IV. VerialUea
Arrivée* La if are de la rive droite est à env. 1/4 d'h., la gare de la rive gauche à 10 min. du palais. Il y a une troisième gare au S.-E. de cette dernière, la çare dei CJiantierSy à 20 min. du palais, surtout pour les lignes de Bretagne et de Orande-Ceinture (p. 288). — Le bureau du tramway de Paris est près de la place d'Armes, à l'extrémité de l'avenue de 8t-01oud.
Hdtelat *H. des Réêervvir$^ rue du même nom, 9 et 11 (dîn., 6 et 6 fr.); H. Vatel^ même rue, 26 et 28, tous deux de 1«' ordre, le second recommandé pour sa table; H. Suisie, près de là, rue Pétigny et rue Keuve (déj.,
280 Env. de Par. U, VERSAILLES. Histoire.
2 fr. 50; dîn., 3 fr. 50; pens., 8 à 10 fr.) ; B. de France, rue Colbert, 5, côté K. de la plaee d* Armes ; H. de la Chasse (restaur.), rue de la Chancellerie, 6 et 8, coté S. de la même place.
Cafti-rMUnranto. généralement ehers à la carte : restavr. de Neptune^ rue des Réservoirs, 14; ea/i-rest. Laehariey même rue, 19, près de la grille (8 et 4fr.); H. Buiue (r. ci-dessus); cetfi de la dmidie, même rue, 13, et dans le parc, en face du bassin de Neptune ; Ca/i Anglais, rue duPlessis, 49, à la gare de la rive dr. (3 et 5 fr.); Gafi Américain (Bresnu), à côté, 47 (3 et 5 fr.), B. du 8abot-d'Or, id., 23 (2 fr. 50 et 3 fr. 50) ; brasserie Muller, au coin de Tarenue de St-Gloud et de la rue de la Pompe ; ca/i de la Placed^Armes, au coin de la rue Hoche, etc.
Fiaores: la course, à 1 ehev., 1 fr. 25; à 2 ehev., 1 fr. 50; l'heure, 2 fr.50.
Tramwavs : pour Paris , r. ci-dessus ; dans Tintérieur de la ville , du square du Plessis, extrémité de la rue de ce nom, à Orandchamp, extrémité de la rue Royale; du square du PlesHs à V Orangerie; de la gare des Chantiers à Montreuil , au N.-E. , et au rond- point du Chesnap, au K. : 15 et 25 C
VersaUles, ville de 49SÔ0 hab. et chef-lieu du départ, de Seineet-Oise , est une création de Louis XXV, qui avait d'abord sa rési* dence d'été à St-Germain (p. 308) , comme ses prédécesseurs , maijs qui l'abandonna parce que, dit-on, la vue des tours de St-Denis, où se trouvaient les caveaux des rois, lui était désagréable.
Versailles est bâti dans un lieu qui n'était guère fait pour y fonder une ville. Ce qui manquait le plus , là où Ton devait créer de vastes pièces d'eau, c'était l'eau elle-même, qu'on n'a pu y amener qu'à grands frais. On raconte, à propos de la construction de cette résidence fastueuse, des choses qui tiennent du fabuleux. Il y a eu jusqu'à 36000 hommes et 6000 chevaux occupés à la fois aux terrassements pour les jardins , le
gare, la route de Paris et l'aquedue de Maintenon (50kil. de Versailles), et aqueduc , par lequel il s*a^ssalt de détourner la rivière d'Eure , est resté inachevé; on y a supplée par la machine deMarly (p. 806) et en recourant aux étangs des enivrons. Les approvisionnements permettent de dépenser en quelques heures 10000 m. cubes d'eau, répartis entre 600 jets. Versailles devint à peu près la résidence permanente de la cour à partir de 1682, et fût par conséquent dès lors intimement lié à l'histoire du temps, vit l'apogée du règne de Louis XIV et sa décadence. Sous Louis XV , le palais somptueux du grand roi ne fut plus qu'un boudoir où régnèrent les Pompadour et les du Barry, et c'est la que le châtiment mérité par ses ancêtres vint chercher l'infortuné Louis XVI, qui n'en avait pas les vices. Les Etats-Généraux avaient été convoqués, en 1789, pour délibérer sur la solution des difficultés dans lesquelles se trouvait engagé l'Etat, notamment pour obvier à la banqueroute qui le menaçait. Ils furent ouverts solennellement le 5 mai par le roi , mais ils ne purent s'entendre sur la manière dont se feraient les votes, la noblesse et le haut clergé voulant qu'ils eussent lieu comme précédemment, par ordre et non par tête, ainsi que le demandait le tiers-état. Celui-ci était particulièrement intéressé a donner le nlus de valeur possible à ses votes, puisque c'était lui oui payait les impots. Soutenu par l'opinion publique, il se constitua le IT juin en Assemblée Nationale. C'était le commencement de la Révolution. La salle des séances du Tiers ayant été fermée le 20 par ordre du roi, les députés se rendirent, avec leur président BaiUy, plus tard maire de Paris, dans la salle du Jeu de Paume (p. 296), et jurèrent de ne pas se séparer avant d'avoir donné une constitution à la France. On connaît le refus des députés du Tiers de se séparer malgré l'iiyonetiou du roi. L'Assemblée Nationale se ehangjs bientôt en Assemblée Constituante; survient la prise de la Bastille, le 14 juillet; un banquet imprudent des gardes du corps au théâtre du château, où ils foulent aux pieds la nouvelle cocarde (tricolore), provoque un soulèvement à Paris ; Versailles est envahi le 5 oct., et le 6 la plèbe pénètre dans le château, force le roi de se rendre à Paris, au milieu d'un hideux cortège, précédé de têtes
Palais, VERSAILLES. Env, de Par, 14. 281
de gardes du corps sur des piques. Le château abandonné faillit ensuite être Tendu; Napoléon le négligea, effrayé des dépenses qu^aurait entraînées a« restauration, et les Bourbons à leur retour ne purent que veiller à son entretien et construire le payiUon du S. C'est Louis - Philippe qui lui a rendu sa splendeur en y créant un musée.
Durant la dernière guerre , du 19 sept. 1870 au 6 mars 1871 , le palais fut le siège du quartier général du roi de Prusse, qui y fut proclamé enqiereur d'Allemagne, le 18 janvier 1871. Plus tard^ ce palais devenait le siège du nouveau gouvernement français, qui avait a son tour à diriger de là des opérations militaires hérissées de difficultés, pour vaincre la plus terrible des révolutions que Thistoire ait jamais enregistrée. Les Chambres s'étant transportées de nouveau à Paris, en 1879, Versailles est redevenu aussi calme qu'auparavant.
En se rendant de la gare de la rive dr. au palais , par la rue du Plessis, on pourra tourner à dr., au milieu du marché Notre-Dame, dans la rue de la Paroisse , pour donner un coup d'oeil à Notre- Dame, église construite en 1684-86 par J.-H. Mansart.
La rue Hoche, à g., mène directement de là au palais. Il y a au milieu un square décoré de la statue du général Hoche, de Versailles (1768-1797), bronze par Lemaire. Plus loin , devant le palais , la 'pUiee d* Armes, k l'extrémité de la grande avenue de St-Claud, où aboutissent encore deux autres voies non moins larges, Vavenue de Pairii et Vavenue de Sceatu,
N9ta. Avec les explications qui suivent et les inscriptions qui se trouvent partout dans le musée, on n'a pas besoin de guide pour le palais.
Palais et musée.
Le ^'palais ou château de Versailles, vu de la vaste place d'Armes, présente un aspect moins imposant que du côté du jardin , où sa façade mesure 415 m. de longueur. Son ordonnance manque d'unité, les constructions datant de différentes époques. Le corps de bâtiment central est composé du château primitif de Louis XIII , en briques et en pierre , et des ailes que J,-H, Mansart y ajouta sous Louis XIV. A dr. s'élève la chapelle, avec son toit aigu, etc. D'autres corps de bâtiments considérables, situés de chaque côté, sont cachés par les dépendances de la première cour, que Louis XIV avait destinées à ses ministres. Ceux qui sont à dr. de la chapelle comprennent surtout le théâtre, construit sous Louis XV.
La cors B'HONNEtm est séparée de la place d'Armes par une grille. Sur les piliers, à dr. et à g. de l'entrée, deux groupes en pierre, la France victorieuse de l'Empire (Allemagne), parMarsy, et de l'Espagne, par Girardon. Au milieu de la cour se trouve une statue équestre de Louis XIV, en bronze, le cheval modelé par Cartellier et le cavalier par Petitot. Sur les côtés, 16 statues plus grandes que nature, dont une partie se trouvaient jusqu'en 1837 sur le pont de la Concorde, à Paris.
