I. Institut. H6tel dei Konnaiet. Ecole dei Beanz-Artt
Ce chapitre comprend plusieurs musées et on devra non seulement choisir son jour pour tout voir en même temps, mais encore commencer par les choses visibles plus tôt. On ne poorrsiA voir tons lea muaéea que le mardi ou le vendredi. Celui des Beaux- Arts nVst publie que le diinanehe. Le musée monétaire n*est particulièrement intéressant que pour les personnes compétentes. — Déjeuner près du Luxembourg (p. 10 et 13).
JnHitut, PARI&. Bive ^. 10, 235
Le pont des Arts (pi. R. 20; /F), entre le Vieux Loutto et rinstitat, est une grande passerelle qui ne sert qu'aux piétons. Il a été construit de 1802 à 1804 et ainœl nommé parce que le LouTfe s'appelait alors le «palais des Arts». On a de beaux coups d'œil de ce pont en amont et en aval.
L1nitttB,t est cet édifice à coupole assez lourd qui s'élève sur la rive g. en face du Louvre , à l'extrémité du pont des Arts. Sa façade en hémicycle est flanquée de pavillons à arcades s'avançant sur le quai , et présente un péristyle d'ordre corinthien. Sur le devant, une statue de la République , par Soitoux.
Le cardinal Mazarin avait, dans son testament, destiné une somme considérable à l'établissement d'une maison d'éducation pour les jeunes gens des provinces nouvellement annexées à la France, c'est-à-dire du Roussilion, de Pignerol, des Flandres et de l'Alsace. L'édifice fut construit au milieu du xvii^ s., à la place qu'avait autrefois occupée le fameux hôtd de Nesle, où, selon une tradition, Marguerite de Bourgogne , femme de Louis X, attirait de jeunes étrangers, qu'elle faisait ensuite assassiner et jeter à la Seine, après avoir passé avec eux une nuit dans la débauche. L'établissement s'appela d'abord collège Mazarin , mais le peuple le nomma eolUge des Quatre^ Nations. La Révolution en fit une prison ; puis la Convention le donna aux Académies et le nomma palais de l'Institut.
VInstitut de France se divise en cinq académies : Académie Française, Académie des inscriptions et belles-lettres , Académie des êoienees, Académie des beaux-arts et Académie des sciences morales et politiques. Elles comptent chacune 40 membres ordinaires, excepté l'Académie des sciences, qui en a 66, et, sauf l'Acadénûe Française, elles ont de plus des membres libres, des associés étrangers et des correspondants. Leurs séances annuelles sont publiques (v. ci-dessous).
Le titre de «membre de VInstitut» est le plus élevé auquel aspirent en Franee l'homme de lettres et le savant; les Académies se composent donc d'hommes éminents, de célébrités littéraires et scientifiques. C'est ce qui prête un si haut intérêt h leurs séances, qu'elles tiennent au palais de rinstitut. La grande séance solennelle , qui réunît les cinq Académies, a lieu le 25 octobre. Pour assister à cette séance et aux séances annuelles , il faut des cartes d'entrée qu'on obtient au secrétariat. — L'Institut distribue un grand nombre de prix, dont nous mentionnons les principaux.
VAcadémie Française est surtout chargée de réviser le Dieticnnaire de la langue française , dit de l'Académie, et de rédiger le Dictionnaire historique de la langue française ^ ainsi que de décerner des prix fondés dans le but d'encourager les lettres ou la vertu. De ce nombre sont les prix Afontyan: un prix de 22463 fr., pour le Français qui aura aeeompli dans Tannée Taction la plus vertueuse, prix ordinairement partagé entre un grand nombre de personnes, et un prix de 21940 fr., pour Touvrage littéraire le plus utile aux mœurs, publié au plus depuis deux ans. 11 y a ensuite un prix G&berty de 11249 fr., pour l\>uvrage le plus éloquent sur Thistoire de Franee, etc. Séance annuelle au mois de mai.
'V Académie des inscription» et belles-leUre* a pour objet Tétude des inscriptions, des médailles, des monuments, des antiquités, des langues anciennes et orientales, de celles du moyen.- âge, etc. Elle publie des