BIBLIOTHÈQUE NATIONALE
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aux boulevards. BIBLIOTH. XATIOXALE. Rive dr. 7. 095
En entrant dans les salles de travail et de lectare, on reçoit un grand bulletin, sur lequel on écrit le numéro de la place qu'on a choisie, son nom et son adresse. Ce bulletin sert pour le contrôle, et il faut le rendre pour sortir. Les employés y inscrivent les ouvrages prêtés et y apposent un timbre lorsqu'ils sont rendus. Les livres eux-mêmes se demandent à l'aide de petits bulletins que vous donnent les conservateurs, au bureau du fond, au milieu de la salle (à dr. et à g., le catalogue des acquisitions dep. 1884:). Les demandes ne sont plus admises 1 h. avant la fermeture. Pour plus de détails, voir le règlement qui est affiché dans les salles. Il y a autour des salles des ouvrages d'un usage général qu'on peut toujours consulter. Sur une table spéciale près du bureau de la salle de travail, à g., se trouvent les publications périodiques, une quarantaine de revues, bulletins, journaux scientifiques, etc. — Il faut, pour sortir d'une salle avec des papiers, un livre ou un portefeuille, un laissez-passer de l'un des bibliothécaires.
La VISITE des curiosités de la Bibliothèque, estampes, manuscrits, imprimés, reliures, médailles, antiques etc., qui sont dans les salles d'exposition, a lieu gratuitement les mardi et vendr. de 10 h. à 4 h.
On entre dans la cour d'honxeur par la grande porte de la rue de Richelieu, en face de la fontaine de ce nom (p. 204). Sous cette porte, des statues de l'Imprimerie, parLabatut; la Calligraphie, par Coutan; la Gravure en taille-douce, par J. Hugues, et la gravure en médailles, par J. Becquet. En face, dans le bâtiment central, 1 ' a dministration.
Le vestibule à dr. de la cour d'honneur est décoré d'un vase de Sèvres, dit «vase Chéret», dû au sculpteur Joseph Chéret (1879), et consacré à la mémoire des savants français qui observèrent le passage de Yénus sur le soleil en 1874. En face de l'entrée, la salle de travail; à dr., une buvette-restaur. pas chère; à g., le vestiaire. On va placer dans le vestibule et dans les salles des bustes de savants par Ancy, Yital-Cornu, Sollier, etc.
A g. au bout du vestibule se trouvent Vescalier des salles mentionnées ci-dessous, et à dr. l'entrée du
Département des estampes. Il comprend 2500000 pièces, réunies en 14500 vol. ou dans 4000 cartons. Un certain nombre de pièces curieuses y sont exposées sous verre , dans la l»"^ salle celles de l'école française (entrée, v. ci-dessus).
L'escalier conduit à un vestibule, où sont des pastels faits en Egypte sous Bonaparte et des inscriptions puniques. On y a à dr. le département des manuscrits (près de 100000 vol.); — en face, la petite galerie des Chartes; — et à g., les cartes et les
*Sai-les d'exposition des imprimés et des manuscrits, où se voient les ouvrages les plus curieux, dont beaucoup avec de magnifiques peintures et de très belles reliures. La seconde salle, la galerie Mazarine, faisait partie de l'anc. palais [Mazarin. Il y a partout des étiquettes explicatives. Catalogue de 1881. 3 fr.
l'e SALLE. Au milieu, le Parnasse français, groupe en bronze des littérateurs et artistes français du x\aie s., par Louis Garnier. En face de la fenêtre, une tapisserie des Gobelins, les Lettres, les Sciences et les
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Arts dans l'antiquité, d'après Ehrmann. Du côté de l'entrée et aux petits murs, des copies d'épitaphes et de plaques tumulaires. Au mur en face de l'entrée, ungobelin: le Moyen âge, d'après Ehrmaun (1888; à g., Dante et Pétrarque). A l'autre mur, la Renaissance., les artistes du temps groupés autour de Laurent de Médicis le Magnifique, gobelin, d'après Ehrmann. Dans les vitrines I, II, III et V, de magnifiques reliures exécutées pour des rois de France dep. François I^^. Dans la IV», à la fenêtre: à g., 369, un exemplaire sauvé des flammes de la «Cliristianismi restitutio», de Michel Servet, brûlé vif à Genève en 1553, comme hérétique, sur l'ordre de Calvin; des ouvrages avec autographes de Rabelais, Montaigne et Racine et des manuscrits de musique de Gluck et de J.-J. Rousseau (376, partition autographe du «Devin du village»).
