur d'armes apparentes ou cachées, serait traité avec toute la rigueur des lois de la guerre (1). On sait ce qu'il faut entendre par cette expression.
(1) Ces arrêtés sont mentionnés au Moniteur.
Néanmoins, cette journée fut la plus agitée. Le peuple ne voulait pas croire aux dépêches annonçant que la tranquillité régnait à Paris; le faux bruit de la marche sur Bordeaux des insurgés de Lot-et-Garonne surexcitait les esprits.
Le soir, une foule immense se rassembla aux mêmes lieux que la veille. Son attitude était menaçante. L'infanterie chargea ostensiblement ses armes devant le peuple, et la cavalerie, renforcée de deux escadrons arrivés de Liboumè, exécuta des charges réitérées et parvint à dissiper les rassemblements sans effusion de sang.
Dans les journées suivantes, la tranquillité se rétablit par degrés.
Cette attitude de Bordeaux et de Toulouse exerça la plus grande influence sur les mouvements des départements voisins. Dépourvus de lien, sans la force morale que donne la possession d'une grande cité, menacés par les troupes détachées des grandes villes, les divers groupes de communes insurgées ne présentèrent qu'une faible résistance.
Le département de la Dordogne resta assez calme.
La seule ville de Bergerac éprouva une assez vive a^tation. Le 3, au soir, le maire vint inviter le souspréfet, M. Gastaing, à se Rendre à la Mairie pour assister à une délibération du Gonseil municipal, convoqué à la nouvelle des événements. La place était encombrée de peuple. Un citoyen, nommé Sarrazin, haranguait la foule enn^es termes :
— Gitoyens, la Constitution est violée; le Président de la République est hors la loi; il n'y a plus d'auto-
rlté; c'est ed notas ^uë i>éside le ArtAii prétt&fofié-iidus à descendre dans la rue (1).
Le coMibisëalre de police Alla droit k cet bdoithe et rarréia. Le sous-préfét et le maire pd&sdlefai eb t» moment. Le sous-préfet confirma l'arreàtatiôti et ordonna de COtldUii^è 8aft^iû étl ptisoil. Gelttt-ci appela k Taidè, et la totale It) délitra dans le tM|et:
Ke GObseil UiunlfeipaU iptèi Ufié OMgëUite Ôimê* Sion, rëftasa de Voter \i déchéance de* ftutMtM demandée par plusietars diemb^ès dèmUNiieS: Le léfi* demain l'un dès républitthiUs qtl! pouSSidéttt k U VMi»< tance fut arrêté, mais rel&ché bientôt pour calItiM' l'ëtfbrvescende popdlàlre; ÎOtitëil 16ê bMgAdeëdëféndarmerie de l'arrondissement se conoefltfèt^nt fl BëN. gërac par ordire du sdué^pféfëi; L6 S$ H y eut Moi^descetabe d'agitation, thais toUf tië nlOttvëillëdf se eldiiM bientôt sans avoil* pris dés propOrtiddJi sériëtalëtl.
Le départeibeilt desLalMiés redtâ t&Mei biefi ^tt'll fillit des mieux acquis ë l'opinion déiâèéftltl^ttet
A bayottde (BasSès-'Pyi^tléëà), tidë {MifUe au Cdlk seil municipal se réunit à la MàiHe dàltt la JoUfltëë dta à, et y rédigea une édël^ctue pMtëStdIiOtl ëoatre le Qotap d'État, suivie d'ud appel à lA l«slft(fttiM. Le sous-préfet éiifiaytt Vàidemédt de MréreâObfeef lëè Mb* seillèr»à leur deteéib: Il fldit paf éttpldyef la ftfM armée. La troupe «dtéuri rHOtëUde-Villë; è« S(MtÉli* tion fut fiûte aujt cobséiilërs niuflldpaui dé <e sépft' rer. Sur leur refus réitéré^ lëi^ portes de 16 salle fureat enfoncées et les cOdSeillet-s arrêtée Atir lëriM tiégël4
(i) Ces expressions du sienr Sarraxin lai sont attribuée^ par le Jfcmiteur, auquel notts èmpfaniobft 6é récit.
