Rbg. h, 1781, ^ 243 à
de leurs béneffices ; mais ne seront exemptz pour ce qu'ilz possèdent de patrîmoyne ». Cojnme d'habîtude, le prévôt des marchands et les échevins feraient la répartition des taxes avec le concours des bourgeois notables. Enfin le souverain prie le prévôt des marchands de « faire en sorte que les deniers que fournira nostre dicte ville se lèvent et ceuillent, attendu Turgence et importance grande de ceste affaire, le plustôt qu'il sera possible ».
Dans l'assemblée générale qui eut lieu à THôtel de Ville les 12 et 13 décembre, les représentants de la population parisienne décidèrent qu'on adresserait au roi « de très humbles remonstrances de Testât et nécessité des affaires de ladicte ville , bourgeois et habitans d'icelle , abbus et corruptions de mœurs estans es estatz tant de l'église et justice que gendarmerie ». Une commission de vingt-deux membres fut chargée de rédiger ces remontrances. Elle comprenait deux conseillers de Ville, deux quartiniers, quatre bourgeois et trois ecclésiastiques; les autres membres de la commission appartenaient aux compagnies souveraines : Parlement, Chambre des comptes, Cour des aides. Le texte arrêté par les vingt-deux n'indique donc pas seulement l'opinion d'un petit groupe de bourgeois : il reflète le^ sentiments de ce que Paris comptait de plus remarquable par l'intelligence et de plus élevé par la situation sociale. C'est le 19 décembre * que le prévôt des marchands, accompagné des membres de la commission des vingtdeux, se présenta au Louvre devant le roi et son conseil. Henri III était entouré du duc et du cardinal de Guise, du chancelier, du maréchal de Retz, et des autres membres du conseil. Le prévôt présenta le texte écrit des remontrances « et requit lecture en estre à l'instant faicte, ce qui a esté faict audict conseil. Sa Majesté et tous les-