‹ Paris et la Ligue sous le Règne de Henri IIIChapitre 79 sur 314 · Rbo. h, 1788, ^ i · texte numérisé non relu

Rbo. h, 1788, ^ i

En résumé, au moment de la signature de la paix de Bergerac, la Ligue subit un temps d'arrêt dans son développement occulte; les Etats de Blois ont été une déception pour elle et pour le roi, qui lutte misérablement afin de so^ procurer quelques ressources. La Ville de Paris, ligueuse au fond, entre déjà en guerre contre un monarque dissipateur et fantasque, et Tassiège de remontrances qui ressemblent presque à des menaces. Â ce roi qui saisit les rentes do la Ville et plonge la main chaque jour dans la caisse municipale pour alimenter le luxe de favoris indignes, peu s*en faut que les magistrats municipaux ne répondent^ comme Tauteur de la France-Turquie * : « Nous refusons^ de fournir aucuns deniers de tailles et subsides, pour estre portez au lieu où ils puissent servir de cousteau aux ministres de S. M pour nous coupper la gorge. »

1. Libelle huguenot qui parut en 1575 à Paris et fut réimprimé & Orléans en 1516, in-8«. On y demandait Temprisonnement de Catherine de Médlcis dans un couvent, par ce motif qu'elle voulait soumettre la France au régime politique de la Turquie, où la faveur du prince dispose de la vie, de la situation et des biens de tous les sujets, de telle sorte que personne n*est grand ou noble par soi-même.

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