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Quartiers extérieurs du Sud

On fera cette course le marofi, le jeudi où le samedi si l'on veut visiter les collections de TEcole supérieure des mines, ou Ton reviendra alors du «imetière. On pourrait aller de ce côté, le Honedi^ aux Gobelins (p. 255), si on ne. les a d^à visités; on aurait alors pour cela à sa disposition les voitures publiques qui passent dans la rue Gay-Lussac et sur les boul. Montparnasse et de Port-Royal (v. le plan de Tappendiee). Pour abréger, on peut aller directement au cimetière Montparnasse (omnibus V) ou au parc Montsouris (tramway de Montrouge).

Du pare Montsouris, il est aussi facile de faire une excursion par la ligne de Sceaux (p. 329). — Déjeuner près de la gare Montparnasse ou près du Luxembourg (v. p. 10 et 12).

I. Da Luxembourg à rObiervatoire et an eimetière Montparnasse.

£n remontant le boul. St-Michel à partir du jardin du Luxembourg, on passe à dr. devant TSeole supérieure des mines, qui renferme un riche ^musée de minéralogie , de géologie et de paléontologie] public les mardi, jeudi et samedi de 11 h. à 3 h.

L-entrée est au milieu. Dans le vestibule, de magnifiques échantillons, taillés et sculptés, de graphite de Sibérie. Dans resealler se voient des peintures murales par Hugard^ représentant des endroits célèbres au point de vue géologique (inscriptions).

Les 3 petites salles, deux à l'entrée et une au delà de Vesealier du . aeeond. forment à elles seules un petit musée de minéralogie, comme un résume de la grande collection.

Les collections minéralogique et géologique occupent 16 salles ou travées du 1er étage. Les vitrines sont numérotées a partir du S. ou de l'extrémité de g. en arrivant, et il ^ a partout des étiquettes. Les 3 premières travées sont consacrées à la géologie, -qui est classée d'après Tordre naturel des terrains. Les 10 travées suivantes comprennent la collection minéralogique, organisée conformément à la elassification chimique de Dufrénoy, c'est-à-dire par ordre de composition, en commençant par la silice et finissant par les métaux. Les armoires vitrées autour de la même partie de la galerie contiennent une collection très importante, par départements, des produits naturels de la France utilisés par l'industrie.

La collection paléontologique, aussi très considérable, est au 2^ étage. La classification en est faite d après l'ordre zoologique. Il y a dans une galerie conune dans l'autre des objets très curieux et de grand prix.

Le jardin du Luxembourg a ét^ considérablement réduit de nos Jours ; le triangle qu'il formait au S. a été coupé environ aux deux tiers de sa hauteur, à côté de l'Ecole des mines. On a seulement réservé Vallée de V Obêervatoire, qui a été convertie en une sorte de square, orné de colonnes surmontées de vases et de quatre groupes : l'Aurore, par Jouffroy; le Jour, par Perraud; le Crépuscule, par Crauk; la Nuit, par Gumery, A dr. de l'allée, près du jardin, le petit lycée Louis-le-Orand, dépendance du lycée qui est derrière la Sorbonne. Plus loin, VEc(de de pharmacie, avec des statues de Yauquelin et de Parmentier, et la Clinique d'accouchement.

Là où se terminait autrefois le jardin s'élève depuis 1874 la "■"fontaine de rObservatoire ou du Luxembourg (pi. G. 19). Elle est décorée d'un groupe de statues en bronze, par Carpeaux, les Quatre Parties du monde soutenant une sphère armillaire. Autour du socle sont huit chevaux marins en bronze, par Frémiet, et des tortues et

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des dauphins qui lancent des jets d'eau d'un bel eifet. — A l'Ë. se ▼oit le dôme du Val-de-Grâce (v. ci-dessous).

La place voisine est le carrefour de VOhaervatoire. A g. s'élève la atattie de Ney, par Rude , à peu près à l'endroit où le brave maréchal, condamné à mort par la Chambre des Pairs pour avoir passé du côté de Napoléon à son retour de l'île d'Elbe , a été fusillé le 7 déc. 1815. Cette statue n'est pas des mieux réussies ; le mouvement en est trop violent, et la bouche, qui est ouverte, d'un eifet désagréable. Derrière ce monument , le bal Bullier (p. 26).

De l'autre côté du boul. St-Miehel, dana la rue St-Jacques, se trouve St-Jaeques-du-Baut-Pus (pi. G. 19; V)^ église du xyii^b.

A côté est VJnHiiuHoH deê Sourds-Muets^ qu'on peut visiter avee une permission éerite du direeteur. On voit dans la cour ane statue de Tabbé de TEpée, fondateur de llnstitution, par Félix Martin, un sourdmuet. Il y a aussi un orme de 33 m. de haut , visible de fort loin. Cet arbre , reste d'nn qutneonce du cloître de St Magloire , passe pour avoir été planté sous Henri IV, en 160S, et ce serait le plus vieux de Paris.

