L'Estoile, ibid,, p
2. Il était alors président à mortier au Parlemeot, en survivance de son oncle Augustin. Sa mission lui valut le titre de conseiller d'État, le 26 août 1588.
3. Db Thou, t. X, p. 305 à 310, raconte longuement les péripéties de 9a mission en Normandie.
quait pas d'habileté fut la révocation en bloc, par leltres patentes (27 mai), de trente-cinq à quarante édits bursaiix, résultats des concussions financières des dernières années *. On coupait court ainsi aux déclamations des ligueurs, qui se plaignaient hautement du poids des impôts.
Tandis que le roi cherchait à constituer à Chartres un centre de gouvernement et à ressaisir une ombre d'autorité, la Ligue, installée à Paris comme dans une citadollo imprenable , étendait ses intrigues à toutes les provinces et recueillait les fruits de sa* victoire. Le duc de Guise en personne, laissant à Paris le vieux cardinal de Bourbon et le cardinal de Vendôme, neveu du précédent et fils du prince de Condé, Guise, disons-nous, avait poussé une pointe jusqu'à Meaux et à Château-Thierry. Un brave otlicier, Tristan de Rostcing, gouverneur du château de Melun, empêcha Saint-Paul, lieutenant du duc de Guise, de prendre cette dernière place. Jean d'Hemery, sieur de Villers, conserva aussi quelque temps la place de Corbeil que le roi Favait chargé de défendre ; mais Henri III, ne voulant pas laisser écraser son lieutenant par les Parisiens, lui donna Tordre d'évacuer cette position. Troyes avait d'abord résisté aux avances de la Ligue, et les échevins de cette ville avaient même renvoyé au roi les lettres du duc de Guise et des Parisiens; malheureusement, si les magistrats municipaux donnaient l'exemple de la fidélité à l'ordre établi, il n'en était pas de même du bas peuple, travaillé depuis longtemps par les émissaires cléricaux. Après avoir échoué dans une première tentative pour entrer dans la ville, le cardinal de Guise, qui avail quitté Paris déguisé sur la fin de mai et avait dû y revenir, jetant feu et flammes contre les Troyens, réussit, le 14 juin, à pénétrer dans leur cité, grâce à la complicité