Cet éténemétit flit sUWi d'ùùè tiVë fcgitàtlôri } là garnison occupa les pointe stratégiques, 6h fit évacuer une itapritoi^iè d'bû M. Capo dé Fèulllidfe àp^jelait le peuplé dut àrfaies. D'assez noihbrëlisès arrestations fufëilt ôpét^éeïi, et lé calme ne tàMa pas h se rétablir. A Pau, chef-lieu du départeitient, \& tî^éfecture fut menacée et même envahie par une foule nombreuse, Où l'on remarquait MM. Lamaignère^ avocat, Danton, QlaVefie, officiel', Mittviellë, été. L'arrivée de la troupe et ({liétqiiëà charges de geiidai*mèrié dissipèrent le peuple.
Dans la commune de QoarréÉe, à quelques lieues de Pftu, là garde nationale s'était rélihie pour marcher i^hf ie èhëf-lieU; le inairè parvint à calmer les esprits et à empécter le départ.
Dans les Hautes-Pyrénées, de promptes mesures arrêtèrent, dès le début, un mouvement qui pouvait devenir grâte. La ville de Bagnères-de-Bigorre et presque tout l'arrondissement étaient acquis au parti démoerati^ue; la prise d'armes y avait été résolue. Un ancien sous-officier dWtilleriei M. Gigeux^ homme édergique qui avait figuré dans les troubles de Lyon, en 1648, détail diriger le mouvementi L'occupation de Bagnères par un escadron de hussards et quelques arrestations prévinrent Tinsurreotion (1).
L'Ariége ne fut troublé que par une vive agitation à Pamiers et sur quelques autres points^
Dafis le Tarn^ la vlUe manufaeturière de Mazamet
(Ij Voir, poui» lé» ffiduTfemehte dés Pyrétiêëè, le kémoridt des ^^rénéei du S décembre et ntimèros MHftfifit.
causa de vives inquiétudes. Des troupes dirigées sm ce point maintinrent la tranquillité.
Le département de Tarn-et-Garonne offrit Texemple unique d'un préfet refusant d'adhérer à l'acte du 2 décembre. Voici comment M. Pardeilhan-Hezin l'annonçait à ses administrés : .
« Un grand événement vous est annoncé : les cireonstanees TOUS demandent plus que jamais l'ordre, l'union, la paix. Vos intérêts les plus chers et les plus sacrés tous y conyient. Cependant la conscience a des appréciations souyeraines et des lois inflexibles. J'ai donc demandé un successeur; mais jusqu'à son arrivée, je veillerai sur tous vos intérêts; j'associerai mes efforts à ceux des magistrats élus par vous. Mes préoccupations les plus ardentes seront pour le maintien de votre tranquillité. Je m'y dévouerai avec le zèle d'un homme qui est l'hôte reconnaissant et l'ami sincère de votre beau pays, avec la fermeté d'un magistrat résolu dans raccomplissement de ses devoirs.
« Montauban, le 3 décembre 1851. »
L'ordre matériel ne fut pas troublé à Hontauban. *
II n'en fut pas de même à Gastel-Sarrazin et à Moissac. Dans cette dernière ville, surtout^ les essais de résistance furent graves.
L'arrivée des troupes de Toulouse rétablit l'ordre* Un très-grand nombre de citoyens furent arrêtés, parmi lesquels MM. Ghabrié,Manau, Bousquet, etc. (1).
A Gahors, chef-lieu du département du Lot» le maire, tout le GonseiUmunicipal, le secrétaire général de la Préfecture, donnèrent leur démission.
Des troubles eurent lieu à Saint-Géi*é et à Figeac.
(1) C*e8t dans le Mémorial das Pyrénées que nous avons trouTé la proclamation de M. Pardeilban-Mezin.
Cette dernière ville, chef-lieu de Sous-Préfecture, se mit en pleine insurrection : la Mairie, la Sous-Préfecture, la gendarmerie, furent occupées par le peuple. Une Commission révolutionnaire s'installa etproclama, en vertu de Tarticle 68 de la Constitution, le refus d'obéissance de la ville au Président de la République. Cette Commission fit respecter scrupuleusement les personnes et les propriétés ; aucune espèce d'excès ne fut commise. Les nouvelles de Paris mirent fin à cette résistance.
Le département de l'Aveyron ressentit une assez vive agitation.