La rue de TAbbé-de-l'Epée , qui ^asse entre l'église St- Jaques et rinstitution, aboutit un peu plus loin a la rue Gav^Lussac, où se trouve, n^ 41, le musit pédagogique^ ouvert les dim. et jeudi de 10 h. à 4 h.

Le Yal-de-Gr&ee (pi. G. 19), non loin de là, dans la rue St-Jacques, est un ancien couvent de bénédictines fondé par Anne d'Autriche, mère de Louis XIY, par suite d'un vœu qu'elle avait fait pour obtenir un fils, et transformé depuis 1790 en hôpital militaire, avec une école de médicine militaire. La seule partie curieuse est son église, construite de 1645 à 1666, sur les plans de Fr. Mansart Il y a dans la cour qui la précède une statue de Larrey, le chirurgien (1766-1842), bronze par David d'Angers. Le dôme élégant de cette église est une réduction de celui de St - Pierre de Rome : son diamètre est de près de 17 m. et sa hauteur de plus de 40 m.

L'intérieur est assez nu; on en remarque la voûte à eaissons et le maître autel à baldaquin en marbre, imités aussi de ceux de St-Pierre de Rome. La coupole est décorée d'une fresque par P. Mignard^ la Olotre des bienheureux, maintenant bien endommagée. Le groupe en marbre du maître autel est d'après celui de Hich. Anguier à 8t-Boch.

Jj avenue de l'Observatoire , au delà du carrefour, au S., conduit à rObieryatoire (pi. G. 20) , établissement célèbre fondé en 1672 et agrandi à diverses époques. Le méridien de Paris passe au milieu de l'Observatoire, et sa latitude se confond avec la façade méridionale de l'édifice. Le dôme sur la gauche , de 13 m. de diamètre , est en cuivre et tourne sur lui-même pour diriger la grande lunette qu'il renferme. Il y a aussi dans le jardin des bâtiments servant aux observations. Sous l'édifice sont des caves d'une profondeur égale à sa hauteur (27 m.) et à température constante (12^1), correspondant avec la plate-forme par vne sorte de puits; il y a des instruments météorologiques et magnétiques. L'établissement comprend encore, au 2^ étage du bâtiment principal , un musée astronomique, visible le premier samedi de chaque mois, avec une autorisation qu'il faut demander par écrit au directeur.

Devant la façade, la statue dele Verrier (1811-1877), l'astronome, par Chapu. — Dans les jardins au S. doit être érigée la sto^ued'Ara<7<»

Montparnasse. PARIS. Rive g. 13, 273

(17Ô6-18Ô3), aussi une des illustrations de TObservatoire , bronze par Oliva.

Nous prenons maintenant à dr. le houl. Montparnasse, qui mène à la gare de ce nom, après avoir croisé le houl. RaspaiL A peu de distance à g. sur ce dernier boulevard, la statue de Raspail (1794- 1878), le célèbre chimiste et démocrate, bronze par Morice. Le boul. Raspail, qui n'existe encore que par tronçons, commence au boul. St-Germain (pl.R. 17; / V) et aboutit non loin d'ici à la place Denfert- Rochereau (p. 270), après avoir longé le cimetière Montparnasse.

Le eimetière Xontparnaiie ou du Sud (pi. 6. 16) a son entrée principale sur le boul. Edgar-Quinet, qui commence au boul. Raspail , en face de la statue. Là aussi commence depuis 1890 la rue des Plantes , qui traverse le cimetière entre deux murs , percés chacun de deux portes de communication, puis passe au square de Montrouge (p. 275). Ce cimetière est le troisième de Paris. Il renferme moins de monuments remarquables que ceux du Père-Lachalse et de Montmartre, mais il mérite encore une visite. Heures, v. p. 167.

Il est divisé en earrés longs par des allées bordées d'arbres, de sorte que Ton y peut s'orienter facilement.

Von loin de l'entrée, à dr., Henri Martin^ Thistorlen (m. 1883)^ pyramide ornée de palmes. Puis le génértU Petit (m. 1863); sareopbage avec colonne et buste en bronze, par Boitel. Au commencement de ravenue du Nord, à dr., Pïerr«Zaro«*<e, (m. 1875), l'éditeur. — Dans l'avenue principale, à g., le monument d'une demoiselle Spieçel^ avec statue en marbre blanc; plus loin, celui à'Héloîse Loustal (m. 18B6); dans le massif, celui d'une dame JouréUtin, l'un et l'autre aussi avec statue. — Au rond-point, un monument de souvenir ^ en mémoire de ceux qui n'en ont pas. A dr., Desenne (m. 1827), dessinateur; buste en bronze. Plus loin à dr., Orjila^ le célèbre médecin et chimiste (m. 1853). — A dr. de l'avenue principale, Chaudet, statuaire (m. 1810). Derrière, *Mme de Garjf (m. 1876) ; statue par H. de Vauréal. — La tour à dr., dans le fond, est un ancien moulin, d un couvent de frères de St-Jean-de-Dien.

