De Thou, t. VII, p
2. Reo. h, 1781, f* 223. L'Estoile, t. I, p. 89, ii*est pas parfaitement exact quaud il écrit : « Le mardi 20% on leva à Paris en diligence, deux mil harquebusiers, paies par les bourgeois, qui, À cest effaict, furent quotizés et chargés, chacun pour leur part, de la solde des soldats levés, qu'on envola au pays chartrain où les seigneurs de Nevers et de Matignon esloient allés assembler des forces pour essayer à retenir et arresler ledit seigneur Duc en ladite ville de Dreux.... • En premier lieu, ce fut 2,400 hommes qu*on demanda à la Ville de Paris et non 2,000; ensuite, on ne les leva pas en un jour; enfin, les troupes levées à Paris ne devaient pas quitter la capitale et étaient destinées à défendre les tranchées. Tout cela résulte de l'analyse des textes du Registre.
communautés. Henri III se rendit en personne à PHôtel de Ville, avec une brillante escorte où figuraient le roi de Navarre, le cardinal de Guise, l'archevêque de Reims, révêque de Paris, MM. de Cheverny et de Bellièvrc. Le roi était orateur : il parla. « La compaignye assemblée, Sa Majesté a dict que aiant pieu à Dieu le appeler à la couronne et ramener par deçà en sa bonne ville de Paris, il a esté en sa court de Parlement pour sçavoir comme la justice y estoit administrée, pour la descharge de sa conscience, et à présent avoit bien vouUu venir en ceste assemblée pour exciter ses bons subjectz les bourgeois et habitans de ceste ville k la garde et conservation d'icelle, encores qu'il s'asseurc qu'ils y soient assez affectionnez, espérant que le repos qui y a esté interrompu y sera de brief restably. Dieu aidant, estant fort comptant de Tafifection et prompte obéissance qu'il a trouvée en ladicte ville, et mesmc du secours et accord qui luy a esté faict de deux mil hommes de pied et de deux cens hommes de cheval qu'il veult estre levez en ladicte ville pour la seurretté et garde d'icelle et aultrement comme il adviseroit et ordonneroit. Priant qu'ilz soient promptement levez et souldoyez, et, en ce faisant, combien qtCilz aient eu de bons rùys cy-devant qu'ilz ont bien aimez, il les aymera aultant et plus qu^eulx *. »
Comment répondre froidement aux meilleures paroles du monarque? Le prévôt des marchands remercia Henri III de l'honneur qu'il faisait à la ville « de la venir visiter en ceste compaignie » ; il s'excusa de n'avoir pu réaliser plus tôt les sommes que le roi demandait. La faute en était au malheur des temps et « au peu de moyen que ont les bourgeois de ladicte ville » *. Ils ne touchaient plus ni loyers ni fermages, ni rentes, « ayant les aucuns leurs biens aux