A dr. : Bichelieu, Bayard, Colbert, les maréchaux Jourdan et Hasséna, les amiraux Tourville et Duguay-Trouin, et le maréchal de Turenne. — A g.: Suger, abbé de St-Denis; B. du Gueselin, connétable de France; Sully, les maréchaux Lannes et Mortier, les amiraux Suffren et Duquesne, et le grand Gondé.
282 Env. de Par. 14. VERSAILLES. Muse'e.
Le *iniii6e historique de Yeis&illes, collection sans ^gale dans le monde entier, est une création de Louis-Philippe, qui fit restaurer presque tout le château en 1832 , pour y réunir les tableaux historiques du Louvre et d'autres collections , et fit combler les lacunes de cette galerie par les premiers artistes français. Tout ce qui avait une valeur historique y a été reçu , de sorte qu'on ne doit point s'étonner d'y rencontrer un grand nombre d'œuvres médiocres des deux siècles derniers, à côté des productions les plus brillantes de Tart moderne. Les salles sont si nombreuses que le temps pendant lequel le musée est ouvert suffit à peine pour voir les plus impor^ tantes. Si donc l'on ne doit pas revenir, on ne s'arrêtera pas trop à celles qui sont moins intéressantes et dont nous abrégeons pour cette raison la description. Il ne faudra même pas rester Jusqu'à la fermeture si Ton veut encore aller aux Trianons (p. 296).
Ventrée principale du musée est par le vestibule de la chapelle, à dr. (voir le plan , p. 283) , mais on pourrait aussi entrer du côté opposé, par la cour des Princes. Il est ouvert tous les jours, sauf le lundi, en été (avril-oct.) de 11 h. à 5 h., en hiver de 11 h. à 4 h^ Le vestiaire n'est obligatoire que pour les parapluies lorsqu'ils sont mouillés. Pour ne point passer de salle importante, on fera bien de ne pas s'écarter de notre itinéraire. Les détails sur les moins importantes qu'on pourra se contenter de traverser, sont du reste mis ci-après en petits caractères.;
Bez'de'Chausaee de l'aile du Nord.
La CHAPELLE, construite en dernier lieu par J. -H. Mansart, produit un meilleur effet vue du premier étage, parce que les proportions en ont été calculées des tribunes. Elle est richement décorée de sculptures et de peintures. A là voûte, dans le fond, la Résurrection , par Ch. de Lafosse ; au milieu, le Père Eternel, par A. Coypel ; au-dessus de l'anc. tribune du roi, qu'on voit au premier étage, la Descente du St- Esprit, par Jwtvenet. Aux plafonds dea tribunes latérales, des Apôtres de Louis et Bon Boulogne.
Sur le vestibule ouvre à g. une série de 11 salles dites la 1^® GALEKiE DE l'Histoike DE FsANCE*, ellos renferment des tableaux historiques, depuis Charlemagne jusqu'à Louis XYI Inclusivement.
i^^ 8ALLB. Ary Schefftr^ Oharlemagne présente ses premiers capitulaires à rassemblée des Francs (779). Paul Delaroehe, Charlemagne passe les Alpes (773). Rouget, St-Louis, médiateur entre le roi d'Angleterre et ses barons (1264). — 2^ sallb. Brenet^ Mort de Bertr. du Oaeselin devant Cbâteauneuf-de-Randon (1880). FtncAoi», Sacre de Charles VU à Reims (1429). BertfUlemy, Entrée de Tarmée française à Paris (1436). — 3® sallb. JolUvety Bataille d'Agnadel (1609). Larivihre^ Bayard blessé à Breseia (1612). — 4<) SALLB. Ary Sch^tr, Mort de Gaston de Foix à la bataille de Ravenae (1512). Schnetz, Bataille de Cérisoles (1544). — 6^ sallb. Evénements dea règnes de Henri II, Henri III et Henri IV. — 6^ sallb. Sièges, prises de villes et batailles du règne de Louis XIII et du commencement du règne de Louis XIV. — 7« et 8® salles. Suite des campagnes du règne de Louis XIV. — 9* et 10® SALLBS. Règne de Louis XV et guerre de Sept-Ans. — H^^sallb. Fin de la guerre de Sept-Ans. Hersent, Louis XVI distribue des secours aux pauvres pendant l'hiver de 1788.
Musée.
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VERSAILLES. Env. de Par. 14. 28a
A Textrémité de ces salles, un bel escalier moderne montant au l^^'et au 2^ étage; à dr., une galerie de sculpture où nous allons entrer, et en face le THÉATSE, qui a servi de 1871 à 1879 de saUe des séances à l'Assemblée Nationale, puis au Sénat.
Parallèlement à la galerie historique dont il vient d'être question est
la OALEBIE DES TOMBEAUX,
qui renferme surtout des moulages de monuments funèbres, le plus remarquable au milieu, celui de Ferdinand et d'Isabelle de Castille, de la Chapelle Royale de Grenade. — A côté, à g. (ouvrir, si c'est nécessaire), les
•Salles des CboisADEs. — Ces salles , une des parties les plu5 curieuses du palais , sont à la fois remarquables par la richesse de leur décoration, consistant principalement en armoiries de chefs des croisades, et par leurs magnifiques tableaux modernes.
♦I'® SALLE. Gallait, Baudouin I*', comte de Flandre , couronné empereur de Constantinople (1204). Htsse, Prise de Beyrouth (1197). Larivière, Bataille d'Ascalon en 1177 (autre, ci -dessous). — *II® SALLE. Jacquand, Jacques Molay et ses templiers prennent Jérusalem (1299). Papety, Guillaume de Clermont
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284 Env, de Par. 14. VERSAILLES.
Musée.
lîESËF
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dëfeud Ptolémaïs (1291).
Rouget, St Louis reçoit les envoyés du Vieux de la Montagne (1251). - ♦ni* SALLE. A g.: H. Vemet, Bataille de las Navas de Tolosa , contre les Arabes , en Espagne (1212). Si^netz, Procession des croisés autour de Jérusalem (1099).
De Tautre côté de la porte :
Larivière, Levée da siège de Malte (1565). Ensuite une porte goth. de Thôpital des chevaliers de St-Jean à Rhodes. Odier, Levée du siège de Rhodes (14S0).
D'après E. Delacroix, Prise de Constantinople (1204 ; original, V. p. 120). M.-J.
Blondel, Ptolémaïs remise à Philippe- Auguste et à Richard Cœur-de-Lion (1191), etc. — IV® SALLE. Signol, Prédication de la 2® croisade à VézeUy , par St Bernard (1146). Schnetz, Bataille d'Ascalon (1099). — V« salle. Signol, Prise de Jérusalem (1099). Gallait, Prise d'Antioche (1098). Hesèe, Adoption de Godefroy de Bouillon par Alexis Comnène (1097). Si^mo^ Passage du Bosphore (1097).
L'escalier voisin monte à la 4® salle de la galerie dite de Gonstantine (v. ci- dessous). Nous continuons de suivre la galerie des Tombeaux, pour monter au premier étage par un petit escalier dans le vestibule, à g. de la chapelle. Si elle est fermée, on peut ouvrir la porte, dissimulée dans la boiserie.
Mus^e. VERSAILLES. Env, de Par. 14. 285
Premier étage.
Ailé dm Kord. — Après avoir vu la chapelle de la tribune du roi, nous prenons à côté par la oalebie de scvlptube, qui renferme des statues remarquables par NanteuU, Foyatier, Jaley, Etex, etc. A dr., le monument de Henri Chabot (m. 1655), par François Anguitr. Plus loin, plusieurs œuvres de Pradier, surtout le *monument du duc d'Orléans (v. p. 142) , avec des scènes des sièges d'Anvers et de Constantine. A l'extrémité de la galerie, une belle statue de Jeanne d'Arc, parla princesse Marie ci'Or£ean«, flUe de Louis-Philippe. — Nous tournons à dr. vers le milieu pour entrer dans la
*Gale]ub de Constantins. — Saixe L a g., Ck.-L. MuUer, Ouverture des chambres en 18Ô2. A dr., Duhufe, le Congrès de Paris (1856) ; Oérôme, Audience de l'ambassade de Siam à Fon* tainebleau (1861).
Salle II. A dr., *Yv<m, Retraite de Russie (1812). A g., Protais, Prise du Mamelon -Vert (1855).
Salle III (à dr.). ♦♦Jï. Vemet, Prise de la Smalah d'Abd-el- Kader (1843), tableau superbe de 21 m. 39 de long et 5 m. de haut.
