‹ Paris et ses environs (volume 2)Chapitre 80 sur 112 · II. ])• Farii à St-Germain en tramway à vapeur · texte numérisé non relu

II. ])• Farii à St-Germain en tramway à vapeur

18 kil. 660 de la place de TEtoile, à dr. derrière Tare de triomphe, départ toutes les heures, de 7 h. du mat. à 11 h. du soir (aussi de St-Grermain), trajet en 1 h. l/a, pour 1 fr. 60 et 1 fr. 15, 2 fr. 75 et 1 fr. 75 aller et retour. Jusau'à Bovçival, 1 h.; 1 fr. 35 et 86 e., 2 fr. 10 et 1 fr. 25 aller et retour; à Marly-le-Roi , env. 1 h. Va» Çri^c eomme pour St-Germain. — On peut aussi aller en ehemin de fer jusqu'à la station de Bueil et y prendre le tramway de Eueil, en correspondance avec celui de Paris-St- Gemiain. — Outre les stations et les haltes mentionnées ci-dessous, il y a encore 24 haltes facultatives.

Nota. Le bateau à vapeur le Touriête dessert aussi St-Oermaln en été \ il est plutôt pour ceux qui ont des loisirs. Les détours de la Seine font quMl met au moins 3 h. 1/2 pour aller jusqu^au Pecq, dans le bas de St- Germain et 4 h. pour en revenir. Départ de Paris, Font -Royal, à 10 h. Va^ an Pecq à 5h. , 4 h. en septembre. Prix: aller, 3fr.; retour, 3fr.; aller et retour, 4 fr. 50. D^euner à bord, 4 et 6 fr.; dîn., 5 et 7 fr.

Le tramway sort de Paris par l'avenue de la Grande-Armée et la porte Maillot (p. 143), traverse Neuilly (p. 142) par la grande avenue de ce nom, puis la Seine, remonte l'avenue de la Défense de Paris et tourne à g. dans le haut. — 3 kil. 580. Cov/rhevoie (p. 277), halte près du pont de Neuilly. — 4 kil. 355. Rond-Paint de la Défense, près du monument de la Défense de Paris, par Barrias. On tourne là à g. et croise la ligne de Versailles par St- Cloud. — 5 kil. 770. Rond-Point des Bergères, halte non loin de la station de chemin de fer de Puteauz. Ensuite on traverse la plaine au N. de Mont-Valêrien. — 7 kil. 750. Nanterre (p. 305), halte au S. du village.

9 kil. 325. Bueil (hôt.-rest. du Lion-d'Or), ville de 9400 hab., dont V église, surtout du style de la renaissance, a été reconstruite de nos jours. Elle renferme les monuments de l'impératrice Joséphine (v. ci-dessous) et de sa flUe la reine Hortense (m. 1837), mère de Napoléon III, avec statues par Cartellier et Bartolini. On y voit aussi un beau buffet d'orgue du xv® s., par Baccio d'Agnolo, provenant de Florence.

station du chemin de fer , au If .-O, v. p. 306. Il en part un tronçon de tramway à vapeur qui se raccorde avec celui de Paris.

10 kil. 430. La Malmaison, endroit connu par son château, où rimpératrice Joséphine se retira après son divorce et mourut en 1814. C'est d'ici que Napoléon I®', qui s'y était retiré après sa défaite en 1815, partit pour demander asile aux Anglais, qui l'envoyèrent à Ste-Hélène. Peu après, le château fut pillé par une partie

308 Env. de Par. 16. ST-GERMAIN-EN-L. Château.

des armées alliées. Il est maintenant propriété particulière et n*a plus rien d'intéressant. Le domaine a été morcelé depuis 1877.