A la première nouvelle des événements, des rassemblements considérables se formèrent à Rodez, devant la Préfecture. Trois républicains influents, MM. Boulommié et Labarthe, avocats, et Galtayres, banquier, se présentèrent dans le cabinet du préfet, en le priant de leur communiquer les dépêches qu'il avait reçues; le préfet y consentit; ces messieurs sortirent après en avoir pris connaissance. Sans délibérer plus longtemps, ils engagèrent le peuple à la résistance. La foule, enflammée par leurs paroles, se précipita sur la Préfecture et en ibrca l'entrée, malgré la résistance du poste. Une proclamation, improvisée séance tenante, annonça au peuple la constitution d'un Com ité de résistance présidé par M. Caussanel. L'arrivée du général Gouvenain, avecles troupes de la garnison, mit fin à cette invasion de la Préfecture. Le lendemain, l'agitation recommença. M. de Monseignat, ex-conseiller de préfecture, se présenta au préfet et l'invita à se démettre de ses fonctions. Le préfet ne goûta pas la
propositiQO, et ){, 4e MonseigpftI mWi ^R 9I^R9PCWt que le^ peuple aviserait.
Une Commission de seize menjljreg fie constitua pour organiser la r^sistancp, SPHS le nqvn de ÇoinmissionconstitutioqneHe. Pppdant pe teiflps, le ^pcsin sonnait dans les cainpagne^. vers rRrronflis^einept de Villefranche. Le bourg de Marcillpic ^e SQuley^. Des bandes armées arrivèrent i^sqi|*ftU¥fftHbQi}rg dppodez. La retraite volpntftîrp dfis ipsurgés ^vitft m^ col-, lision imminente,. De nombreuses arrestatiops fijrent opérées f^\ ftqsurèr^n^ \^ ippintîpn d? Ift tr^ncjuillité (1).
Des tentativei^ semblables fiQ produisirent h Sain^e- Afriqup et k Millau. Paps cet^p viUe, pn Comité dq résistance -s'^t^ibUli ^ la l^airje. Il était dirige p^r 4^s hqnjines de fa l)OHrgeoisie : MM» Tar^yre, ^^libûurze, I^ozier, etc. L'ind|fférer)qe du ppuple, qui se montra, disent les feuilles du temps|, peu disposé à prendre les argues, rendit cette tentatiyp impuissante La gendarmerie suffît pour rétablir l{i tranquillité (2J.
Le dépe^rtemept de {jQt-et-Garonpe fut Ip théâtre d'un mouvement beaucoup plus sérieux, et qui mérite des détails circonsit^LUpiés.
Ce départem^^l'i formé du fertile Âgenais pt d'une partie des landes de Qascogne, étai( un de ceux du Siud-Ouest ob (]|ûmiuait le plus Topinion démocratique. Les villes, saufNérac^t Tonneins» appartenaient
[\) Ces détails sont extraits des journaux du temps. Ils ne sont sans doute ni très-complets, ni exacts de tous pointa. L*absenc6 d*aatree sources de renseignements nous force de noua harn^jç là4
GooqIc
toutes à ce parti, ftin^i ^yç Ift majorité dça p^fflp^gfies. La proximité de Bordeaux dopnnit ubq impQrt&nce toute particulière aux mouvements du pays.
te chef-Ueii, Agep, çist pn$ ville d^ quîp^e mille âmes, b^tie au pied d'une bc^utçf cpllipe, ^ur la rive droite del^ Gftrpnnp. Vopinioij y était très-divi^é€|, et |es deux partis fprt firdept^,
P^fi le 3 i^^wibf^, uaa réunion démocratique, t9QUQ chei % Viyeps, décida» asaure^-ron, qu*il Allait ]r4wster p^p U& ftnnes* Cette résolution prise, un plan flit iwprpvisé suM^^bamp. Il n'était pas trop mal QOncUi Ag^^ n'avait ppur garnison qu'un bataillon de âéS^tc UQ9 Oi^Icmoe d'insurgés, venue de l'arrondissement de Nérac, devait se présenter par la rive gauche et menacer les ponts dfl IjiGarQpne, Pendaptçe temps, une autre Qolpnpe, yej(me de Villeneuve, dçvftit se joiqdre aux répu^licaip9 de la ville et meUre la petite garnisgn ent.re çi^VX feux. Ce qui se pas^a trois jQups après, à' Digne, danf des oircopstanoes «emblable^, permet 4e croire <)Vie si pe plan eût été exécuté avec ensemble, Agen f^t tpn^t>é au pouvoir de riq^urreetipp^ peut-être gapQ coup férir. Mais les meilleurs plans du monde pe valent que par l'es^écutiop, et Qçlui-ci devait être assez mal e^ècuté^
fi*ttP de« ehefa le^ plus énergiques du parti démosratlQue» UP entrapraneur de travaux publics, nommé Damospil, se chargear d'amener la colonne de Nérac. Ç'étfiit un honime dap^ Içi farce de l'âge, républicain çrdent, que de récents prpeès politique» «voient achevé Ae. pousser çarmi les plus e^^sUés, le, parti
réactionnaire le craignait à cause de son audace et de son énergie bien connues.