La Smalab d'At>d-el-Kader, son eamp prinelpal, sa résidence ambulante, sa eour, avec son harem et son trésor, renfermait plus de 30000 personnes ; elle fut surprise par le due d^Aumale à la tête de deux régiments de cavalerie. Abd-eî-Kader lui-même était absent. — «LMrruption soudaine des troupes ... est rendue avec eette vivacité de composition et de touche qui caractérise JC. Horace Vernet . . . Ces files de chevaux se présentant de pleine face au spectateur sont un véritable tour de force; les femmes et les enfants a demi étouffés sous les tentes renversées , les troupeaux effarés commençant la déroute , les gazelles familières sautant hors de la toile, le juif qui emporte sa bourse, la négresse idiote jouant avec une tranche de pastèque, ... les femmes de rémir que les nègres tâchent de hisser sur les dromadaires, les luttes partielles des Français et des Arabes, offrent à l'œil des groupes spirituels et bien mouvementés, dont les interstices sont remplis par ces mille accessoires que peut fournir le trésor éventré d'une smalah > (Th. Oautier.)
Des légendes au-dessous de ce tableau, comme de plusieurs autres, per mettent d'en reconnaître les principaux personnages. Pour le peuple, au moins, le juif est un Rotbscbild, que l'artiste a mis ici gratuitement, parce que le banquier trouvait ses portraits trop chers.
A dr., *H. Vernet, BaUille d'Isly (1844). Beaucé, Prise du fort St-Xavier, près de Puébla (1863). H. Vernet, Siège de Rome (1849). Beauce, Entrée de Tannée française à Mexico (1863) ; Assaut et prise de Laghouat (Algérie; 1852). Tissier, Napoléon lll rendant la liberté à Abd-el-Kader au château d'Amboise (1852).
Salle IV. *H. Vernet, Siège et Prise de Constantine (1837), 3 tableaux; Attaque du fort mexicain de St- Jean-d'Ulloa par l'amiral Baudin (1838) ; l'Armée française force le col de Téniah-Houzaïa (1840) ; Attaque delà citadelle d'Anvers (1832); Combat de l'Habrah (1835).
Salle V. Entre les deux portes, F.-J. Barrias, Débarquement de l'armée française à Old-Port (Crimée; 1854). A dr., '^Yvon, la Gorge de Malakoff; la Prise de Malakoff (1855) ; la Courtine de Ma-
286 Env, de Par. 14, VERSAILLES. Musée.
lakoff. PU8, Bataille de l'Aima (1854). Yvon, Bataille de Solférino (1859). Rigo, BataiUe de Magenta (1859).
Salls VI. * Bouchot, Bonaparte au conseil des Cinq-Cents à St-Clond (dissolution ; «18 brumaire», Onov. 1799); Couder, Installation du conseil d'Etat au petit Luxembourg (1799); *le -Serment du jeu de paume (1789); Fédération des gardes nationales et de Tarmée au Champ-de-Mars (1790). Vinchon, Séance royale pour Pouverture des chambres et la proclamation de la charte constitutionnelle en 1814.
Sallb VII. A dr. , Vinchon , Enrôlement des TOlontaires en 1792 A g., *Ch.-L. Muller, Appel des dernières Tictimes de la Terreur (1794). Ce tableau contient beaucoup de portraits; au milieu, sur une chaise, le poète André Chénier.
Reyenus à la galerie de sculpture (v. p. 285) , nous la suivons jusqu'à l'extrémité N., où est le théâtre (p. 283).
L'escalier à g. monte au sbcovd étaob, dit TATTigcB du «ord, que paaseroat les visiteurs pressés. Il contient, dans 11 salles, une quantité extraordinaire de portraits, la plupart de petite dimension et de peu de valeur artistique, mais parmi lesquels il y en a cependant un certain nombre de B. Biçaitd^ Mignard^ Lebrun, Vantoo, Coypely etc. Ils représentent surtout des souverains, des ]^rinces et d'autres personnages illustres de tous les pays, depuis le xiv® jusqu'au xix^ s. Il y a aussi quelques moulages et des médailles. On redescend par le même escalier.
La 2® GALEBiE Bs l'Histoibe DE FsANCB SB composB de 10 salles de l'aile du Nord au premier étage, parallèles à la galerie de sculpture. Elle renferme des tableaux représentant des scènes historiques des années 1797 à 1835; la série commence du côté de la chapelle, tandis que nous y entrons à l'extrémité opposée.
li'e sALLK (1890-1835). Court, le Duc d'Orléans signe la proclamation de la lieutenance générale du royaume (1830). — 2« salub (1834-1880). Gérard, Sacre de Charles X k Beims (1836). A g., B. Vemet, Bévue de la garde nationale au Champ-de-Mars, par Charles X (1824). — 3® sailii (1814-1833). Paul Delaroehe, Prise du Troeadéro (1838). Grw, LouisXVUI quitte le palais des Tuileries à la nouvelle de l'approche de Napoléon, en 1815. — 4^ salle (1811-1314). Senri Sehefer, d'après H. Vernet, Bataille de Montmirail (1814). Féran, d'après H. Vernet, Bataille de Hanau (1813). Beaume, Bataille de Lutzen (1813). — 5e sallb (1809-1812). Langloi», Batailles de Smolensk (1812), de Ciastella (1812) et de la Uoskova (1812). — ee SALLB (1809-1810). Meynier, Betour de Napoléon dans l'île de Lobau après la bataiUe d'Essling (1809). BeUangi, Bataille de Wagram (1809). Gàuîheroiy Napoléon blessé devant Ratlsbonne (1809). — 7e sallb (1807- 1809). Hersent, Combat et prise de Landshut (1800). Thévenin, Attaque et prise de Batisbonne (1809)^ Taunap, Entrée de la garde impériale à Paris (1807). — 8e «ALLB (1806-1807). Oamu$, Napoléon au tombeau de Frédéric le Grand (1806). V^g^lard, la Colonne de Bosbaeh renversée par l'armée française (1806). — 9e sallb (1800-1805). Taunap, Entrée de l'armée française à Munich. — lOe sallii (1797-1800). Hennequin, BataiUe des Pyramides (1796). CMmmi. Entrée de Bonaparte à Alexandrie (1796). LangMt, Combat de Benouth (1790).
Du yestibule de la tribune de la chapelle, nous tournons à dr.
Parti* «cBtaala» — Le côté N. du centre du palais donnant sur les jardins faisait partie des grands appartements du Roi, qui étaient complétés par plusieurs pièces au S. de la cour de Marbre , parallèles à la galerie des 01 aces (v. ci-dessous). Beaucoup ont subi di-
Musée. VERSAILLES. Env, de Par. 14, 287
verses transformations. Dans la plupart , les murs sont décorés de tableaux des batailles de Louis XIY, par le trop fécond van der Meulen et par ses élèves, surtout J.-B. Martin,
I'® SAiiLB. Vaste plafond peint par Lemoine, l'Apothéose d'Hercule. — 11^ SALLE. Plafond par Hauasae, l'Abondance ou la Magnificence royale. — III® et IV^ salles , à g. de la précédente (v. le plan). Gouaches représentant des événements du xvni® s., par van Blarenberghe, — V® salle. Modèle de la statue de Bailly prêtant serment au jeu de paume (v. p. 298). Tableaux par Bezard et Alaux , relatifs aux Etats-Généraux , et une frise représentant une procession avant l'ouverture de ceux de 1789, par Louis Boulanger, Une tapisserie des Gobelins , l'Apothéose d'Homère d'après Ingres (Louvre) , remplace l'Ouverture des Etats-Généraux de Couder qui est maintenant dans la salle de la Chambre des députés (p. 292). — Les salles de l'autre côté de la 3® sont les petits appartements du Roi, dont il sera queetion p. 288.
VI® 8ALLE , à la suite de la 2®. Plafond par Houasse , Vénus assujétissant à son empire toutes les divinités. Statue de Louis XIV par J. Wari/n, — VU® salle. Plafond par Blanchard, Diane présidant à la chasse et à la navigation. Voussures par Audran , Lafosse et Sarrazin. Buste de Louis XIV par le Bernin et d'autres bustes de la famille royale, etc. .— VIII® salle. Plafond pat Cl. Audran, Mars sur un char traîné par des loups; compartiments par Houasse et Jouvenet, les Horreurs et les Bienfaits de la guerre. — IX® salle. Plafond par J.-B. de Champagne, Mercure sur un char tiré par deux coqs. — X® salle. Plafond par Ch. de Lafosse, Apollon sur un char traîné par quatre chevaux et accompagné par les Saisons.
