‹ Paris et la Ligue sous le Règne de Henri IIIChapitre 238 sur 314 · Journal de Bernard, p · texte numérisé non relu

Journal de Bernard, p

d*abord le 28 novembre, chez le prévôt des marchands de la ville de Paris, La Chapelle-Marteau. Un souper sert de prétexte : Coussin, Bernard, les présidents de Normandie^ de Guyenne, de Provence, de Lyon et Bassompierre. « La table levée », Guise prend la parole, insiste sur la détresse du roi et prie les députés de faire quelque chose « pour son soulagement ' ». Mais, malgré la popularité de l'orateur , les convives de La Chapelle-Marteau restèrent froids, et le duc ne gagna rien sur eux '. Il revint à la charge le lendemain et manda le président de Neuilly , Bernard, Du Vert, représentant de Provence, Le Roy, représentant de Picardie, et d'autres députés. « Après nous avoir fait préparer des sièges en son cabinet, écrit Bernard, il nous déclara le zèle qu'il avoit à la conservation de TËtat, que s'il avoit hier soupe avec nous, ce n'étoit que par exprès commandement du roi, afin d'empêcher la rupture des États, les huguenots ne demandant autre chose... » Mais, comme il arrive souvent aux chefs de partis, qui s'étonnent de ne pouvoir arrêter les fanatiques par eux déchaînés, le duc de Guise ne put décider ses amis des États à faire au roi la moindre concession. « Nous lui fîmes entendre, écrit Bernard, qu'il étoit impossible d'ébranler la compagnie. »

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