Il partit pour Lavardac^ chef-lieu de canton de Tarrondissement de Nérac, où le parti démocratique dominait. En quelques heures, Tinsurrection éclata avec un ensemble terrible. Ce fut une levée en masse. Lavardac^ Bruch, Xaintrailles, Barbaste et une foule d'autres communes, virent partir presque tous leurs hommes valides. Ce seul canton fournit près de dixhuit cents hommes. Cette colonne se dirigea aussitôt sur Agen par Nérac. En tête, marchaient, armés de fusils et de faux, deux cents ouvriers des chantiers de Darnospil, hommes résolus et préparés de longue date à l'insurrection.
La petite ville de Nérac était loin de partager les idées révolutionnaires des communes quirentouraient Le « parti de Tordre » y était en grande majorité, et la nouvelle du Coup d'État y avait été accueillie avec satisfaction. L'alarme fut grande quand on apprit la marche des insurgés. Le sous-préfet, M. Vignes, de concert avec l'autorité municij^ale, réunit quelques gardes nationaux et se renferma avec eux dans l'hôtel de la Sous-Préfecture. Toutefois, il n'essaya pas d'interdire l'entrée de Nérac à la colonne de Darnospil* Celle-ci traversa la ville sans s'y arrêter, et sans que les hommes qui la composaient se fussent livrés au moindre excès.
La bande républicaine arriva aux portes d'Agen dans la matinée de jeudi. La garnison était sous les armes ; une partie de la garde nationale s'était réunie;
deux pièces de canon, étaient braquées sur les ponts de la Garonne.
Le capitaine de gendarmerie alla reconnaître les insurgés à la tète de quelques chevaux. Il poussa sur la rive gauche jusqu^'à une certaine distance de la ville. Les insurgés furent rencontrés. Sommés de se disperser, ils répondirent en se préparant à tirer sur les gendarmes. Le capitaine, qui ne pouvait d'ailleurs charger avec aussi peu de monde, se replia sur Âgen.
Cependant, le plan arrêté, la veille, par les républicains avait complètement avorté. Les Agenais, déconcertés par quelques arrestations, ne bougeaient pas. La colonne de Villeneuve ne s'était pas mise en mouvement. Damospil seul avait exécuté sa part du programme.
n attendait pour commencer Tattaque le signal convenu, lorsqu'un émissaire vint à lui *. < Agen ne correspond pas, dit cet homme. Tout est manqué pour le moment; il faut vous retirer. »
La nouvelle s'en répandît bientôt dans labande. Les récriminations, les plaintes, les cris de trahison éclatèrent de toutes parts. Damospil, désespéré, ordonna la retraite. On sait l'influence d'un premier échec sur le caractère français. Ces hommes, partis, la nuit, avec tant d'ardeur, ne tardèrent pas à se débander. Dans la soirée, ils avaient tous regagné leurs villages.
L'occupation de la mairie de Bruch, le lendemain, par une douzaine de démocrates, devant lesquels reculèrent près de quarante gardes nationaux, et une tentative sur Sainte-liarie, furent les seuls incidents qui troublèrent encore cette partie du département.