Le SALON de la Guekbe (pi. B) , qui vient ensuite et qui occupe , avec la galerie suivante et le salon correspondant , le côté O. de la partie centrale du palais, doit son nom à son plafond, peint par Lebrun. JX représente la France armée de la foudre et d'un bouclier avec le portrait de Louis XIV, entourée de l'Allemagne à genoux , la Hollande foudroyée et l'Espagne épouvantée , etc. Ces peintures et celles de la galerie voisine n'ont pas peu contribué, selon St-Simon , à irriter et à liguer l'Europe contre le roi. Sur la cheminée , Louis XIV à cheval , bas-relief de Coyzevox.
La *OALBBiB des Glaobs a 73 m. de long, 10 m. 50 de large et 13 m. de haut. Elle jouit d'une vue magnifique sur les jardins et leurs pièces d'eau, par 17 grandes fenêtres en arcades, en face desquelles sont autant de glaces , dans des arcades dorées. Le principal ornenkent de cette galerie , ce sont encore ses peintures , par Lebrun , toutes à la glorification de Louis XIV, dans le goût pompeux et un peu lourd du xvn® s., avec le cortège inévitable de divinités au service du roi. Au-dessus de la porte du salon de la Guene, l'Alliance de l'Allemagne et de l'Espagne avec la Hollande (1672). A l'autre extrémité, la Hollande acceptant la paix et se dé-
288 Env, de Par. U. VERSAILLES. Musée.
tachant de T Allemagne et de l'Espagne (1678). Au plafond, à partir du salon de la Guerre : du côté des jardins, le Passage du Rhin, les Armements sur terre et sur mer; du côté opposé, le Roi donnant des ordres pour attaquer quatre places fortes de la Hollande; le Roi gouvernant par lui-même ; la Résolution prise de faire la guerre aux Hollandais; la Franche - Comté conquise pour la seconde fois; la Prise de Gand. Dix-huit médaillons complètent la décoration.
Nous devons visiter maintenant les salles parallèles à la galerie et leurs dépendances, ou Ton entrait auparavant de Tautre côté. — La salle du Conseil (pi. 5), du côté N., n'a guère de remarquable qu'une pendule curieuse, par Morand, de 1706.
Les PETITS APPASTBif RVT8 DU Roi , à g. de ce eôté , sont peu remarquables. La première pièce était la ehamSrê à coucher de Louis XF, qui y mourut le 10 mai 1774. On y voit le modèle de la statue de ee roi qui fut érigée à Paris sur la place actuelle de la Concorde (p. 71) , et un grand tableau de Signol, le Sacre de Louis XV. Ensuite vient le salon des Pendules^ contenant deux pendules astronomiques de Passement et une pendule anglaise prise à Alger en 1890. — A g., le cabinet des Chasses, à eôté d'une cour où se faisait la curée, et la salle à manger. Puis trois cabinets ayant eu diverses destinations , la bibliothèque de Louis XVI , deux salles peu remarquables, et les salles III à V mentionnées p. 387.
Après la salle du Conseil ou nous sommes entrés de la galerie des Glaces, vient la chambre à coucher de Louis XIV (pi. 4), dont l'ameublement et la décoration sont à peu près comme au xvn^ s. Nul n'avait le droit de franchir, sans la permission du roi, la balustrade qui précède le lit. C'est dans ce lit que Louis XIY mourut, après 72 ans de règne, le f septembre 1715. — La pièce suivante est la fameuse saUe de VŒU^de-Bœuf (pi. 3), ainsi nommée d'une fenêtre ovale qui s'y trouve. C'est là que les courtisans attendaient le lever du roi , et c'était le centre des cancans de Versailles. L'un de ses tableaux , par Nocret , est une preuve de l'adulation dont le roi était l'objet et à laquelle il se prêtait volontiers; là famille royale y est représentée avec les attributs de divinités païennes.
A g. de la porte donnant sur la galerie des Glaces, l'entrée des peiiU appartements de la Reinej qu'on ne visite que sous la conduite d'un gardien. Ils sont peu intéressants. On ressort par la 1'® antichambre (pi. 2).
A la suite de la salle de l'Œil-de-Boeuf sont encore la première antichambre et la salle des Gardes (pi. 2 et 1) et, au delà, l'escaliei de Marbre (pi. A), maintenant fermé de ce côté.
Après la galerie des Glaces , le salon de la Paix (pi. C) , aussi avec un plafond par Lebrun.
Les riches salles du côté S. de la partie centrale du palais donnant sur les jardins sont les grands appartements de la Reine. V^ saliiE, chambre de la Reine, la chambre à coucher de Marie-Thérèse, Marie Leczinska et Marie- Antoinette. Voussures en grisaille par Boucher. — II® SALiis, salon de la Reine, où se faisaient les grandes réceptions chez la reine. Plafond par Michel Corneille, Mercure protégeant le» sciences et les arts. — III* balle , salon du Grand couvert ou antichambre de la Reine. On y remarque surtout un tableau de Gérard,
Musée. VERSAILLES. Env, de Par. 14, 289
Philippe de France, duc d^AnjOu, déclaré roi d'Espagne (1700). Pla^ fond d'api^B Lebrun, Darius aux pieds- d'Alexandre. — IV® sali/E, kaUe des Gardes de la Reine, celle qui fut envahie par la populace le 6 oct. 1789 et où trois gardes se dévouèrent successivement pour sauver la reine. Statue de Louis XV et divers bustes. Plafond par Noël Coypel, Jupiter accompagné de la Justice et de la Paix, Ptolémée Philadelphe , Alex. Sévère , Trajan et Solon. Une porte dans cette salle et dans la suivante donne sur l'escalier de Marbre, par où nous sortirons (p. 290). — V® balle, salle du Sacre. Cette pièce ne faisait déjà plus partie des appartements de la reine; c'était la grande salle des gardes. Elle renfermait le Sacre de Napoléon I®' par David qui est maintenant au Louvre (p. 124) et que remplace provisoirement la Bataille de Marengo, par C. Vernet, Autres tableaux : David, Distribution des aigles au Ghamp-de-Mars (1804), composition un peu théâtrale; "^Qros, la Bataille d'Aboukir (1799). Au milieu les ^Derniers moments de Napoléon, marbre par Vinc. Vêla. — VI® balle, dite de 1792-1793. Lami, Batailles de Hondschoote et de Watignies (1793). — Vn® SALLE (1793-1794), à g. de la précédente. Bellange, Bataille de Fleurus (1794).
Une petite porte à g. dans le fond de cette salle donne entrée dans trois cairineUani y font suite et renferment, des tableaux des eampaenes de 1794 à 179o. On peut aussi y entrer de Tautre extrémité , du cote de l'eseatier de Marbre (pi. A; p. 390).
VIII® salle (1792), à la suite de la 6®: portraits de guerriers illustres de 1792. A g., la Canonnade de Valmy (1792) et le Départ de la garde nationale pour Tarmée, en 1792, par L, Cogniet; en face, la Bataille de Jemmapes (1792), d*après H. Vernet. Au milieu de la salle, une colonne en porcelaine de Sèvres, ornée de peintures et surmontée d'une statue de la Victoire, offerte par la ville de Paris à Napoléon I®' à Toccasion de son mariage avec Marie-Louise.
Quelques marehes à gauche conduisent aux 8 Mllet de* aquarelles des campagne* de 1796 à 2814 (pi. D), exécutées par des officiers d'état-major. Elles ne sont pas toujours ouvertes.
Aile du MiàL — De la salle VIII, on traverse le palier de l'cscalier des Princes (pi. E), et on arrive dans la grande
**GALEaiE DES Batailles. — C'est une salle superbe, de 120 m. de long sur 13 de large, divisée en deux parties par des colonnes et décorée de 33 grands et magnifiques tableaux ainsi que de 80 bustes de princes, d'amiraux, de connétables, de généraux et d'autres guerriers français morts pour la patrie , etc. Cette galerie n'existe que depuis le règne de Louis-Philippe ; il y avait ici auparavant quantité de petites pièces. — Nous faisons le tour.
A g., ♦Ary Scheffer, Bataille de Tolbiac (496). *8teuben, Bataille de Poitiers (732). *A. Scheffer , Charlemagne reçoit à Paderborn la soumission de Witikind (785). Schnetz, le Comte Eudes défend Paris contre les Normands (885-886). **Horace Vernet, Bataille de Bouvines (1214). E. Delacroix, Bataille de Taillebourg (Anglais ; 1242). LaHvière, Bataille de Mons - en - Puelle (1304). Henri
Bflràeker. Paris. lOe édit. 19
290 Env. de Par. 14. VERSAILLES. Musée.
Scheffer, Bataille de Cassel, en Flandre (1328). Larivière, Bataille de Cocherel (1364). H. Scheffer, Levée du siège d'Orlëans (1429). Larivière , Bataille de Gastillon (Anglais ; 1453). Féron , Entrée de Charles YIII à Naples (1495). Fragonard, Bataille de Marignan (1515). Picot, Prise de Calais (1558). Gérard, Entrée de Henri IV à Paris (1594). Heim, BaUille de Rocroy (1643). Franque, Bataille de Lens (1648). Larivière, Siège de Dunkerque (1793).
