Ibid., p. 465 et 535 à la note
3. Ibid., p. 466, et Rkg. H, 1183, fo 178 & 180. En 1499, nous trouvons Jean Hesselin, exerçant en commun avec son père Denis Uesselin, et avec survivance, la charge de receveur de la ville. Voy. Leroux de Limgy, Histoire de VHôtel de Ville de Paris, i^ partie, p. 183.
4. Les motifs donnés à Pappui de cette décision portaient « que Ton ne de voit appeler MM. des Courts souveraines ny aultres corps, collèges, chapitres, ne communaultez de ladicte ville, d'aultant que, es assemblées qui ont esté faictes de tout temps et ancienneté pour pareilles causes et pour les ellections ou résignations des offices de ladicte Ville, les corps n'y ont esté appelez; et partant que Ton doibt passer oultre. » Rkg. H, 1788, P> 33. Les assemblées qui recevaient les résignations d'offices municipaux n'étaient pas, en effet, des assemblées générales proprement dites, auxquelles étaient convoqués les délégués des cours souveraines, des cha-
on manda de Vigny « pour estrc oy et l'exorler par tous moyens à demeurer en sondîct office de receveur, et Juy donner toutes les seurettez, tant de sa personne que de ses biens, que besoing sera, d'aultant que la principalle cause de la résignation dudit de Vigny semble procedder des insolences, menaces, scandalles et outrages qu'on luy faict ordinairement en sa maison ». Mais de Vigny resta sourd à ces exhortations et insensible à ces promesses. Invoquant son état de santé, il pria l'assemblée avec insistance d'accepter sa résignation en faveur de Petremol. Ce dernier finit par être agréé, sans enthousiasme et à condition qu'il n'entrerait en fonction qu'au i" janvier 1577. De Vigny protesta encore contre cette dernière condition et réussit à faire mettre Petremol « en possession et saisine de l'office de receveur » à dater du 1*' juillet écoulé. Les quartiers de rente échus le 1" juillet devaient seulement èlre payés par le receveur démissionnaire. Mais un semblable arrangement souleva de violentes récriminations. Les registres constatent qu' « aulcuns citoiens, marchands bourgeois de cesto ville » ont protesté contre la nomination de Petremol et fait des molestes et inthimidations au prévôt des marchands, à tel point que le malheureux magistrat donna sa démission, rendit les sceaux et somma messieurs de la Ville de procéder à une nouvelle élection. Le 9 octobre, M. Mesmin, secrétaire du roi et l'un des échevins, alla communiquer ces incidents au souverain, sur Tordre verbal du Bureau de la Ville. Henri III n'est pas 4'îmu et se borne à répondre « que sa volonté est que, nonobstant ladicte ellection , encores pour ung temps le dict de Vigny continue sa charge, jusques autrement et
pitres et des corporations. Cétait, en général, le bureau de la Ville (prévôt, échevins et conseillers de Ville] qui recevait les résignations. Pour les cessions de la charge de procureur du roi et de la Ville, on appelait aussi les bourgeois notables, deux par quartier (voy. Hist, mun.^ p. 465), et quelquefois les quartiniers. {Ibid.^ p. 393.)
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plus avant il en ay ordonné ». Il prescrit en même temps au prévôt des marchands de conserver sa charge et de « faire le deu de son magistrat * ». Ainsi se termina cette affaire de la démission de M. de Vigny, qui était beaucoup plus grave qu'on ne pourrait le croire à première vue, parce qu'elle avait révélé au public la déplorable situation des finances municipales et fait craindre aux bons citoyens rinvasion des spéculateurs et des intrigants dans le maniement des deniers de la Ville ou plutôt de l'argent des rentes -.
Ce n'était pas seulement le receveur de la Ville qui était effrayé des conséquences de sa responsabilité pécuniaire. Le prévôt des marchands et les échevins avaient aussi à se défendre non seulement contre la dureté des ordres du roi, contre les récriminations des rentiers, mais aussi contre l'inquisition méticuleuse de la Chambre des comptes. Le 26 février 1577, le Bureau de la Ville s'assembla « pour adviser sur la poursuitte qui se faict en la Chambre des comptes allencontre de M. de Louans, conseiller du roy en son privé conseil et maistre des requestes ordinaire de son hostel, cy-devant et naguères prévost des marchands, de Bragelongne, Danfes, Le Jay et de la Barre ^, aussy ci-devant et naguères eschevins d'icelle ville, pour raison de la représentation des premiers rooUes faictz pour la levée de cinquante mil livres tournois
1. Reo. h, 1788, f« 36. Les lettres royales ordonDanl & de Vigny de rester en charge sont datées du 24 octobre 1576.
2. Petremol avait une assez mauvaise réputation. Il avait acheté TofOce de receveur municipal au prix de 30,000 livres, somme considérable pour l'époque, et « chacun pensa incontinent qu'il ne lavoit si chèrement achetée que pour en tirer quelque grand prou fit, au dommage et préjudice du pauvre .peuple ». (L'EsTOiLE, t. I, p. 159.) Le chroniqueur ajoute qu'à propos de la vente faite par de Vigny de son office de receveur, « le président Nicolaï et le président Saint-Mesmin, lors prévost des marchans (tous deux présidens des comptes et de bien près alliés), entrèrent, en pleine assemblée de Ville, en grande contention et hautes paroles d'argus, soustenant l'un deux le parti de Tun, et l'autre le parti de l'autre. »