à Agen, avait eu cependant son insurrection, f)| p)(MRf MMKiérieuie*
Le Boiu-préfet m^ WQÎf emsit 4'ovg^fmv If défiwQie, avait été QbUg4 4o Q^«rftU9in9MM«nA^ qui menaçaient l» Se«^réf«6tWFP,
Il quitta ViUtneuve a( «a rw4il i )'iHl«Ji«mui iHMti^ d'S^aai. «aiapB îmm^% de 44teBUQ9. m étf4t KM^ par quelques troupea 4d ligQQ»
La ville resta prèl di ciAq j0|in ap poHViHF 4« l'in- BuiveolioD. L» CoRiiniiiHOR r^volptiQoaaire qui l'étût installée h la 3QiW'Préf«çtvFg i|'§§«ayfi PAf m4mA 4iP tenter un mouveisent wr Aggp, I^OUF 49s moU^ w'il nams eat dii|ci)6 â'»ppr4ci§r. ^ii« pi>«( 4^«v .fMt«r dans l'inaction la plus absolue. Une courageysf j^tu^e Jénàa. <ipQUM d'un 448 cNfii 4u BftFti 4^Q0^ue, venue de !J[#rao i^ VUlQn9Pv§ pouF K&YQir «ti l99 r^PHfalieaiiia 4fi eette viUe é^ent 4MP94és (^temerqyeiqMe chose de sérieux, treuva la CPWmlWiQQ 4firman(4'VP paisible MinmiU k l'bftt^ 4e 1» ^pu9'-Pr^<PfitHre ç( ne put réuaBtr h l4 ^m 4P SQO 9fifttJ^ip<
Toutefoi», il y ft mi fait âipii)9(anieQrkpit9r«14p à eenatater au sujet 4p riofiUfpçQtiQp ^ VilleneMvq. Pendant les «inq jpur» P(i h vÛle râj>iia «p pQuvmr 46s P^ublicaina. U n'y eut i^ déplpror a\jiçu9Q 0^9^ d'excès.
Pendant que me «vénewmtfi f» vmmm I Agfp «t à Villfinfiiive. 1a ville 4» Mwman4p ^\ )p ^tre d'une uuiuii««ttOI) 4'mi «|oh«t; rPRiiTiBablfi, «( qpi
diiOM 4a tâutM qsUm 909 opu« «vem r§i!»>«t<iw jsfr-
qu'ici.
— Si —
A Uamande, las sao}étés aeppàtea oe jouiMpt Auawi réle, les sooifiUBteB et les démoeratea avancés fvmui relégués au second plan \ la résistance fut l'aiiivre prea* que exelusive de pépublicaiBa qqdérés. Us eiatovràreiit leur résistance de formes légales qui donnant un oarn^ tère tout particulier au mouvameat marmandais. un dirait que cette ville, voisine du berceau de If^ Gironda» tenait à henneiir de donnpr un exemple d'une insurrection girondine.
Marmande est une jolie villa da dix mille habitants, située sur la rive droite de la Garonne, à cpiinae au seize lieues de Bordeaux. L'opinion républioaina y dominait alors, tant dans la beurgeûiaia que d^na Iq peuple.
La nouvelle du Geup d'âtat connue le 3 au matin» y produisit la plus vive émotion. Doux réuB^ûns des bomr mes influents du pard Mpublipain eurent Ueu abez M. Vergnes, ancien représentant à la Constituante, et on y décida, non pas une prise d'armea, ta on anten-r dait agir régulièsement, «9 mais bien pna convocation extraordinaire du Gonseil muaieiBal.
il est vrai que ce OQnseil était ep tris-;gnande |na}orite républicain. Le parti réactionnaire n'y était représenté que par le maire Dufbpr et quelques membres^
Le Gonseil se néupit donc à rgàteUde-:ViUe, dis Tene trée de la nuit, sous la présidence du ipaire, Unmea%-i bre déposa une proposition tendant It ee que oe Oonaail municipal votât, en exéoiitian de l'articla &Sk de la Constitution, une résolution ^e refus d'ohéisaanae au Président de la République. Beaucoup de membrcia du Conseil bésitaiant b se lancer dans petta voi«. fiivsrs
orateurs prirent donc la parole pour et contre la proposition. Les heures s'écoulèrent. On dépensa beaucoup d'éloquence sans que la question avançât fort. Le maire, du reste, s'y opposait énergiquement sous le prétexte commode pour des esprits timorés, qu'une telle résolution outrepassait les attributions d'un Gon* seil municipal.
Cependant, le peuple, en proie à la plus vive agitation, stationnait en foule sous les croisées de l'Hôtelde-YilIe. Des orateurs improvisés le haranguaient dans le sens de la résistance. Bon nombre de démocrates accourus des petites villes voisines se faisaient remarquer par leur animation.
Dix heures sonnèrent, le Conseil lie décidait rien. Les nuits de décembre sont froides. Le peuple commence à s'impatienter.
Quelqu'un s'écrie qu'il est honteux que le peuple gèle dans la rue, tandis que ses mandataires bavardent dans une salle bien chauffée.
Un autre dit que les conseillers sont tous des modérés, incapables de prendre une résolution.
Le peuple s'agite, murmure, pousse des clameurs.