Au fond, AlatAX, Valenciennes prise d'assaut (1677). — Salle, voisine, v. ci-dessous.
De Tautre côté, en revenant: Devéria, Bataille de la Marsaille (1693). Alaux, Batailles de Villaviciosa (1710) et de Denain (1712). **H. Vemet, Bataille de Fontenoy (1745). Couder, Bataille de Lawfeld (Anglais; 1747); Siège d'York-Town (Amérique ; 1781). Mauzaiase, Bataille de Fleurus (1794). Philippoteaux , Bataille de Rivoli (1797). Bouchot, BaUille de Zurich (Russes; 1799). Schopin. Bataille de Hohenlinden (1800). Gérard, Bataille d'Austerlitz (1805). H. Vemet, Batailles dléna (1806), Friedland (1807) et •*Wagram (1809).
Le SALLB DE 1830, à rextrémité S^ de la galerie, contient des tableaux ralatifs à rayénement de Louis-Philippe au trône. A g., Larivière^ le Duc d'Orléans, lieutenant-général du royaume, arrive à Phôtel de ville. En face, Oérardy Lecture de la déclaration des députés et de la proclamation du lieutenant-général. A dr., Arff Scheffer^ le Lieutenant-général reçoit à la barrière du T^ône le 1^' régiment de hussards, commandé par le duc de Chartres, son fils. Plus loin, Gouri^ Distribution des drapeaux à la garde nationale.
Parallèle à la galerie des Batailles est une oalbbib de sculpture, avec une quantité de statues et des bustes de personnages célèbres des xvii^ et xviii^s., par des artistes modernes, tels que: Rude^ Rutchiel, Bra^ Houdon^ Lemaire, Pajou^ Duret^ Dumont^ Seurre ; quelques - uns par Barih. Prieur et Franc. Ançuier^ etc.
On se retrouve à Textrémité de la galerie dans l'escalier des Princes, où Ton remarque, dans une niche à dr., le beau groupe en marbre des Trois Grâces^ par Ptadier. De là, on redescend immédiatement, si l'on a peu de temps, pour visiter les rez-de-chaussée de Taile du Midi et de la partie centrale, ou bien pour sortir du palais. Si au contraire on veut visiter le second étage des mêmes parties du musée, on retourne jusqu'à la v^ salle de la partie centrale, où est le Napoléon mourant; on passe par une porte dans l'angle opposé à g. (pi. F) , et on arrive à Vescalier de Marbre (pi. A ; aussi une sortie), d'où l'on monte au second par Vescalier de la Reine.
Second étage.
Le palais n'a que dans certains parties un second étage ou aUiquè, dont la plupart des salles sont aussi occupées par le musée. Kous avons déjà parlé p. 286 de VatH^e du Nord.
ÂTTIQUE Chimat, la partie centrale, dont l'entrée est en face de Tesbalier de la Beine (pi., p. 284, a-k). Sur les paliers, des bustes de notapilités modernes. — i^^ saline, à dr. (pi. a) : marines et batailles navales, car Oudin^ Crépin et Euff. hàbey. — Dans un cabinet, des tableaux assez re* marquables de PhiUppoteaux^ Berger tt^ Ritoil et Biard. — 2© salle (pi. b) : portraits de la famille d*Orléans, dont plusieurs de Winterhalter et un dVn-
Musée. VERSAILLES. Env. de Par. 14, 291
gret. Noaa passons par la porte du fond. — 3^ s/illb (pi. c): à dr.,» des portraits remarquables de Thiers et de Hontalivet, par Bonnat; au milieu, un vase de Sèvres oii se voit aussi le portrait de Thiers ; à g.^ Philippateaux^ le Combat de MontebeUo(1800); iTcKafi^^, Bataille de TAlma (1854) ^ à dr., du même. Prise du eol de Mouzaïa (1840) ; Isàbey^ Transbordement des restes de Kapoléon I^'; au fond, portrait de Yietor Hugo, d*après Bonnat; le «Libérateur de la patrie, le voilà* (Thiers), séance de la Chambre, par B. Ulmann. — àfi sai.i.s (pi. d , e) : portraits de la famille Bonaparte, par Grosy JB, Sch^er^ Hébert, Gérard, Robtri-Lefevre, Duibufe. A dr. de la cheminée, ^Bonaparte au St-Bernard, par David. Bustes et autres sculptures. Ensuite une série de 6 cabinets. Dans le 2®, les portr. de Cousin, P. Delaroehe, Lamennais, Mgr Darboy, le Verrier, Mgr Sibour, Guizot, Laeordaire, Michelet, Al. Dumas père, Montalembert , Abd-el-Eader, Lamartine, etc. Dans les autres cabinets, surtout de petits tableaux représentant des événements du règne de Louis -Philippe. Dans le 6«, B. Vemtt, le Duc d'Orléans (Louis-Philippe) partant pour l*hôtel de ville (1830).
ATTIQ.UB DU Midi, communiquant avec Tautre par le palier de Tes* calier. Il y a, comme dans Tattique du Nord, une vaste collection de portraits historiques, depuis le xiiiCs. jusqu'à nos jours. La série commence à Tautre extrémité, par où Ton montait autrefois. L'une des salles renferme des vues de résidences royales, dont plusieurs n'existent plus ou ont été transformées.
Nous redescendons maintenant au premier, nous retournons à l'escalier des Princes par la salle où est le Napoléon mourant (pi. E; p. 288), pour descendre au rez-de-chaussée, et là nous prenons d'abord à dr., sous l'escalier, puis à gauche.
Rez-de-chaussée de l'aile du Midi et de la partie centrale.
Aile du Xidi. — Nous visitons d'abord les salles dite»
Galerie de l'Empibe (pi. p. 279, 1 à 13), au delà du passage qui mène de la cour des Princes dans les jardins. Divers tableaux et des sculptures ont été enlevés de ces salles , modifiées pour l'usage de la Chambre des députés lorsqu'elle siégeait à Versailles et qui doivent rester telles quelles à sa disposition.
l'e SALLE (1796). Rien de bien important. — 2« sallb (1796-1797). Lethière, Préliminaires de la paix de Léoben (1797). — 3« sallb (1798). Girodet-Triosm, Révolte du Caire. Ouérin. Bonaparte fait grâce aux révoltés du Caire. — 4^ sallb (1803-1804). Hennequin, Napoléon, au camp de Boulogne, distribue les croix de la légion d'honneur (1804). — 5® sallb (1804). Sérangeli, Napoléon reçoit au Louvre les députés de l'armée après son couronnement. — 6® sallb (1805). Petits tableaux relatifs à la première campagne de la Orande-Armée. — 7® salle. II v avait là des statues et des bustes de la famille impériale , mais depuis qu^on en a fait la salle des pas-perdus de la Chambre des députés, on les a remplacés par d^autres qui n'ont plus de rapport avec la galerie. — 8® salle (1805). yA. Meynier, le Maréchal Ney remet au 76® de ligne ses drapeaux retrouvés à Inspruclc. l>ébret. Napoléon rend «honneur au courage malheureux» en voyant passer un convoi d'Autrichiens blessés. — 9® sallb (1805). Oirodet-THoson, Napoléon reçoit Içs clefs de la ville de Vienne. Oroê, Entrevue de Napoléon et de François II après la bataille d'Austerlitz. — 10® sallb (1808-1807), Ch. MeynUr, Entrée de Napoléon à Berlin (1806). Mauzaiue, d'après Gros. Napoléon sur le champ de bataille d'Eylau (1807). Berth&n, Napoléon reçoit au palais royal de Berlin les députés du sénat (1806). — 11® sallb (1807).- ÔoMtf, Napoléon reçoit la reine de Prusse à Tilsitt. Debret, Napoléon décore un soldat de l'armée russe. — 12® sallb (1607-180B). C.Vemef^ Napoléon devant Madrid (1806). RegiMult, Mariage du prince Jérôme Bonaparte et de la princesse Frédérique-Catherine de Wurtemberg (1807), Gros, Capitulation de Madrid (1808). — 13® sallb (1809-1810). Debret, Napoléon harangue les troupes bavaroises et wurtembergoises à Abensberg (1809). Rouget, Mariage de Napoléon et de Marie-Louise (1810).
292 Env. de Par. U. VERSAILLES. Uuè^t.
Salle de Marevgo, atnsi nommée d'après le tableau de C. Vemet qui est maintenant dans la salle du Sacre (p. 289). Il y a encore le Passage du Grand St-Bemard par raraaée française (1800), de Ch. Thévmin.