11 kil. 480. La Joncher e, d'où un ekemin monte, en appuyant à dr., vers la CeUe-St-CIoud (2kik </>; P* 306). Il longe à dr. le château de la Jonchère, qui appartint à Louis Bonaparte. Plus loin, une belle châtaigneraie. Dans le bois à g., iWtang de St-Cucufa,

12 kil. 910. Braffivftl (cafée-reetaur. de Madrid, Pignon, etc.), jolie bourgade sur la rive g. de la Seine, très fréquentée par les amateurs de canotage. Son église, en partie du xiu® s., a un beau clocher roman. Belle vue d'un chemin conduisant à la Celle (p. 306), dans le haut du vallon, à g. par la première ruelle au delà de l'église. Pour aller directement â la Celle, il y a à la deuxième ruelle un escalier qui permet de regagner la route par un raccourci. — Sur l'autre rive de la Seine, Croissy et Chatou (p. 305).

13 kil. 855. La Machine, qui doit son nom à sa machine hydraulique, destinée à fournir de l'eau à Versailles. La machine primitive excita l'admiration générale, quoique ce ne fût qu'une conception de l'enfance de l'art. Elle est aujourd'hui remplacée par une digue en maçonnerie, 6 roues en fer et 12 corps de pompes aspirantes et foulantes, qui envoient l'eau d'un seul jet à l'aqueduc, à 1Ô4 m. au-dessus du niveau du fleuve et à une distance horizontale de 1236 m. La quantité d'eau fournie en 24 h. est de 25 000 m. cubes. On peut visiter l'établissement (pourb.). Il y a en face une machine à vapeur qui ne sert plus.

15 kil. 395. Port-Marly, où l'on quitte les bords de la Seine.

Ehbrakchbmekt d'env. 2 kil. sur Afarly-le-Roi ^ montant au S. et passant 80118 le viadue de Marly (p. 306).

La ligue principale continue de suivre la route de St-6ermain et monte à cette ville du côté S., à l'opposé de la gare du chemin de fer, passe par la place Royale et l'avenue Gambetta, tourne à g. dans la rue Thiers, qui longe le château, et se termine â la place du Château. — 18 kil. 650. St-Oermain'en'Laye.

m. St- Germain- en -Laye.

HÔTBL8-RS8TAUS. : du PavUUm Senri IV et dt la Terraue^ au eommeneement de la terrasse (v. p. 311 ^ pi. 9, F4), de 1er ordre, vue superbe ; du Prince de Galles^ à dr. de rëglise (pi. 4, £3); de VAnçe-Oardien ^ rue de Paris, 74, derrière la easeme (table d*hdte: déj., 3 fr. 50; dîn., 3fr.).

CAFÉs-BfiSTAUK. : Cvenier^ à eôté de la gare de TOuest (pi. £3); Pavillon Louis XIV (table d'hôte), rue de Pontoise, 35, avec jardin, fermé en hiver.

VoiTunBs DE place: à rintérieur des barrières, course, 1 fr. 25 la scm., 1 fr. 50 les dim. et fêtes; heure, 2 fr. et 2 fr. 50; hors des barrières, dans un rayon de 15 kil., 2 fr. 50 et 3 fr. l'heure.

St-Qermain est une ville très calme de 16 300 hab., dans une situation admirable, qui l'a fait choisir pour résidence par les rois de France dès le xii® s.

Le ohftteau (pl.E3) est à g. au sortir de la gare. On le nommait autrefois le Vieux Château, par opposition à un autre moins ancien, iB Château Neuf, dont il ne reste plus guère que le pavillon Henri IV (pi. 9, F 4). Des les premiers temps du moyen âge, les rois de France

Musée, ST-GERMAIN-EN-L. Enr.deParJS. 309

ont eu ici un château fort commandant le cours de la Seine. C'est St Louis qui a construit la jolie chapelle goth. encore existante. Le château même fût à peu près dëtrult dans les guerres avec l'Angleterre. Charles Y le reconstruisit , mais cependant Tëdlflce actuel ne date que du temps de François l^^, qui y célébra ses noces avec Claude de France, fille de Louis XII. Henri II bâtit à son tour le Château Neuf, qui devint la résidence favorite des rois de France jusqu'à Louis XIV, qu'il vit naître en 1638. Le Château Neuf fut «n grande partie démoli en 1776. Napoléon I^*^ établit dans le Yieux Château une école d'officiers de cavalerie , et l'on en fit plus tard une caserne, puis un pénitencier militaire. Mais on a entrepris de nos Jours de le restaurer complètement, sur les anciens plans de Ducerceau , et il n* y a plus guère que la partie sur la place du Château, à côté de la gare, qui ne l'ait pas encore été.