Ile SALLE, la * galerie Mazaruie. Elle a conservé son beau plafond, peint par Bnmanelli (1617-1662). Les principaux sujets sont, à partir de l'entrée: Romulus et Rémus allaités par la louve, Mars et Vénus, l'Enlèvement d'Hélène, l'Inceudie de Troie, l'Enlèvement de Ganymède, Jupiter foudroyant les Titans, le Réveil de Vénus, Xarcisse, Jupiter et Mercure, le Parnasse, le Jugement de Paris, Vénus sur son char, Apollon et Daphné. Aux murs : bustes eu marbre de Guillaume de Budé (v. p. 204), de l'historien De Thou, du comte de Caylus, de Colbert, Mabillon, etc., et des rois François 1^", Charles V et Louis XIV.
Première moitié de la galerie: imprimés et reliures. Armoires VII et VIII, à dr. de l'entrée: livres imprimés en Espagne et surtout en Italie.
— IX: impressions xylographiques; exemplaire, portant la date de 1456, de la Bible Mazarine imprimée peut-être par Guteuberg, Bible de Mayence (1462) et psautier imprimé par Fust et Schœffer en 1462 (dans le bas). — VI, au milieu de la galerie: reliures exécutées pour des rois de France et d'illustres bibliophiles, surtout celles de la bibliothèque de Jean Grolier (m. 1565), qui introduisit en France les riches reliures dans le goût italien. Imprimés: 198, Bible polyglotte, par Chr. Plantin (Anvers. 1569-1573); 282, Bible en latin, par Robert Estienne (1538-1540), etc. — XXI-XXVI, du côté des fenêtres, en retournant vers l'entrée: livres imprimés en France; livres à figures (fenêtres); livres imprimés dans les Pays-Bas, en Angleterre et en Allemagne. — XXVII-XXIX, au milieu: livres imprimés à Paris, en partie avec de magnifiques miniatures, et au-dessus, des reliures.
Seconde moitié de la galerie: suite des manuscrits et reliures. X, à dr.: origines de la Bibliothèque, aux xiv^ et xv^ s. Portrait du roi Jean II, le Bon, peinture sur bois du xive s., et au-dessous, le premier catalogue de la Bibliothèque (1373). — XI: paléographie de la France depuis Charlemagne jusqu'à la fin du moyen âge; au milieu, 179, l'histoire de Nithard, de la fin du x^ s., avec le serment des fils de Louis le Débonnaire, le plus ancien document français (842); album de l'architecte Villars d'Honnecourt (xiii^ s.); dans le bas, 191, le procès des templiers (1309); à dr., 196, celui de Jeanne d'Arc. — XII: paléographie de l'Italie, de l'Espagne, de l'Angletene et de l'Allemagne, depuis Charlemagne jusqu'à la fin du moyen âge; 139, les Annales de Gênes de Caffaro (xn^xme s.); 144, le «De viris illustribus » de Pétrarque (xrv^ s.); 147, la Divine Comédie de Dante (xiv^ s.). — XIII: paléographie latine, depuis l'antiquité jusqu'à l'époque carolingienne. — Vitrine sans n^ près de la fenêtre: tablettes de cire avec des comptes des xiiie-xive s. — XIV: vieux manuscrits mexicains illustrés. — XV : manuscrits orientaux et américains.
— XVI: autographes, calendrier runique, charte russe sur écorce de bouleau.
— XVII: manuscrits grecs. — X^TII: suite des autographes. — XIX: manuscrits avec peintures. — XX: manuscrits ayant appartenu à des rois et des reines de France; à g., évangéliaires de Charlemagne, Lothaire et Louis le Débonnaire. — XXX et XXXI, au milieu: magnifiques reliures du moyen âge avec ivoires et ornements d'orfèvrerie, etc., en particulier, dans la xxxie vitr., un missel de l'abbaye de St-Denis, des xi^-xiie s., un évangéliaire de même provenance, des ixe-xiii^ s., et quatre évangéliaires de la Ste-Chapelle, des xi^-xv^ s. A la fenêtre centrale, à côté de la vitr. XXX, les nouvelles acquisitions (1891-1900): manuscrits des x^-xv^ s. — XXXII:
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autographes: 308, de Marie Stuart ; 303, de Du Guesclin: 339, de Henri IV; 342, Pensées sur la religion de Pascal: 34.4, sermons de Bossuet; 345, Télémaque de Féuelon; puis d'autres de ^Lme de Sévigué, Mme de Maintenon, Racine, Molière, Montesquieu, Corneille, Rousseau, Voltaire, etc.