A la suite, les salles des Marihes (I-IV), dont on a fait les apparte^ ments du président de la Chambre et qui ne sont plus visibles.
Kous prenons maintenand par la oalesib de sculpture parallèle à la galerie de TEmpire. Bile renferme une quantité de bustes, de statues et de monuments de personnages célèbres de la République et de l'Empire.
Au milieu de la galerie, on laisse à dr. la salle des séances de la Chambre DES DÉPUTAS, construite en 1875 dans une cour intérieure du palais, et qui est destinée aussi aux réunions du Congrès, c'est-à-dire du sénat et de la Chambre. On y a placé, au-dessus du fauteuil du président , un grand et beau tableau de Cimdèr, rOyerture des Etats-Générau)c en 1789.
On ressort de Taile du Midi par U cour des Princes (t. le plan)« Les personnes fatiguées ou pressées renonceront à la visite de la partie centrale du rez-de-chaussée, qui est peu intéressante, et passeront Immédiatement dans les jardins , soit pour les visiter à leur tour, soit pour aller d'abord aux Trianons (p. 296).
Parti* eentrale» — Cette partie, où Ton arrive en repassant dans les vestibules par lesquels on est venu à la galerie de l'Empire, comprend les salles des Amiraux, des GomnÉTAELW, des MARécHAUx et des Guerriers cAlâbres (I à IX et 1 à 8). Il y a encore là une importante série de portraits qui n'offrent toutefois pour la plupart qu'un intérêt historique, et les inscriptions nous dispensent d'entrer dans les détails.
Au milieu est la galerie Louis XIII, où se voient des moulages et de nands tableaux, entre autres: Scimetty la Bataille de Rocroy (1648); Ziégîer^ Louis XIV recevant la réparation faite au nom du pape Alexandre VII (1664); Mautaisie, d'après Testelîn et van der Meulen, la Reddition de Cambrai (1677).
A côté de cette galerie, la salle des Rois, contenant des portraits de tous les souverains de France et quelques sculptures, entre autres une statue en bronze de Napoléon I^', par Seum^ et une autre , à mi-corps, de Louis XII, par Lor. da MùgitmOy ~ Puis 4 salles de R^sideeces, avec d anciennes vues de châteaux de l'Etat. -^ De l'autre côté d'un vestibule, 4 salles de Tableaux -Plavs (1627-1814) peu intéressantes, aboutissant aux vestibules dont il va être question. .
Revenant de là à la galerie Louis XIII, on continue le tour du rez-dechaussée, par les salles où sont les portraits dss maréchaux et des ffuerriers cêti^re$. Il y a encore à la fin, à dr., 3 vestibules avec des statues et des bustes d'officiers généraux tués en combattant pour la France.
On ressort de là près de la chapelle, par où l'on est entré, et il suffit de tourner à g. pour passer dans les jardins.
Jardina.
Les '^jarding (v. le plan, p. 280), derrière le palais de Versailles, avec leur petit parc, leurs grandes pièces d^eau, etc., sont du moins en partie tels qu'ils ont été établis au xvn® s. par le plus célèbre architecte dessinateur de jardins A. le Nôtre ou plutôt, dit-on, par Boisseau. On ne goûté plus guère ce style qui prend à tâche de soumettre la nature aux lois de la symétrie, qui fait de la géométrie, de Tarcbitecture et de la sculpture avec des pelouses , des étangs et des arbres; mais Tensemble des Jardins de Versailles ne laisse pas que d'avoir quelque chose de grand , de solennel , qui s'harmonise avec le palais et qui convenait surtout bien à la cour de Louis XIV. Ils étaient encore alors entretenus avec plus de soin qu'aujourd'hui, les statues en métal étaient dorées, il y avait plus
Jardiné, VERSAILLES. Env. de Par. U, 293
de bassins et d'<^uyre8 d'art , et les allées des Matelots et de la Pftitf^ Venise rappellent toujours la flotiUe d'embareations de divers pays qui animait les grandes pièces d'eau.
Les *G&ande8-£àvz attirent toujours une foule énorme à Versailles. Ce divertissement, qui coâte chaque fois 8 à 10000 fr., a ordinairement lieu le premier dimanche de chaque mois , de mai à octobre. Elles sont du reste annoncées à Paris dans les journaux et par des affiches. Il est bon alors de s^ prendre d'avance pour le départ et encore plus pour le retour. Les eaUx jouent entre 4 et 5 h. , et elles ne jouent pas toutes en même temps, mais dans un certain ordre. Il sera bon de suivre Titinéraire marqué sur le plan par un trait rouge.
On fait d*abord jouer les Petitefi-Baux, e'est^à'dire surtout celles du huuin de Lat»ne, de U *3alle de BoeaUUi (pi. 1), de la *Gol9nn4ade (pi. 3), du hauim d'Apolkm, du bassin â*Eneetmde (pi. 4), et des Bahu âTApollm (pi. 5). Bnsuite vleniiemt les Orandet-Baux, qui eommencent à lancer leurs gerbes vers 6 h. ; ee sont eelles de V Allie dl'Euu^ du buuin du Dragon et du Msstn de Neptune. Les jets de ces derniers s*élèvent jusqu^à 33 m. de hauteur, mais ne durent que 2Q min. \ on fera done bien de s'assurer à temps une place convenable.
Nous nous trouvons d'abord dans les parterres, celui du milieu le parterre d'Eau, celui de dr. le parterre du Nord, par où nous terminerons (p. 295) ; celui de g., le parterre du Midû Sous ces parterres se trouvent des ouvrages non moins grandioses que ceux des jardins, des souterrains qui ont jusqu'à 5 m. de hauteur et qui sont remplis de tuyaux alimentant les différentes pièces d'eau.
Les jardins renferment un très grand nombre de statues et de vases diaprés l'antique, ainai que des œuvres originales des zvxi® et xviiiC s. On remarquera particulièrement les deux vases de la terrasse devant le palais, celui du K. par CayzevoXt celui du S. par Tubp: les bas-reliels sont relatifs à la victoire des Impériaux sur les Turca, avee Taide de Louis XIV, et aux conquêtes de ce roi en Flandre. Contre le palais: Bacchus, Apollon, Antinous et Silène, statues en bronze d*après l'antique, comme toutes celles qui seront mentionnées ei-après sans nom d'auteur. Les deux bassins du parterre d'Eau sont entourés de beaux groupes et de statues de rivières en bronze, par CoytevoXy le Hongrey Regnaudin^ Tuhy^ etc.
Près des escaliers qui conduisent dans la partie inférieure des jardins, à dr., la fontaine de Diane; à g., là fontaine du PointdU'Jour, Elles sont décorées de groupes d'animaux en bronze et accompagnées de statues remarquables. A celle de dr., deux Lions combattant un sanglier et un loup, par van Clive ; le Midi ou Vénus, par Q. Marsy; le Soir ou Diane, par Desjardins, et l'Air, par le Hongre. A celle de g., un Ours et un tigre, un Cerf et un chien, par Houzeau; le Printemps, par Magnier, et l'Eau, par Legros.
On « de cet endroit une vue d'ensemble de la façade du palais, imposante par sa longueur (41Ô m.), mais beaucoup trop uniforme. Dans le parterre du Midi, il faut surtout signaler l'Ariane couchée et une statue de Napoléon I^ par BoHo. Il y a au delà du parterre deux escaliers de 103 marches de marbre , descendant à VOran^ gerie, qui est remarquable comme construction et possède une des plus belles collections d'orangers qui existent, le plus vieux datant.
294 Env. de Par. 14, VERSAILLES. Jardiné.
dit-on, de 1421. Plus loin, la grande pi^ce des Suisses, à reztrémlté de laquelle a été reléguée une maUTalse statue équestre de Louis XIV par le Bemin, que Girardon transforma en Marcus Cuitius. Le bois au delà est celui de Satory.
L^aneien potager, près de la pièce des Suisses du côté de la Yille^ a été transformé en 1873 en école d'horticuUure,
Au pied de l'escalier devant le parterre d'Eau se trouve le grand bassin de Latone, par B, Marsy, C'est un bassin circulaire, à gra* dins de marbre rouge, avec des grenouilles, des tortues et des lézards redorés , qui lancent des jets d'eau contre le groupe du milieu, représentant Latone et ses enfants, Apollon et Diane. La mythologie raconte que des paysans de Lycie , ayant refusé de l'eau à Latone, furent changés en grenouilles par Jupiter.