Le *MUffiBE DES ANTIQUITÉS NATIONALES que renferme ce château est une collection considérable d'objets de toute nature, destinée à montrer les progrès de la civilisation dans la Gaule, depuis les temps les plus recalés jusqu'à l'époque des Carlovingiens. Entrée publique, le dimanche, |de 10 h. ^/j à 4 h., les mardi et jeudi, de 11 h. ^/t à 4 h. en hiver et 5 h. en été. Les étrangers peuvent aussi le visiter les autres jours, sauf le lundi, avec une autorisation. — On voit déjà à g. dans le fossé, qui doit faire partie du musée, un dolmen découvert à Conflans-Ste- Honorine, 10 kil. au N. de St- Germain (p. 335). — Ce musée est très bien classé, et des étiquettes y mettent les antiquités à la portée de tontes les intelligences. Cependant il serait à souhaiter qu'on en rendît l'étude moins fatigante , par la réduction des séries aux spécimens nécessaires et l'élimination des objets de moindre intérêt ou étrangers. En effet il doit y avoir une quarantaine de salles, et il y a déjà , dans les 26 qui sont ouvertes, env. 30 000 objets , dont beaucoup de doubles , de moulages ou de fac-similé. Il existe un catalogue sommaire (1 fr. 50), très bien fait et très instructif, suivant l'ordre des salles et de la classification, et il y a des étiquettes explicatives.

B«s-dA-ehauisée. — Venirée principale est à g. dans la eour, mais lorsqu'il fait mauvais, on passe par une petite porte à g. dans le vestibule, et Ton se trouve d'abord dans la salle S. Pour suivre Tordre historique, il faudrait eommeneer par le 1®' étage, ear on a dû placer au rezde-cbaussëe et à l'entresol les monuments de pierre, qui sont de l'époque gallo-romaine. — Sallm 8 et B : moulages de bas-reliefs et des médaillons de Tare de Constantin à Rome (ils ont appartenu d'abord à un monument de Trajan); modèles de machines de guerre romaines, pirogues antiques, etc. — Sallbs a, B et D, de l'autre coté de l'entrée principale : moulages des bas-reliefs de l'arc d^ Orange et du tombeau de* Jules à St Bemy, près d'Arles. Dans la salle B aussi un médaillon d'une mosaïque trouvée à Autun en 1890, Bellërophon vainqueur de la Chimère. — On revient à rentrée pour monter un bel escalier en brique et en pierre.

EatrMoL — Salle XIX , la dernière du côté dr. : borne* milliaire* et ingeripUons géographiques de la Gaule. — SallbXX: tnseWpttons celtiques et romaines, eippe*, etc. — Sallb XXI : mythologie gauloise ; autels, statues et bas •reliefs grossiers, mais collection importante au point de vue historique, dont beaucoup de monuments ^ne sont pas encore sufâsamment expliqués. — Sallbs XXII, de Tautre côté de Tescalier: sculptures rela-

310 Ent.dePar,ie. ST-GERMAIN-EN-L. Musée,

tîves aux ligioM romaines en Gaule. Aux piliers et dans le eouloir, de» pierres tombales, des tombeaux à incinération et à inhumation. — Sallb XXIII: inscriptioni, — Sallb XXIV et couloirs voisins: cimetières ^ à incinération. — Salle XXV et XXVI : sculptures relatives aux costumes et aux arts et métiers dans la Gaule.