A l'extrémité est la salle de travail de la section des cartes et collections géographiques.
Le *cABixET DES MÉDAILLES ET AXTiQUES (entrée, V. p. 205) a sa porte particulière rue de Eichelieu, après celle du poste de police en ^ nant des boulevards, la première en venant du Palais-Eoyal (sonner). Ce cabinet renferme une très riche collection de médailles (400000) et d'antiques, c'est-à-dire d'intailles et de camées, de bijoux, de petites œurres d'art, de verres, de vases, d'armes, etc. Guide illustré au cabinet des médailles, etc., par E. Babelon (1900, 3 fi". 50). Catalogue (illustré) des vases peints de la Bibliothèque Nationale, par A. de Ridder, tome I, l^''' vol., éd. E. Leroux, 30 fr. (exposé à l'entrée de la Grande Galerie). Il y a parfois des changements dans la disposition des objets,
Vestibdxe. Au fond, le zodiaque de Dendérah (p. 107), trouvé dans le temple de Dendérah en Egypte, et qui date du temps de l'empire romain. A dr., stèle grecque avec un Satyre. A g., la chambre des rois de Karnak, construite par Thoutmosis III (xvine dyn.; v. p. 107), très précieuse pour les inscriptions, mais mal placée. Devant, le huste de Prisse d' Avenues (archéologue, 1807-1879), qui l'a rapportée en 1843. Aux murs: stèle de l'Ancien Empire avec scènes de la vie domestique et bas-reliefs égyptiens rapportés aussi par P. d' Avenues; décret du sénat du peuple de Cyzique (xi» s. av. J.-C); puis des inscriptions antiques en diverses langues, des stèles, etc.
Dans I'escalier et dans l'antichambre, des urnes funéraires, et la suite des inscriptions et des stèles grecques, latines, coptes, phéniciennes, etc. — Sonner aussi, au besoin, dans le haut. A g., la grande galerie.
Grande galerie. Les vitrines du milieu sont subdivisées en sections, de g. à dr. — pe vitrixe: cylindres avec des inscriptions cunéiformes, pierres gravées de l'Assyrie, de la Chaldée et de la Perse, intailles antiques. Dans la 8» sect. du 2^ rang (I, 8) , au milieu (du côté de la feu.), *1815. Achille citharède (jouant de la lyre), petite améthyste signée d'un artiste grec, Pamphile , et à côté, I8l5i'is, Achille traînant le cadavre d'Hector (jaspe rouge), etc. — X^ viteese, petits bronzes: 815, Combattant (époque hellénistique); 1009, Esclave éthiopien (époque romaine); 1157, Vache, etc.
Ile vitrise: intailles et camées antiques, du moyen âge, de la Renaissance et des temps modernes, la plupart en sardonyx et d'une grande valeur artistique, plusieurs dans des montures en or émaillé, en partie du temps où l'on y voyait des sujets religieux. Nous citons les principales cui-iosités. .Se sect.: au milieu, 2391, Jupiter sur un trône, entre Mars et Mercure; au-dessous, Neptune; autoui-, les signes du zodiaque, cornaline; H dr., 2396, V Abondance et la Paix, couronnées par deux génies, sardonyx; à g., à côté d'un médaillon de César (2405), 2404, Jugurtha livré à Sylla, cornaline; 2338 (5® rang), triomphe de Silène, jaspe sanguin; 2337 (à g.), bacchanale qui passe pour avoir sei-vi de cachet à Michel-Ange (?), cornaline: elle n'a que 15mm. de large suj 13 de haut, bien qu'elle compte quinze figures humaines et trois figures d'animaux. 4e sect.: au 3e- rang, des portraits gravés par Guay, maître de gravure de la Pompadour, cornalines montées en cachets. 5e sect.: commencement des camées, sujets mythologiques et religieux; 402 (3e rang, au milieu), Parallèle de V Ancien et du Nouveau Testament, de la fin du xves.; à g., 405, Adoration des mages, du xve s. 7e scct.: 593, roi nègre; à dr. , en haut, 765, Elagabale (Héliogabale); en bas, 643-645, batailles; 612, la Fontaine des sciences; enfin
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dans le bas, s. n», de prétendus bracelets de Diane de Poitiers, composés chacun de sept camées, de la Renaissance. 8e sect.: 780 (3» rang, au milieu), François /«'•; 926, Louis XV, par Guay; 944, auc. cachet de Louis XV, avec le buste de la Pompadour à l'intérieur (ouvert); en bas, 927, 788, Louis A'Fet Henri IV, avec montures garnies d'émeraudes, d'un ancien bracelet de la Pompadour; 786, Henri IV; à g., 789, Henri IV et Marie de MéiUcis ; au-dessus, 977, Charles- Quint et Ferdinand I^''; en bas, 792, Louis XIII; 925, Louis XIV.
