Rbg. h, 1789, fol. 93 et
3. Nous n*insislons pas sur les détails de cette entrée, qui fut entourée d'une grande pompe, parce que sur ce point le procès-verbal du Registre est reproduit dans Félibien (t. V, Preuves, p. 443). Le roi était arrivé à cheval avec d'Épernon et les cardinaux de Bourbon et de Vendôme. A Bourg-la-Reine, il essuya la harangue, d*ailleurs très brève, de Villequier, le gouverneur de Paris, mais dit en riant au prévôt des marchands de réserver pour le lendemain matin à son lever le discours qu'il se préparait à débiter, parce qu'on avait encore deux lieues à faire avant d'entrer à Paris. Nous citerons seulement l'inscription mise sur la porte Saint-Jacques et sur celle de l'Hôtel de Ville : « Au roy très chrétien et très victo-
préparer vingt-deux grosses pièces de rartiileric et grande quantité de boestes ». Devant la maison commune, on disposa « grand amas de bois pour ung feu publicq et général ». Toutes les boutiques du pont Notre-Dame furent illuminées, ainsi que les maisons « des rues Saint^Jacques l't de la Boucherie, Saint-Denis jusques au tournant de la rue de la Ferronnerye, et de là à la rue Saint-Honoré jusque vers la croix du Tiroir vers le Louvre, où le roi allait descendre; et, pour obviera Tobscurité de la nuict, estant près de six heures lorsque le roi sortit de Notre-Dame, MM. de la Ville avoient commandé faire mettre au parvis Notre-Dame et devers THostel-Dieu plusieurs grands flambeaux et feux de poix ardente pour esclairer ledict passaige * ». La relation officielle raconte que, sur le parcours du cortège royal, le peuple, « esmeu de joye et resjouissance », cria Vive le roi ! bycc transport, mais c'était, paraîtil, un transport intéressé, car TEstoile rapporte que Ton avait distribué de l'argent à « quelque nombre de populasse ramassée, et, entre icelle, une bonne partie de faquins ». Voilà les gens qui criaient Vive le roi! « Et fust le tout, ajoute le chroniqueur, fait de Texprès conunandement de Sa Majesté, irritée et envieuse de l'honneur que donnoit ce «ot peuple au duc de Guise, auquel il attribuoit la louange <le tous les heureux succès de ceste victoire, sans faire aucune mention du roy, non plus que s'il ne l'eust point recongneu *. » Au premier abord, on serait tenté de croire que la municipalité parisienne ne fit entendre à Henri III, He retour en sa capitale, qu'une phraséologie creuse et servile ; toutefois, à bien lire la harangue que le prévôt dos
rieux, Henri troisiesme^ roy de France et de Polongne, père de son peuple, pour rheureux succès de ses victoires contre les reistres, suisses, lansquenets et autres, sa Ville de Paris, très fidelle et très obeyssante, luy voue et donne perpétuelle félicité, »