ï^^ étage. — Salles I-III, à dr. en arrivant, la Gaule avant les métaux ou époque antéhistori(][ue (<]|uaterttaire). Salle I: silex taillés et ossements d animaux d'espèces éteintes et d'espèces émigrées. Les vitrines 1 à 15 contiennent les objets recueillis dans les alluvions et sur les plateaux , les suivantes , de l6 à 33, renferment les outils et les ossements, travaillés ou non, extraits d«s cavernes, premiers refuges des hommes. On remarquera surtout, au milieu, des moulages de têtes de rhinocéros, de tigre et de grand ours des cavernes (rhinocéros tichorhinus, felis spelœa, ursus spelseus), d'urus (bos primigenius ), du grand cerf d'Irlande (megaeeros hibemieus), animal qui avait 3 m. de haut; une défense et des molaires d'un mammouth (elephas primigenius) , éléphant à longs poils qui avait 6 m. de haut, etc. La vitrine 12 contient des spécimens des différents types de silex, dits de 8t-Acheul (Somme), du MousUer (Dordogne), etc. — Salle II: fiMmumento mégalithiques et pierre polie: dolmens et menhirs exécutés au 20^ de la grandeur réelle, les premiers des chambres sépulcrales, les seconds des pierres de souvenir ; tableau représentant les allées de Garnac, en Bretagne; os travaillés, etc. — Salle III: tumulusdolmen de Gav'rinis, aussi en Bretagne, et moulages des dessins énigmatiques de ce monument. A g. de la cheminée, une collection remarquable de pointes de flèches en silex.

A la-/iuite de cette salle vient la grande galerie de Mars ou salle des Fêtes, qui occupe toute la hauteur du premier et du second étage. Elle n'est pas encore restaurée. On l'appelle aussi salle de Comparaison, parce qu'elle contient des objets de divers pays. Elle sert en même temps de magasin et le classement n'en est que provisoire. Les simples visiteurs et les personnes pressées peuvent la passer ou la réserver pour la fin. Les vitrines à g. et à dr. de l'entrée, eontre les murs, sont consacrées à la céramique gallo-romaine, mais on en verra une plus belle collection dans les salles xiv, xv et xvi. Les autres contiennent surtout des objets en fer et en bronze de diverses contrées de l'Europe; celles du fond des objets de toute sorte d'Asie, d'Australie, d'Ooéanie, d'Afrique, d'Amérique, comme l'indiquent des inscriptions dans le haut des meubles. Enfin il y a quelques moulages de monuments isolés, de stèles celtiques d'Italie, de la colonne d'Igel, près de Trêves, etc.

UP éttkge. — Revenus à la salle III, nous montons par un petit escalier à côté de la galerie de Hars, et nous commençons la visite du second étage à l'extrémité du côté de la gare. — A g., dans la tourelle, une salle non numérotée, dite de numismatique. Elle renferme une riche collection de monnaies gauloises , gallo-romaines et mérovingiennes , des bijoux, des poteries et des armes mérovingiennes, etc. Le simple visiteur remarquera surtout les b^oux et autres objets en or et en argent de la 1'® vitrine du milieu. La vitrine correspondante renferme des objets en bronze, en or et en verre de l'époque mérovingienne, dont l'art barbare est surtout caractérisé par la verroterie cloisonnée d'or et l'emploi des pierres fines : nous en mentionnerons particulièrement les fibules. — Salle IV : suite de la Gaule avant les métaux, époque des stations lacustres ; ossements recueillis dans ces stations; armes et outils en silex |K)lis et en os; restes de l'industrie des stations lacustres, à la 2^ fenêtre a dr. et du côté opposé. — Salle V : la Gaule après les métaux; collection considérable d'objets divers de Vâge de bronze, en particulier, dans la vitrine du milieu, un millier de pièces diverses trouvées à Lamaud (Jura), dans un magasin souterrain. Principaux types dans les autres vitrines: vitr. 7, épie de Vaudrevanges , près de Sarrelouis; 15, épies de Courtavant (Aube) et de Villeneuve - 8t - Georges (Seine-et-Oise) ; 17, épingle de Fillinges (Haute-Savoie) ; 20, ipée de Barésia (Jura) ; poignards du Lessart et de Plougrescant (Gôtes-du-17ord) ; 21, épées de Penhouet (St - Vazaire) ; 22, épées de Humes (Haute - Marne) , de Sigean (Aude), etc. — Salle VI : époque gauloise ou historique , sépultures sous