m» viTRixE, suite des camées, l^e sect.: à dr. , 238, Auguste, 274, Claude. 2^ sect., au milieu: *308, Triomphe de Licinitis ; 240 (à g. de 308), Aîiguste. 4^ sect.: 79 {3^ rang, à g.), Bacchus et Ariane, dans un bige de centames.
"Vie VITRINE, à la fcnêtrc, choix de camées antiques. V^ sect.: à g., en haut, *226, Alexandre le Grand et Minerve; encore à g., 17, Minerve; au milieu, *220, Alexandre le Grand, haut relief en agate cendrée translucide, dans une magnifique monture en or émaillé du xviiie s.; audessous, *265, Apothéose de Germanicus ; en haut, 276, Claude et Messcdine en Triptolème et Gérés, sur un char traîné par deux dragons. A dr., du haut en bas: 243, Julie, fille d'Auguste, avec les attributs de Cérès; 277, Messaline et ses enfants. A g., de bas eu haut: *300, Septime- Sévère et sa famille; *289, Trajan; 270, Claude; *251, Tibère; 244,242, Julie, fille d'Auguste. — 2e sect.: au milieu, *1, Jupiter, un des camées les plus célèbres de la collection, dans une magnifique monture du xive s.; audessous, *27, la Dispute de Minerve et de Neptune; dans le haut, *11, Junon d'Argos, et 7, Ganijmède, rendu à Tros, son père, par l'un de ses frères; au milieu, *148 (à g. de 1), les Chevaux de Pdops (?); *17, Minerve; *115, Amphitrite; 31, Diane. Adr.: 97, Centaure; *184, Taureau; 111, Mercure; 41, Apollon et Marsyas ; 43, Vénus au bain.
IVe VITRINE, au milieu de la salle, les objets les plus précieux. Dans le haut, de dr. à g., du côté des fenêtres: *368, prétendue coupe de Ptolémée, canthare dionysiaque, en sardouyx oriental, orné de groupes figurant les mystères de Cérès et de Bacchus, provenant du trésor du couvent de St-Denis; douze médailles d'or antiques, quelques-unes montées en bijoux; 379, coupe de Chosroës II, roi de Perse (m. 579 ap. J.-C), aussi du trésor de St-Denis, où elle se nommait «tasse de Salomou»; elle se compose de médaillons en cristal de roche et en verre de deux couleui-s (dans le fond, Chosroës sur son trône; se voit mieux du revers); à dr. et à g. de cette coupe, petits bustes en agate d'Auguste et d'Aunius Vérus; au-dessous, 351, un collier antique et des médailles romaines, en or; 2539, 2540, trésor de Gourdon (village de la Côte-d'Or), petit calice et patène en or massif, des premiers temps du christianisme; au-dessous, 2781, Auguste, camée antique avec monture du moyen âge; 264, V^AjJothéose de Germanicus, dit le camée de la 8te-Chapelle, le plus grand de tous les camées connus, composé d'une forte tablette de sardonyx, haute de plus de 30 centim., avec 26 figures; *médaillon d'Eucratide, roi grec de la Bactriane (vers 200 av. J.-C), du poids de 20 statères d'or (170 grammes; avant sa découverte, en 1867, on ne connaissait que des médailles de 4 statères); 373, nef antique en sardonyx, avec monture du moyeu âge; à g. et à dr. de 373, Tibère et Constantin; au-dessous, 2089, Julie, fille de Titus, aigue-marine avec monture du moyen âge; s. n», *patère de Rennes, coupe, trouvée en 1774 près de Rennes, en or massif, avec bas-reliefs représentant la lutte entre Bacchus et Hercule (triomphe du vin sur la force), et entourée de seize médaillons d'empereurs romains (Antonins); au-dessous, bijoux en or probablement étrusques; 309, buste de Constantin le Grand (?) en sardonyx (partie d'un sceptre, plus tard bâton cantoral de la Ste-Chapelle); 490, trésor de Tarse, quatre médaillons en or. Le reste de la vitrine contient encore quelques camées, entre autres, *44, le Jugement de Paris, puis des sceaux en or, des objets de parure, des monnaies italiotes et romaines primitives, etc.
