‹ Paris et la Ligue sous le Règne de Henri IIIChapitre 190 sur 314 · Cette heure est indiquée dans la relation de Sainct-Yon · texte numérisé non relu

Cette heure est indiquée dans la relation de Sainct-Yon

f on aurait pu croire qu'il allait faire sa promenade habituelle. Comme il franchissait la porte Neuve, un bourgeois royaliste, qui, la veille, avait sauvé le maréchal de Biron, s'approcha de lui et lui dit de se hâter, parce que le duc do Guise s'apprêtait à marcher sur le Louvre avec une troupe de douze cents honMues du parti ligueur. Le sieur Boursier, capitaine de la rue Saint-Denis, avait annoncé tout haut le but de l'expédition *. Le roi s'arrêta aux Tuileries « quelque peu, appuyé sur une pierre, il pleura fort chaudement et dit : 0 ville ingrate, je t'ay plus aymée que ma propre femme! * » A cinq heures du soir ', Pinart rejoignit son maître et lui apporta le message de Catherine. Il n'y avait plus à hésiter. Henri se rendit aux écuries, qui se trouvaient aux Tuileries, et monta à cheval avec toute sa suite. Son écuyer du Halde, tout ému, le botta, et, dans sa précipitation, lui mit un éperon à l'envers : « Je ne vais pas voir ma maîtresse, dit le roi ; nous avons un plus long chemin k faire ». Et il prit la route de Saint-Cloud, après s'être retourné vers Paris pour maudire la ville et jurer qu'il n'y rentrerait « que par la brèche * ». Les courtisans qui se trouvaient là se procurèrent des chevaux comme ils purent t$ et en trouvant à grand'peine; nous monstames tous la pluspart sans bottes », dit Chevemy. Avec le chancelier, le roi emmenait le duc de Montpensier ^^ M. de Longueville,

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