Db Thou, t. X, p
3. I6id., p. 444. L*EsT0iL£ ajoute avec plus de prédsion que Mayenne faisait allusion à un prochain attentat contre le roi (t. Ill, p. 196j. D'Épernon écrivit aussi pour informer son maître d'une « conspiration contre sa personne ». Le bruit courait à la cour que « ce seroit le jour de Saint-Thomas ». L'Estoile confirme également la dénonciation faite au roi par la duchesse d'Âumale. T. III, p. 196.
le conduirait dans la capitale. Un courtisan apprit Texistcnce de ce projet de la bouche du sieur de Provenchères, domestique du duc de Guise, et alla aussitôt en informer le roi *, Mayenne, d'après certains historiens, aurait également appris au roi le but final du plan des ligueurs. Etienne Pasquier, qui constate ce fait grave, rapporte qu'il courut à Blois « un bruit sourd que l'opinion de M. de Guise estoit de ramener le roy à Paris, après la closture des Estais, et de disposer tellement les affaires qu'il ne l'en eust osé éconduire »; Pasquier assure « que ce fascheux bruit n'apporta de petits tintouins en la teste du roy * ». Un violent entretien qu'eut le duc de Guise avec Henri III le jeudi 22 décembre, k Tissue de la messe, entretien qui dura jusqu'à midi, dissipa les dernières hésitations du roi ^ Il prit, d'ailleurs, le temps de la réflexion, car, dès le 18 décembre, il avait tenu un conseil avec quelques courtisans dévoués : le maréchal d'Aumont, Nicolas d'Angennes, seigneur de Rambouillet, et Antoine de Brichanteau, sieur de Beauvais-Nangis *. Aucune résolution ne fut arrêtée ce jour-là; mais, le lendemain, dans un second conciliabule auquel prit pari Louis d'Angennes, frère de Rambouillet, la mort du duc fut décidée. On reconnut également la nécessité do mettrez la main sur le cardinal de Guise, le prince de Joinville, les ducs de Ne-