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rages des rentes assignées sur lui. Dans rassemblée municipale du 19 octobre 1S75, le prévôt des marchands constate « que le clergé doibt grandes sommes de deniers des arréraiges des renies constituées sur icelluy clergé, que ledict clergé ne tient compte de paier, quelques remonstrances qui leur aient esté faictes et saisies de leur revenu temporel, dont se font chascun jour infinies plainctes et clameurs par les bourgeois de ladicte ville auxquels sont deues lesdictes rentes *. » Le clergé finit cependant par s'engager à payer, dans le délai d'un mois, de notables sommes; et la Ville ordonna que le receveur municipal emploierait les premiers fonds versés à payer « les arréraiges des rentes deues par ladicte Ville, des quartiers de janvier, février, mars, avril, mars et juing, et après ceulx depuis escheuz. » Du reste, il n'était pas aisé de faire voyager l'or sur les grandes roules. La sécurité des transports laissait tellement h désirer que la Ville ne pouvait faire venir « les deniers de Bretaigne estans à Angers » et qui étaient relenuz audictlieu,/?Oi/;' ledanger deschamps^. » A la cour, en ce même mois d'octobre 1575, on n'était pas plus en sûreté que sur la route de Bretagne. Du Guast, le plus énergique des mignons du roi, fut assassiné, le 31 octobre, dans une petite maison qu'il louait rue Saint- Honoré, pour y cacher ses amours avec une dame de la cour. Quels étaient les hommes masqués qui avaient commis le meurtre? Probablement le baron de Viteaux, « qui estoit à Monsieur »; il avait, deux ans auparavant, déjà tué l'un des favoris du roi, Antoine d'Alègre, sieur de Millaud. Chose étrange ! le roi se contenta de faire à Du Guast de magnifiques obsèques. De Thou dit qu'il ne fut pas très
1. La Ville dut recourir à des mesures plus rigoureuses. Elle fit écrouer à la Conciergerie Philibert de Castille, receveur du clergé. W est vrai quMl n'y resta pas longtemps et fut mis en liberté le 18 novembre. [Ibid., f> 241.)