‹ Paris et la Ligue sous le Règne de Henri IIIChapitre 200 sur 314 · Voy. notre Hitt, munie, p · texte numérisé non relu

Voy. notre Hitt, munie, p

3. Db Thou (t. X, p. 269) commet une erreur en disant que SainctrYon et Bonnard, ayant convaincu les ligueurs de leur fidélité, furent conservés dans leurs charges d'échevins. Le texte des Registres dit le contraire, et TEstoile explique, avec plus de précision encore, que Costeblanche, drapier, demeurant rue de la Tonnellerie, fut nommé au lieu de l'avocat Sainct-Yon « malade », et Robert Desprès, marchand teinturier de la pelleterie, au lieu de Bonnard.

refusé les fonctions de prévôt des marchands, d'abord parce qu'il n'était pas Parisien et ensuite à cause de sa qualité de « serviteur et conunis domestique du seigneur de Guise ' », il fallut réunir une seconde assemblée et procéder à de nouvelles élections. Cette seconde assemblée eut lieu le vendredi 20 mai et fut beaucoup plus nombreuse que la précédente. Le duc de Guise s'y rendit, accompagné du prince de Joinville, son fils et « autres princes, seigneurs et gentilshommes ». Il fit lire par le greffier des lettres du cardinal de Bourbon qui étaient ainsi conçues : « Messieurs, ne pouvant aller en vostre Hostel de Ville, à cause de mon indisposition, j'ay prié M. de Guyse, mon nepveu, d'y voulloir aller et adviser à tout ce qui sera besoing pour le repos de ladicte ville et des gens de bien, soubz le bon plaisir et aucthorité du roy mon seigneur ». Le duc de Guise prit ensuite la parole et déclara lui-même que le sieur de Marchaumont, « pour n'estre natif de ceste ville et pour estre son ami domestique », ne pouvait accepter la charge de prévôt des marchands sans contrevenir aux coutumes et privilèges de Paris. Il conclut en priant l'assemblée d'élire un autre prévôt des marchands. Plusieurs proposèrent alors de nommer La Chapelle-Marteau, qui avait eu le plus de voix dans la dernière élection après M. de Marchaumont. Guise ayant adhéré à cette motion, La Chapelle-Marteau fut « nommé et confirmé tout d'une voix et par acclamation publicque ». Les nouveaux officiers municipaux, et Brigard, le nouveau procureur de la Ville *, prêtèrent ensuite serment sur « le

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