II. Du earrefour de l'Obierratoire au pare Montf ouris
Nous prenons maintenant à dr. de l'avenue de l'Observatoire la rue Denfert-Roehereau, où nous passons, à dr., devant Vhospice des Enfants Assistes (enfants trouvés).
La place Denfert - Eoehereau , l'anc. place d'Enfer (pi. G. 17), où aboutit cette rue, est décorée d'un lion colossal en bronze , par Bartholdi, reproduction de celui de Belfort: «à la défense nationale, 1870 et 71 ». Ici aboutissent, à dr., à côté du cimetière Montparnasse (p. 273), le hoiU. Raspail (p. 273); à g., le bouL Arago^ qui commence à l'avenue des Oobelins (p. 255) et le boul. St-Jacques, suite du boul. d'Italie, venant de la place de ce nom (p. 257). '
La place Denfert-Roehereau a encore ses deux paviUons de l'anc. barrière d'Enfer, avec des frises assez remarquables.
Les Oataeombaa ont une de leurs principales entrées dans la cour du pavillon de dr. C'est de là qu'on les visite, dans la bonne saison, ordinairement le i^' et le 9fi sam. de chaque mois, avec une autorisation du directeur des travaux, à Thdtel de ville. Outre des vêtements asaez chauds, il faut une bonne chaussure et une bougie : on vend des bougies à rentrée (60 e.). La visite dure env. 1 h., et Ton ressort par la rueDareau, nO 93, près de Tavenue Montsouris (pi. 0. 17-20). — Les Catacombes sont d'anc. carrières, qui fournissaient déjà du temps des Romains de la pierre pour la construction des maisons. Elles s'étendent sous une grande partie
Catacombes, PARIS. Bive g. 13. 275
•de la rive g. Plusieurs des rues sous lesquelles elles existent, ayant commencé à s^enfoncer en 1784, le gouvernement fit construire des piliers et des contreforts là où le sol n^était pas suffisamment soutenu, et il ordonna qu'on y transporterait les ossements exhumés des cimetières qu'il supprimait alors: c'est pourquoi on les a nommées catacombes. Durant la Révolution et sous le régime de la Terreur, un nombre considérable de corps furent également jetés dans ces carrières. Lee ossements an'on y apportait de tontes parts y étaient entassés pêle-mêle; mais en 1810 on se mit à suivre un système régulier et à les ranger d'une manière svmétrique. Les parois des galeries sont garnies d'ossements humains, disposés avec beaucoup de soin et entremêlés de rangées de crânes. Cet ossuaire renferme de plus des inscriptions et des sentences diverses, un cénotaphe appelé «tombeau de Gilbert*, une «fontaine de la Samaritaine», une coUeetion ottéologique , composée d'ossements présentant quelque anomalie, déformés par des maladies, et un» eoUeetion mlnéraiogique recueillie dans les carrières. Outre la variété d^aspeet que présente le reste de ce dédale souterrain et capricieux, il y a encore à signaler le tombeau d*A8pairt, eonde^e du Val-de-Orâce , <iul bW égara et y trouva la mort en 1798, un escalier droit de 104 marches, a l'hôpital même du Valde-Grâee, et un plan-relief de Port-Mahon, exécuté par un ouvrier des Catacombes, qui avait été prisonnier à Port-Vahon.
Au delà des payillons, a g., est la gare de Sceaux (p. 18 et 328).
V avenue Montsouris (1 kll.), à dr. de cette gare, conduit directement au parc Montsouris (v. ci-dessous). Vavenue d*OrUans, i dr., y mène par un petit détour, mais elle est plus Intéressante. C'est du reste par là que passent les tramways. Ce quartier est le Petit- Montrouge. Le Grand- Montrouge ^ qui n'a rien d'intéressant, est plus loin, en dehors des fortifications.
A dr., par la deuxième rue latérale, on arrive au squahb db MoktxouoB (pi. G. 17), devant la mairie du xiv* arron4é$êement (Observatoire). Ce square est décoré d'un buste de la République en marbre, par Baffier; d'un Eclaireur, d'un Cheval attaqué par un tigre et d'une Paysanne d'Auvergne, bronzes par Sttuer^ Fratin et Mombur.