TïrÉ.<** tt iiiirpTiHj.r fix

Terrasse, Sï-GERMAIN-EN-L. Enr.de Par. 16, 311

tumulus et prédominance des armes de fer; objets de^ toute sorte trouvés dans des tumuli, même des débris de chars de parade, sur lesquels ont été ensevelis des guerriers. Dans la 2® vitr., des eoêques gaulois; dans 4a 20^, celle du milieu, et une partie des suiv., de très beaux vases en bronze, des bracelets, des torques, etc.

Sallb VII, de Tautre côté de Vescalier: époque gauloise (suite), cimetières à inhumation de la Vame; vases en argile, débris de chars, objets divers, bracelets, flbules, torques, ceintures, anneaux et vases en bronze; armes et couteaux en fer, etc. — Sallb VIII: objets provenant du cimetière de Chassemy (Aisne). — Sa.llb IX: sépultures gauloises, surtout la sépulture à ehttr de la Oorge-Heillet, k Somme tourbe (Harne), reconstituée telle qu^on Ta trouvée, le chef |;aulois dans le bas et Tun de ses hommes au-dessus. Les originaux des objets qui les entourent sont dans la vitrine de g., n® 2. Les autres vitrines en contiennent du même genre.

1®' étmgt (suite). — SallbXIII ou à'Alésia: conquête romaine. A g., un légionnaire romain armé du pilum, diaprés les bas-reliefs de la colonne Trajane. Au milieu, un grand plan relief d^iA<é«ta (AUse-Ste-Beine ^ Côted*Or) et du siège de cette ville par César; dans la vitrine 24, des modèles de ses travaux; derrière le plan, des objets trouvés dans les fouilles d*Alise, en particulier un magnifique vase en argent. Dans d^autres vitrines, les produits des fouilles du Mont-Beuvray, la BibracU de César, à TO. d'Autun; des modèles de ses travaux devant Avaricum ou Bourges, devant Uxellodunumy peut-être le Puy-d'Issolu (Lot) , etc. ; des arm«t, des projectiles et quantité d'objets relatifs à Tarmement romain. — Sallb XIV: céramique gallo-romaine^ vases et figurines en terre blanche. — Sallb XV : suite de la céramique; vases à glaçure rouge et à reliefs; aussi des bronzes, vases et statuettes ; une riche collection de verres , et enfin une riche série de fibules en bronze. — Sallb XVI : fin de la céramique et obj^ en brome et enfer, tels que trousse de médecin oculiste, couteaux, clefs, etc.

\j église de St-6ennain, vis-à-vis du château, n'a rien de bien curieux. Elle renferme, à dr. de l'entrée, un petit monument érigé à Jacques II Stuart, qui habita St-Germain et y mourut en 1702.

A dr. de la façade du château, une stcUue de Thiers (pl.E4), en bronze, par Mercië. Thiers est mort à St-Germain, le 3 sept. 1877.

Dans la rue de Pontoise, près de la gare, se trouve Vhôtel de ville (pi. 7, £3). Il y a au second étage un ptitit musée-Mbliothèque, public tous les jours de 10 h. à 4 h., excepté le lundi.

Une longue salle dans le fond contient une petite galerie de peinture, surtout, en commençant du côté de la bibliothèque: 106, école de Rubens, la Félicité de la Régence; i(X), Teniers^ les Jeux de l'enfance: au-dessus, Fr. Franck, le Passage de la mer Bouge; — 101, Lucas de Leyde, VEscamoteur ; 90, Murillo ou Tobar, un portrait ; 88, le Guide, la Vierge ; 83, le Titien, Ecce homo; d'après Mantegna, Jésus remettant les clefs à 8t Pierre; 109, de Champaigne (?), portr. de femme; 50, Vivien, portr. de Delille; 89, Velazquez (?), portr. de femme; 115, de Crayer, la Vierge ; 122, Léon Coignet, Caïn et Abel; 110, Oér. I>ov, Un moine: 86, le Padouan, la Madeleine; 103, 104, tan Kessel, TOuïe et le Goût; — 117, d'après Velazquez, Esope, etc.