Statues du pourtour. A dr.: le Mélaneolique. par la Perdrix; Aati- Doûa, Prisonnier barbare. Faune, Bacehus . Faustine en Cérès, Commode en Hercule, Uranie, Ganymède. Autre eoté, en remontant: Gladiateur mourant, Apollon du Belvédère, Uranie, Mercure, Antinoiia, Silène, Vénus Gallipyge, Prisonnier barbare, le Feu, la Poésie lyrique.|
A dr. et à g. sont des bosquets avec d'autres bassins dont nous reparlerons ci - après. Nous descendons tout droit par le Tapis- Verty longue pelouse qui aboutit au bassin d'Apollon (v. ci-dessous).
Contre les bosquets sont des Termes en marbre. En deçà du Tapis- Vert, à dr., Papirius et sa mère, Laocoon et ses fils \ à g., Castor et Pollux, Arria et Pœtua. — Statues le long du Tapis^Vert, dont on verra un côté en descendant et Tautre en remontant pour visiter les bosquets. A dr. : la Fourberie, par Leconte; Junon, Hercule et Télèphe, Vénus de Médicis; Cyparisse, par Flamen; Artémise avec les cendres de Mausole, par Lefèvre et Desjardins ; Aristée et Protée, par Slodtz. — A g., aussi à partir du haut: la Fidélité, par Lefèvre-, Vénus sortant du bain, Faune au chevreau, Didon sur le bûcher, par Poultier ; Amazone, Achille en habits de femme, par Vigier^ Ino et Hélicerte. par Granier. — Autour du bassin d^Apollon, encore des Termes, un Silène et un Bacehus.
Le bassin d'Apollon est une des principales pièces des petites eaux (v. p. 293). Le groupe représente le dieu du Soleil avec son quadrige, entouré de tritons et de dauphins : on l'appelle vulgairement le Char embourbe'. Les figures sont en plomb, par Tuby, d'après Lebrun. — Un canal en forme de croix, long de 1558 m. et large de 62, s'étend à l'O. jusque près du Grand-Trianon (p. 296).
On va dMci aux Trianons par la première Tallée à dr. au delà de la grille; l'autre est barrée.
Statues entre le bassin et le canal, dont plusieurs sont des antiques ; à dr., Empereur romain, Bacehus, Apollon^ la Clarté, par Baldi; Hercule et Cléopâtre; à g., Consul et Empereur romains; la Foi, par Clodion^ Leucothoé et Baeenns, Hercule, Junon.
Les massifs du parc et leurs bassins méritent surtout d'être vus lorsque jouent les eaux. Les «bosquets» et certaines «salles» sont fermés en hiver, du 1®^ nov. au 30 avril. Au S. ou à g. en partant du bassin de Latone se trouve le quinconce du Midi, où se donnent des concerts en été; il est décoré de Termes d'après Poussin. Un peu plus haut, la Salle de bal on des Rocailles (pi. 1), avec une cascade et un Amour terrassant un satyre. Dans la grande allée descendante: un bassin avec Bacehus et de petits satyres, en plomb,
Jardins. VERSAILLES. Env, de Par. 14. 295
par les frères Marsy. A g. de là, le bosquet de la Reine, où se noua, dit-on , Fîntrigue qui donna lieu à Taffalre du collier (Marie- Antoinette). Plus bas, le bassin du Miroir^ avec des antiques restaurées , deux Vestales, un Apollon et une Vénus. Puis le bosquet ou jardin du Roi, avec l'Hercule et la Flore Farnèse et une autre Flore sur une colonne. Dans l'allée transversale du côté du Tapis -Vert, un autre bassin avec Saturne et des enfants , par Girardon. Un peu plus bas, à dr., la SaUe des Marronniers (pi. 2), avec un Antinous, un Méléagre et des bustes antiques. Plus près encore du Tapis- Vert , le ^bosquet de la Colonnade (pi. 3), avec un péristyle circulaire de 32 colonnes de marbre, soutenant des arcades au-dessus de petits bassins de marbre, et décoré au centre d'un groupe par Oirardon, d'après Lebrun, TEnlèvement de Proserpine.
Du côté N. ou à g. du Tapis -Vert en remontant, le bassin d'Encelade (pi. 4), où le géant, à demi enseveli sous l'Etna, lance un jet d'eau de 23 m. Puis l'Ob^isqtte ou les Cent tuyaux bassin qui doit ses noms à la forme de son jet d'eau et à son grand nombre de tuyaux : il ne joue plus maintenant. Dans l'allée montante du milieu, un premier bassin avec Flore entourée d* Amours, par Tuby, Du côté du Tapis- Vert, le quinconce du Nord, avec des Termes d'après Poussin.
Le botquet des Dâmesy un peu plus bas à dr., est décoré de 8 statues» dont deux antiques, Melpomène et Thalie, quatre d'après Tantique, une Impératrice, un Faune, une Vénus et une Isis; un Baechus par Guill. Coustou et une Diane par Frémin.
Dans l'allée montante du milieu , encore un bassin avec Cerh entourée d'Amours, par Regnaudin.
Le *bosqUet des Bains d'Apollon (pi. 5) à dr. de là, est le plus curieux des jardins. Il a été transformé en 1778 d'après Hubert Robert. On y voit, dans une grotte, la Toilette d'Apollon, groupe par Oirardon et Regnaudin, et, plus bas, deux groupes de Coursiers d'Apollon, par Ouerin et les frères Marsy.
L*£Koc2e, à g. de l'autre côté du bassin de Cérès est décorée d'antiques: Mercure, Uranie, une Bacchante et Apollon; un Ganymède d'après l'an* tique et une Minerve de Bertin. Plus haut, le Rond-Vert^ avec 4 antiques ; un Faune, Pomone, Cérès et la Santé.
Nous revenons au parterre du Nord, à côté du parterre d'Eau (p. 293). Il a deux petits bassins et une fontaine dite la Pyramide, par Girardon, près de l'Allée d'Eau (v. ci-dessous).
Dans le haut, à l'escalier, une Vénus accroupie et un Rémouleur, en bronze, d'après 1 antique. Le long du bosquet d Apollon, en commerçant dans le haut à la fontaine de Diane (p. 398) : r£urope, par Mazeline; l'Afrique, par Cornu; la Kuit, par Raon; la Terre, par J<iaMon; le Poème pastoral, par Oranier. Dans le bas et le long du parterre : 5 Termes, puis l'Automne, par Regnaudin; l'Amérique, par Quirin; l'Eté, par Hutinot; l'Hiver, par Oirardon; le Poème satirique, par Buyster; l'Asie, par Roger; le Flegmatique, par Lespagnandeîle ; le Poème héroïque, par Drouilly.
A la suite du parterre du Nord vient un autre parterre en pente, au commencement duquel se trouve un bassin carré , le bain de Diane , orné de bas-reliefs en plomb , dont on remarquera surtout le principal, j*Diane et ses nymphes au bain, par Oirardon, Sur
296 Env, de Par. 14. YEBSAIJLLSa. Lea Trianons.
les côtés , deux statuM, le Colérique, par Houzeati, et un FlultQ^r, par Jouvenet. Ensuite V Allée d'Eau ou de» MarmoîMets, composée surtout de 22 groupes de trois enfants , dans des ba^gins^ etsoutenant des cuvettes, d'où Teau descend aux deux bassins suivants.
Le bassin du Dragon doit son nom à sa principale pièce déco* lative, un Dragon refait en 1890 par Tony NoeL
Le *ba88in de Neptune, restauré depuis 1889, est le plus grai^d des jardins. C'est celui dont les eaux jouent en dernier lieu et où se donnent les fêtes de nuit avec A)u d'artillce. U est orné de cinq groupes eu métal , dont les principaux datent seulement du temps de Louis XV : au milieu , Neptune et Amphltrite , par Adam l'Aîné; à dr., Protée gardant les troupeaux de Neptune, par Bouchardon; l'Océan, par le Moyne; aux extrémités, deux Dragons montés chacun pai un Amour, de Oirardon, etc. De tous les groupes, des 22 vases de la tablette de la muraille, de tuyaux placés dans les intervalles et dans le bassin, de mascarons, de coquille^ sous les vases, enfin de partout s'élancent et se précipitent , les jours de Gandes-Eaux , des jets et des gerbes liquides qui en font une merveille d'hydraulique.
Il y a encore près du bassin de Neptune, du côté du palais, le bosquet de l'Arc-de^Triomphe (pi. 6) , aussi restauré depuis peu. Il renferme surtout une statue de la France, entre PËspagne et l'Allemagne, par Coyzevox et Tuby. Les autres statues proviennent de bosquets qui n'existent plus: Esope et l'Amour; Galatée, par TvJ)y; Flore, par Magnier; le Point-du-Jour, par Legros; Arion, par Raxm, et Méléagre.