Un orateur réclame le silence, et propose que le peuple nomme dés délégués qui assistent à la délibération du Conseil, et lui signifient respectueusement les volontés du peuple.
L'idée est adoptée d'enthousiasme. Les délégués sont désignés, tous démocrates prononcés, et ils se présentent au Conseil. On ne pouvait guère refuser de les admettre.
Leur présence eut un efPetmerveineux. La délibéra-
tioQ qi)i menaçait de 8*éteroiser fiit promptement eloae. L'un des membres rédigea une résolution par laquelle le Conseil municipal de la ville de Harmande, vu Tarticle 68 de la Constitution* déclarait le Président de la République déchu deses fonctions et lui refusait obéissance. Tous les conseillers, si indécis naguère» signèrent» excepté le maire qui refusa son adhésion.
Avant minuit, Tun des délégués, M. ]Petit-Laf&tte, du Mas-d'Agenais, s'emparait de la résolution et en donnait lecture au peuple qui couvrait d'applaudissements ses délégués.
Le lendemain, il s'agit de faire exécutei* la résolution. Une députation, composée de MM. Yergnes. Laffiteau, Mouran aîné etBaccarisse, se présenta au souspréfet Pelline, lui signifia la résolution du Conseil et le mit' en demeure de se prononcer. Le sous-préfet, s'il faut s'en rapporter à sa déposition devant le Conseil de guerre de Bordeaux, répondit qu'il ne reconnaissait pas une délibération illégale et arrachée par la pression, ajoutant, du reste, qu'il approuvait hautement les décrets du Président de la République. Les députés prirent acte de cette déclaration et annoncèrent que le Conseil aviserait.
Le sous-préfet ayait déclaré précédemment ne pas s'opposer, dans Tintérét de l'ordre, à la réorganisation de la garde nationale dissoute depuis quelques mois.
En attendant, il convoquait à Marmande toutes les brigades de gendarmerie de l'arrondissement et cherchait à organiser la défense de l'autorité. Fait à noter, la garde nationale de Cocumont, bourg tout dévoué au « parti de l'ordre, » se mit en marche pour aller au
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mbdatH m»m}^HtèU HélMOi^titeÉHMti léb fiHléftts tMIftisàdé fie i'oHlrc» dé GëobBÎbfit rftrtt¥6reflt U Itaribondè ctUë {iour y être âéëarÉieb pi¥ l'ëmeetë; stuis tâétné avoir (eii l'fatiiliieur de Bi-ôlëih btie aoiotee (1).
Le jéilâl èoir, lé Ottnseil se i^utiit de boUVèeui Le PiMet pé», lè iëbl4ui boQtë^ était féit; la dtaétt^en ne ftit ^ài lôn^è. Le Qdfasèil pmbh^ done tf^o(n^ niem IS desiitutioti dli tn&i^é, Ift'déellétmëè du ^ouspréfèt èi là i-éVôc&tion de (ttaàt^e tnéiUbf ëè t[Ui ft'étaiëlit âb§tetluâ d'a^sistef & la Séance dé M VëlUë. Il ë'ttdjdignit, pour les remplacer, MM. Mét^edU, MoUfaftàlfifi, Gel-gërèÀ et Bacfearïsse.
t:e ftii ijbh dëfoiër décret. Lé léfadëtBàin, il félttit {fléifaS p6UVëil>â â line Gotiimiésiob deé trois inéiËbi^ et diëpât'bt de la ëéëbé.
Gëttè Gtimniisâion était ëohipoèéé de MM. Véf^es, 6oy&èàU et MbU^ab blbé. M. Vergiiès prSsidait.
Déë bë monlëHi les ëbtiSës biërëbëfent Vite. Mi lètgnëi signifia dd sous-préfet (JU'll était ^elèTé de 6è8 fbbctiob». Cëiai-ci èe l^tifa et paitit j^dbh Bordëkiix 8Vec i'idgéniéùi' Joly. Lé lieutëtidbt de gëtiâatâièrie tldyeilé éë Irëtirâ égalëhlent bvec t^ëbtë'ëib^ g|ëbdarmes à cheval, d'abord à Gouthdt>es, pdië b ift Rédle (Gironde).
f ëU kptké, ràticiéb ëbMtiiaâdatlt dé 1& ^rdè Utttioilàlè tidëëaf iëâe présidait tt la distribUtiob au peuple de huit à iiëUf ëëbtâ faM qUi ëë trouvaient k la Béus-
(i) Noiis j[>«Uodi fMk «M inSHiA dSMU dtng te édUptb rétâM wmplet d« procis Pc^nnt devant le Cod*^ de guerre de BordeauK, iaaèrp dans la GàxMe d«t Tribunaux dn 18 janvier 18SS et nuliiéroB suivants.