La *terrMte de St-Germain (v. le plan, F G 2-1), longue de 2400m., s'étend à une grande hauteur au-dessus de la Seine, le long de sa forêt. Elle commande une vue superbe des rives sinueuses du fleuve et de la plaine si animée qu'il baigne. Le second plan ressemble à un immense parc rempli de maisons de campagne. Le village le plus rapproché est le Pecq ; ensuite celui du Yésinet; plus loin encore, à l'horizon, Montmartre; sur la dr., te Mont-Valérîen , qui cache le reste de Paris ; à dr., sur la hauteur, l'aqueduc de Marly; à g., au-dessus du coin du parc du Vésinet,

312 Env.dePar. 16. ST-GERMAIN-EN-L. Poissy,

le clocher et la cathédrale de St- Denis, à peine perceptibles; plus près sur les coteaux, Montmorency, etc.

La forêt occupe presque toute entière une sorte de presqu'île formée par un des méandres de la Seine. Elle mesure env. IQ kil. du S.-O. au N.-E. et 4 à 7 du S.-E. au N.-O., soit près de 4400 hect. de superficie. Elle se distingue en outre par sa beauté, le soin avec lequel elle est entretenue et ses promenades admirablement ombragées. En suivant l'avenue principale, on y rencontre, à 3 kil., une maison de campagne appelée les Loges, construite par ordre d'Anne d'Autriche, femme de Louis XIII, et transformée en maison d'éducation pour les filles de membres de la Légion d'honneur ayant le grade de sous-officier ou une position correspondante (▼.p.317). L'enseignement y est plus particulièrement professionnel. La maison est fermée au public. C'est près de là qu'a lieu la joyeuse fête des Loges, qui commence le dimanche après le 30 août et dure trois jours. La partie la plus fréquentée de la forêt est à dr. en deçà des Loges. La route de Pontoise , du même côté , mène en 1 h. à la station d' Achètes (v. ci-dessous), et elle croise à mi-chemin celle de Poissy à Maisons, par où Ton va des Loges en V4 à!*)!, à ce village, situé à dr. (v. ci-dessous). Belle vue à la sortie de la forêt.

De St-Oermain à Versaillêê^ y. p»398.

De St-Gbbmaim a Maisons - Lapitts (ArgenteuU): 17 kil. par fa Grande-Ceinture, 35 min. à 1 h. 20-, 2 fr. 05, 1 fr. 65, 1 fr. 15. Il y a aussi des voitures de correspondance pour Poissy (6 kil.; 50 c), pour Maisons- Laffitte (7 kil. ; 70 c), etc. Le chemin de fer fait un immense circuit dans la forêt. — 4 kil. 8t- Germain-Or ande-Cêinture (p. 907).

8 kil. Poiacy (Mt. de Rouen), ville de 6400 hab., sur la rive g. de la Seine et la ligne de Paris à Bouen (v. le Nord de la France, par Bsêdeker). La Grande - Ceinture a sa gare spéciale, en deçà de la ville, à Topposé de celle de l'autre ligne. C est près de cette dernière que se trouve VéçlUe, beau monument du style de transition (xii^ s.), avee une tour à Textremité O. de la nef et une autre sur la croisée. Poissy a vu naître St Louis et est connu par le colloque de 1561, entre les catholiques et les protestants, qui n'aboutit qu'à une profession de foi ambiguë condamnée par la Sorbonne.

13 kil. (7 par la route) Achères^ stat. à 3 kil. du village de ce nom, près du champ de courses dit de St-Germain. Ligne de Pontoise, v. p. 335.

17 kil. MaisonS'LaffiUe (p. 335). — La ligne de Grande-Ceinture tourne plus loin à g. vers ArgenteuU (tO kil. \ p. m9).

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