Au delà du bassin de Neptune est Vare/ive de THanon.
Le* Trianons.
Le Orand-Trianon, qui est situé à 15 min. au N.-O. de la terrasse du palais de Versailles, est un élégant petit château, composé seulement d'un rez-de-chaussée, que Louis XIV fit construire pour madame de Maintenon, sur les plans de Maiisart. On y arrive directement par Tavenue du même nom, qui part du bassin de Neptune (p. 293) ; les autres qui y mènent sont maintenant fermées. Ce palais est visible comme celui de Versailles (p. 278), mais seulement sous la conduite d'un gardien, qui d'ordinaire vous mène rapidement, comme c'est l'habitude. On prendra son temps pour examiner ce qui intéressera. Il n'y a en somme rien de bien remarquable.
Dans le salon des Glaees, une table avee un dessus en ehêne d^an seul morceau, de 2 m. 80 de diamètre. Dans la 4® pièce, le «salon de famille*, un surtout de table composé de Si pièces, donné par Charles IV d'Espace à Napoléon I^r. Le «grand Testibule* de la partie centrale, où fut jugé en i873 Tex-maréchal Bazaine, renferme un groupe en marbre par Vincent Vêla (1863), TUnion de la France et de Tltalie. Dans le salon suivant, à dr., Olympia abandonnée, marbre par &ex. Deux 8aU«8 plus loin, outre des tableaux qu'on n'a guère le temps de voir, comme dans les autres salles , 4 vases en porcelaine du Japon , un bas-relief camée antique, etc. Ensuite un salon avec 4 vases de Sèvres et un autre avec de beaux vases en malachite; donnés à K^apoléon \^^ par l'empereur Alezan-
X« Tvianons. YERSAILLES. Env. de Par. H. 297
dre I®' de Busai^. Puis ub Sftlon eontenanl 4 tableaux de Boucher. — Il y a sur la gauche une aile du palais dite frianon-tous-fioiSy qu*on ne visite pas ; elle est eneore moins intéressante. ~ Ensuite les petits apparieniQBts de Napoléon I®', le salon aree ttB« tal>ie en mosaïque de Boqie, et enfin les appartements préparés pour la i^«ine d'Angleterre en 1840, mais quVlle n*a pas occupes.
Le jardin du Ùr^md-Tn^non^ aussi peu intéressant et négligé, est maintenant ouvert an publie de 8 h. à 4 ou 5 li., selon la saison. On y entre Sar une porte à dr. de la façade, tout près des petits bâtiments du musée •s voftores, ou méate du jardin du Petit^Trtanon, à g. derrière le Salon de Musique (v. ei-'4es0ous).
Le ^atistz des yoitubes, à dr. du Oiand-Trianon, mérite d'être -vu. On le visite aux mêmes heures que les palais et aussi sous, la conduite d'un gardien. On y admire 7 voitures de gala: celle du sacre de NapoHon I^, crile qui lui servait étant 1*^' coniul, celle de son second mariage, la ^voiture du saece de Gbarles X, restaurée, comme les arutns , sous Napoléon III , pour le baptême du prince impérial , où elles ont toutes servi ; ceUe du baptême du comte de Chambord et du mariage de Napoléon III , oeile du baptême du roi de Rome et celle des ambassadeurs aux grandes cérémonies. Autour de la salle, des traîneaux historiques et de magnifiques harnais.
Le Fetit-Trianon, à peu de distance au N.-E. du Grande a été construit sous Louis XV, par Gabriel, et fut le séjour favori de Marie-Antoinette. Il se visite comme l'autre et il n'est pas non plus bien intéressant.
On n'a pas le temps d'examiner les tableaux, qui en sont le princil^al ornement. Il y en a de Natoiret PaUr^ Waiteau^ etc. On monte au 1^^ étage par un bel escalier. Dans la 3^ pièce, à g., une belle armoire à bijoux de Marie-Antoinette; dans la &® (boudoir), un buste de la reine en biscuit de Sèvres, brisé à la Bévolution et restauré depuis: dans la 6^ (chambre), à dr., le portrait du dauphin Louis XVII, par mme Lebrun.
Le *JÀBJ>XN DU PsTiT-TwAMON, Avoc SOU ha$nAa^, est au contraire une des curiosités de Versailles. Il est ouvert toute la journée. On y entre ordinairement par une porte à g. de la grille, d'où l'on traverse la cour. Non seulement c'est un jardin tout autre que les précédents, dans le style anglais , mais c'est une sorte de jardin 1)otanique , avec des arbres exotiques (étiquettes), plantés par Bern. de Jussieu, parmi lesquels on cite surtout le cyprès chauve , le pin Weymouth , le chêne rouge et le chêne à feuilles de saule. En tournant à dr. le long d'un ruisselet, en passe à un «temple de l'Amour», où se troave un Amour d.'a|>9è8 Bouchardon (p. 92).
Le hameau, un peu plus loin, se compose d'une dizaine de maisonnettes rustiques groupées autour d'un petit lac. Ces construc- . lions datent de la fin du xviu® s. Les dames de la cour y venaient jouer aux villageoises. Il y a une «maison du bailli», un «presbytère», un «moulin», une «laiterie», une «tour de Malborough», etc.
Le chemin de l'autre côté du lac ramène près du château, où il y a un «salon de musique», avec uae petite pièce d'eau, des rochers, etc.
Au delà du tertre voisin est une porte par où l'on va à dr.au jardin du Orand-Trianon ou à g. à une sortie.
298 Knv, de Par. 14, VERSAILLES. Jeu de Paume,
La 8ALLE DU Jeu de Paume de Yersailles , intéressante surtout au point de vue historique (p. 280) , est au S. de la place d'Armes (v. le plan). On l'a restaurée en lui conservant sa galerie couverte, et Ton y a ouvert en 1883 un amusée de la RevoluHony> , qui est public tous les joura de midi à 4 h., excepté le lundi.
Devant le mur qui lait face à rentrée se trouve une belle statue en marbre de Baillf, le président de la fameuse séanee du Jeu de Paume; «lie est par 8t*Mareeaux. Autour de la salle, 20 bustes en marbre des principaux membres de l'Assemblée Nationale qui prirent part à eett« séanee. Au fond, une eopie en camaïeu du Serment du Jeu de Paume par David (p. 126). Sur les murs, les noms des 700 signataires du procèsverbal de la séance. Dans des vitrines, des portraits, des estampes et d'autres souvenirs de Tépoque.
tJn peu plus loin de ce côté est I'église St-LooiS, la cathédrale, édifiée disgracieux et louid du xvui*^ s. A l'extérieur, à g., se voit une statue de Vahbe de VEpee, en bronze, par Michaut. On remarque à l'intérieur divers tableaux, entre autres un St Jean et un St Pierre par Boudur; un moi^ument du duc de Berry par Pradier et des vi^ traux de la manufacture de Sèvres, d'après Devéria.
De VersaUles dans la vaUée de la Bièvre, v. p. 332; à SambouiUet, Chartres^ Dreux^ v. le Nord de la France^ par Bœdeker.
De Versailles à St-Oermain-en-Laye. — !*> Par le chemin de fer de Grande -Ceinture, de la gare des Chantiers (p. 279): 23 kil., 45 min. k 1 h. 20; 2 fr. 20, 1 fr. 80, 1 fr. 60. — D'abord un tunnel de 700 m. On passe non loin de la pièce d'eau des Suisses (p. 294), et Ton a un beau coup d'œll sur le château du côté de l'orangerie.
6 kil. St-Oyr (3360 hab.), connu par son Beole Militaire, établie en 1806 dans l'anc. maison d'éducation fondée par Mme de Maintenon et pour laquelle Racine composa «Esther» et «Athalie». Cette école compte 760 à 800 élèves de 16 à 20 ans, et il en sort annuellement an moins 360 officiers,. St-Cyr est aussi desservi par la ligne de Bretagne. — 9 kil. Bailly. — 11 kil. Noisy-le-Roi. On entre dans la forêt de Harly (p. 306). Un petit tunnel; puis , à dr. , un raccordement avee la ligne de St-Germain par Harly-le- Roi (p. 306). — 14 kil. Le Jouet-d'Eau^ une halte. Belle vue à dr., au sortir de la forêt. — 17 kil. Mareil-Afarlp^ où l'on rejoint la ligne de Pariji à St-Germain par Harlv (p. 307).
IV* Par le chemin de fer de TOuest, c'est-à-dire par la ligne de Paris jusqu'à Asnières (p. 278-277), puis par la ligne de St-Germain (p. 906) trajet, en 1 h. 1/2 onv. et prix exceptionnels de 1 fr. 75 et 1 fr. 45, si Ton prend un billet direct. '