Au bord de l'avenue, près du rond-point, à dr. en revenant, ifme de Muuy (m. 1880). On aperçoit de là, plus loin à g., une belle chap. pseudogoth. ; entre cette chap. et l'avenue, Girard^ peintre (m. 1887); pyramide avec médaillon et bas-reliefs par Dantan. Puis *Rudey statuaire (m. 1856; boste). — Plus loin dans l'avenue transversale, à e., Ottavi^ député (m. 1841 ; buste). A dr., Beinardy théologien (m. 1842); médaillon par David d'Angers.

Avenue de l'Est, à l'extrémité de la précédente, H. de Myliuiy général (m. 1866); monument avec buste en bronze. Plus haut à dr., i« Verrier ^ l'astronome (m. 1877; sphère). En face, la jolie chap. Binçham. Il y a encore quelques monuments remarquables à dr. dans l'allée Baffet.

La seconde partie du cimetière, au delà de la rue des Plantes (v. cidessus) communique surtout avec la première par deux portes à l'extrémité de l'avenue du Kord. Cette partie, auparavant consacrée aux concessions temporaires, contient encore assez peu de monuments. En deçà des portes, à dr. de l'avenue, .A Moulin^ consul de France assassiné à Salonique en 1876 (buste). Vers le milieu de la seconde partie, à dr., un grand monument élevé aux militaires mort» pour la patrie. En face, celui des sapeurspompiers morts au feu. Derrière celui des militaires, à dr. dans l'avenue Thierry, FaI«nMii, anc. préfet de Strasbourg (m. 1879) ; buste en bronze. En face, une dame Elisa; statue eouchée par Leroux. En redescendant la même avenue, à dr., le colonel Herl>inçer (m. 1886); monument avec buste et haut-relief, par Etex, etc.

Vous revenons sur nos pas et continuons de suivre l'avenue du Nord dans la partie ancienne: à dr., Th. Olivier ^ fondateur de l'école centrale

Bfedeker. Paris. 10« édit. IB

274 Bive g. 13, PARIS. Mmtpamaê9€,

des arts et manufactures (m. 1853 ; médaillon) \ au milieu du carré, Albert Dwnont (m. 1884), archéologue, stèle terminée par un buste par Thomas, tourné de Tautre côté. Ensuite, à g. de l'avenue . non loin dn b&timent, Jacques LU/rtmc^ chirurgien et professeur (m. 1847); buste et bas-reliefs par Elshoeeht. Derrière le bâtiment: FerratMl. sculpteur (m. 1876 i buste) ^ le comte de Oaspari^ consul (m. 1879; grande stèle et buste en bronze; etc. Dans Tayenue de l*E8t en redescendant, à dr. : ffipp. LOms, architecte (m. 1867; chap.); les BouUtif de la Jfeitrthe^ hommes oolitiiines, le père (m. 1840; buste par David d'Angers) et le fils (m. 1868). Puis, à g., un rocher avec un médaillon, le tombeau d*^. Domès^ représentant du peuple tué par les insurgés en juin 1848. Au bas de l'avenue, à dr., le *monument de Mme Gollard-Bifféf peintre (m. 1871), le plus beau du cimetière, un joli petit temple style renaissance, par Destailleur et Doussamy, avec statue en marbre de la défunte, par Franceschi. A edté, Duban^ architecte (m. 1873 ; médaillon) ; en faee, Oaruelle d'AUçny, peintre (m. 1871 ; buste d*Btex).

La gare Montpamoise (pi. G. 16) est à peu de distance du cimetière , sur le boul. de ce nom. Elle est maintenant commune à la compagnie de V Ouest, pour ses lignes de Bretagne, et à VEtat^ pour son roseau de chemins de fér. Elle fait face à la rue de Rennes, belle rue moderne partant de St-Oermain-des-Prés (p. QÂi). C'est une des gares les plus incommodes , mais aussi des plus anciennes de Paris. Les bureaux de la banlieue (Versailles rive g.) sont au rez-de-chaussée, ceux des grandes lignes et les salles d'attente au premier étage , au niveau des voies. — Sur le boulevard aussi , à l'E., Notre- Dame-des^Champê , église bfttie de 1867 à 1875, dans un style roman bâtard.

Nota. Pour aller immédiatement au pare MontMuris au sortir du cimetière, on tournera à dr., en longeant toigours le cimetière, jusqu'à la place Denfert-Roehereau (v. ci-dessous). Pour aller aux Oobelins (p« 255), on retournerait au boul. Montparnasse (tramway de la Bastille).

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