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lève sur le clergé de France), dont la ville de Paris fut chargée d'un million pour sa part, par capitation sur les plus aisés. » Henri faisait venir un par un les principaux magistrats et les plus riches habitants, et prenait à ceuxlà 600 livres, à ceux-ci 1,200 « selon leurs facultés ». On créa quatre places nouvelles de conseillers aux enquêtes du Palais, à io,000 livres chacune; les parties casuelles furent baillées à ferme pour 80,000 livres par mois ; des coupes furent ordonnées dans les forêts royales *. « Bref, le bruit de la cour de ce temps n'estoit autre, sinon que le roy n'avoit de quoy avoir à disner et que le moien qu'il avoit de vivre n'est que par empruntes. » La cour était plongée dans cette détresse quand on apprit que, dans la nuit du 10 mai, le reliquaire de la vraie croix, que Ton conservait à la Sainte-Chapelle, avait été volé. Ce fut un grave événement dont le corps de Ville s'émut, ainsi que l'attestent les registres.
En portant la nouvelle à la connaissance de la population, le prévôt des marchands fit connaître que SOO écus seraient remis à celui qui révélerait le nom du voleur de la précieuse relique. « La commune opinion, dit l'Estoile, estoit qu'on Favoit envolée en Italie pour gage d'une grande somme de. deniers, du consentement tacite du roi et de la roine sa mère •. » Quoi qu'il en soit, la Ville envoya aussitôt mandement aux capitaines pour faire surveiller les personnes qui sortaient de la capitale • et prit les mesures qui dépendaient d'elle pour retrouver « la vraie
croix ». Les capitaines de la rivière et les passeurs reçu-
1. L'Estoile prétend que les sommes ainsi obtenues par le roi furent employées « à faire un présent au capitaine Gas de la valeur de cinquante mil livres et plus, n T. I, p. 54.
2. Le chroniqueur ajoute en parlant de Catherine : « Le peuple Tavoit tellement en hofreur et mauvaise opinion que tout ce qui advenoit de malencontre lui estoit imputé ; et disoit-on qu'elle ne faisoit jamais bien que quand elle pensoit faire mal. »