Pr6fectHre4 La idiose ee fit â«i8 le plvi grbitfl Mre» oontraitement b ce qui a été irabonté. Il y etit^ tottte>> fois» UB acte de pillagei Quelques kâiTidus tuèrent et plumèrent les volailles du sbuë-prëftt^ lÉiéiaUs ne les mangèi^flt ^as f Hé Yergnae fit mettre cet màraudèurfe en prison.
L'uil des premiers aetea dd la Coiblnibsioà Ait là nbmiôàtion de raneiefa bhëf d'eseadron Pejrroilni au commandement supérlëttlr dès gardes nafienâleb dt ràfroûdissemefité
Ml Peyronni était un abcien et brillant officier de eaVslerie qui dvdit serri en Afirique de la manière la illûs distinguiez II ttait offieie^de l&Mgioli é'hBû^ neur«
En 1644^ il avait quitté le seMce II la suite d'un différend aveo le eoloneli depuis général âd^dttisien Youssouf • Ses opinioûs le rattabhaiebt au parti ré{itt^ blicain le plus modéré. Il s'était montré fort hostile aux idées sociéliëtëd;
« J'accepte, iiMl^Itt ^taïadf lé CenmiaflaeffiëAt, pour rexer> eer en homme d'honneur, pour défendre la Gonatitution et pour faire fusUler la canaiUe si elle Toulait se porter à des aetes é6ùpat)les [i], »
Quelques insiaiità aprës^ il répétait en I)résencë du peuple armé i
• 81 ^eiqtl'tth ildné dé pîUftgêJë lui pàsfie mon sabré ii travers le corps (2). »
(1) Déposition de M. Mannat aa procès Peyronnli (V^ là BMeîiè des Tribunaux du i5 jauvier et ntundrob siiiTiditSj)
(2) Déposition du8o«to*p^êM Pttlliiie in lÊiÊiaé pAim.
Tel Atait rhomme qu^un de ces peraonûages qu'on ne qualifie pas, républicain exalté devenu réactionnaire non moins exalté, représentidt dans un document destiné à éclairer la justice, et reproduit par une foule de journaux, comme une sorte de chef de bandits à la physionomie farouche, qu'il comparait tour k tour à Garibaidi et à Mina, parcourant les rues de Harmande à la tête d'une bande hideuse, hurlant : Vive la guillotine ! mort aux riches (i)!
M. Peyronni n'était peut-être pas même un répubii* cains d'opinions bien arrêtées. Quelques semaines après, devant le Conseil de guerre de Bordeaux, il se déclarait prit à bmhr le Coup ffÊtai, eel Àu$UrliU d$ la politique (2).
La Commission révolutionnaire fit afficher dans la journée du vendredi la proclamation suivante que noua extrayons des pièces du procès Peyronni (3) :
RfiPUBUQUB FRANÇAISE
Habitants de Marmande, Nous venons d'être revêtus par le Conseil municipal de l'autorité eommunale, et constitués en commission provisoire munis de tous les pouvoirs pour maintenir l'ordre et la tranquillité, mais ^n même temps pour assurer l'exécution de la délibération du Conseil en date du 3 de ce mois, portant refus d'obéissance au gouTemement qui a voulu s'imposer à la France à l'aide d'un audacieux coup^de main.
(1)06 document te trouve imprimé panni les pièces de rinttractioD du prooès Peyronni.
(2) Paroles textuellas de M. Pe^^nni.
(^ GoMiUe des TribmumnâvL 13 janvier iStt*
Nous nous sommes constitués et nous avops adopté ces pouvoirs pour la défense de la Constitution. Cette défense va être immédiatement organisée. Que tous les citoyens prêtent leur concours à cette œuvre patriotique.
La garde nationale est rétablie et la sûreté de la ville lui est confiée.
Vive la République!
Fait à la mairie de Marmande, le 5 décembre 1851.
Lts mmbres de la CommUtion pramêoire :
Yehgnbs, président; GoYNEAU et MouRAN aîué.
MarmaDde. — Imprimerie de Peloubim^ rue de Puyguereaud, 10.
Peyronni, de son côté, fit afficher Tordre suivant :