Plus loin, à dr., au coin des avenues d'Orléans et du Maine, St- Pierre-de-Montrouge (pi. G. 17), église moderne de style néo-roman, par Yaudremer, avec un clocher tout en pierre, terminé par une lanterne. — On peut regagner de là a g., par la rue d'Alësia, l'avenue Montsouris; si l'on va au contraire jusqu'au bout de l'avenue d'Orléans, il faut tourner ensuite à g. en deçà des fortifications.
Le pare Montionrii (pi. G. 21) , desservi , comme nous l'avons dit, par la tramway de Montiouge , l'est aussi par la chemin de fer de ceinture, station de Oentilly. Il a été achevé en 1878 et il forme maintenant, au S. de Paris, à côté des fortiflcations , une belle promenade publique^îomme celle des Buttes-Chaumont au N., mais moins grande et moins pittoresque. Sa superficie est d'environ 16 hectares. Le chemin de fer de Sceaux et le chemin de fer de ceinture le traversent. A l'endroit le plus élevé a été reconstruit le Bardo ou palais du bey de Tunis , édifice à quatre coupoles, dans le style moresque, qui était à l'exposition de 1867 ; c'est maintenant un observatoire. Plus bas , près du chemin de fer de Sceaux , un petit obûisque, érigé en l'honneur du colonel Flatters et des autres membres de la mission chargée des études du chemin de fer transsaharien, massacrés par les Touaregs en 1881. Au pied de la colline,
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un lac, alimenté pai une petite cascade; au-dessus, les Naufragés, groupe de marbre par Etex ; près de l'observatoire^ à TE., la Vieille mère , groupe en bronze par /. Escoula, etc. On a de ce parc une vue très étendue sur la ville, notamment sur la partie méridionale de la montagne Ste-Geneviève (Pantbéon) et la vallée de la Bièvre, peu habitée , mais dans laquelle se sont faits récemment des travaux de voirie considérables. En debors de Paris , au S.-E. , Vhoapice et le fort de Bieêtre,
A rO. , à côté de l'entrée principale du parc , se trouve le plus grand réservoir d'eau de Paris, le réiarvoir de la Yaïuie, qui a 3 hectares de superficie et peut contenir 250 000 m. cubes d'eau. L'aqueduc qui Talimente en fournit 90000 par jour; il a 156 kil. de longueur et 2 m. de diamètre. L'eau qu'il amène d'une telle distance est celle de la Vanne, petite rivière de la Champagne. On peut visiter ce réservoir ; l'entrée est de l'autre côté , dans la rue de la Tombe- Issoire. Il est sur le type unique adopté pour ces sortes de réservoirs : un étage supérieur voûté et couvert de gazon, qui est la partie essentielle, et un étage inférieure de réserve. Des employés montrent ce dernier étage (pourb.), mais on n'y peut circuler qu'avec de la lumière, et l'on n'y a par conséquent qu'une idée imparfaite de la hardiesse d'un ouvrage si gigantesque , avec ses énormes murailles et ses innombrables piliers soutenant des milliers de mètres cube d'eau. On peut monter seul sur le réservoir, qui est couvert, mais où l'on voit émerger l'eau, en gros bouillons bien clairs. C'est en la prenant aux sources et en l'amenant par un aqueduc couvert qu'on arrive à l'avoir si belle. La création du service des eaux de source ne date à Paris que d'une trentaine d'années. On y a déjà consacré 200 millions et il en reste encore une centaine à dépenser. On est toutefois déjà arrivé , avec ce réservoir et celui de la Dhuis (p. 175) à une distribution atteignant le étages le plus élevés des maisons de Paris et à 220 litres d'eau par jour pour chaque habitant.
La rue Beaunier, en face de rentrée du réservoir, ramène à l'avenue d*Orléans, près de la stat. des tramways de la gare de TEst et d'une sut. du ehemin de fer de ceinture.
Pour le retour, on pourra, si on ne l'a déjà fait, prendre à l'E. du parc ou à Montrouge le chemin de fer de ceinture, par Auteuil, jusqu'à la gare St-Lazare (v. l'appendice).
Excursion par la ligne de Sceaux, qui a une station dans le haut du parc, v. p. 328.