Au fond, en face des fenêtres, buste de l'abbé J.-J. Barthélémy (1716-1795), auteur du «Voyage du jeune Anacharsis en Grèce >'.
ViTRiN-E SANS NUMÉRO, à la 2e fenêtre, une carte avec des médailles gauloises distribuées géographiquement.
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Vn« ET YlIIe VITRINES, EU milieu, monnaies romaines et byzantines, monnaies de cuivre romaines et italiotes, monnaies et médailles grecques de la Grande-Grèce, de la Grèce et de TEgypte. — IX^ vttrixe, monnaies du moyen âge et des temps modernes, très beaux exemplaires.
Dans les armoires au mur en face des fenêtres, la suite des petits bronzes, ustensiles, vases, armes antiques, etc.; ensuite des verres antiques, une collection choisie de vases grecs peints; puis encore des bronzes, surtout des statuettes. XXI^ vitr., 5^ sect., en bas, *-t26, Satyre dansant (style gréco-romain); 363, buste de Mercure à clochettes (v. p. 73), probablement un ex-voto. — Dans l'armoire du mur suivant, de petites terres cuites antiques, et le caillou Michaux, pierre ovoïde en serpentine noire avec inscriptions cunéiformes, monument babylonien très important, de l'an 1120 av. J.-C. Dans celle qui est de l'autre côté de la porte, aussi des bronzes, un grand plat en argent, large de 70 centim.. dit le Bouclier de Scipion, dont les bas-reliefs plats représentent Briséis enlevée il Achille par les envoyés d'Agamemnon: Ulysse, Antiloque, Xestor, Diomède et deux guerriers , probablement du iv» s. ap. J.-C. et trouvé dans le Rhône près d'Avignon; un plat plus petit avec Hercule étouffant le lion de Némée.
La salle de Luynes, de l'autre côté de l'entrée du vestibule, contient une collection choisie d' intailles, de camées, de médailles, de bronzes, de bijoux, de vases et de terres cuites antiques, collection léguée par le duc de Luynes (1802-1867), de son vivant un antiquaire célèbre. — Au milieu, un beau torse de Vénus en marbre de Paros. — Dans l'armoire de dr., des armes antiques et une riche épée mauresque de la fin du xv» s., dite de Boabdil, dernier roi uiaxu-e de Grenade.
Salie de la Renaissance, l" arm. a dr.: ivoires, diptyques ou feuilles de diptyques consulaires (présents des consuls aux sénateurs), des ve-vie s.; grandes médailles françaises, épée d'honneur des grandsmaîtres de Malte, à poignée en or émaillé (xvis s.); médaillon de femme par Mino da Fiesole (xve s.); vases arabes en bronze, etc. — Vitrine du milieu, dessus: coffret de mariage italien du xive s., en ivoire; deux volutes de crosses émaillées des xm» et xv^ s., coupe émaillée où se voit l'arche de Noé de J. Courtois de Limoges, aiguière en argent doré du xvi* s., bas-relief en bois, St Antoine, par Lucas de Leyde; coffret de Franz de Sickingen , du commenc. du xvi^ s. , en argent , à hauts reliefs ; sceaux,
fiièce de jeu d'échecs (tour reposant sur un éléphant) qui passe pour avoir ait partie de celui qui fut envoyé par Haroun-al-Raschid à Charlemagne; sceaux de l'université de Paris au xins s., de Louis XII, etc.; talisman de Catherine de Médicis, bijoux, émaux, en particulier de magnifiques ♦enseignes de chapeau du xvi» s. Dans les parties plates de la vitrine, de grandes et belles médailles des xvi^-xvii* s. et des objets trouvés dans le tombeau de Childéric l»^ (m. 481). — 2^ ai-m.: médaillons par David d'Angers, ivoires antiques et byzantins, grand vase dit de Sobieski, avec partie en ivoire, où est représentée la bataille de Vienne en 1683. De l'autre côté de la salle, le prétendu trône de Dagobert (vii* s.), une chaise curiile romaine, à laquelle on a ajouté au moyen âge un dossier et des bras; enfin de beaux médaillers.
Rotonde ou salle des Donateurs (la deniière): collections de Janzé, Oppermann, Pauvert de la Chapelle, etc., des statuettes antiques en bronze et en ten-e cuite et quelques vases. Collection Janzé, à dr. de l'entrée: 628, Démos ou génie de ville masculin; en bas, 124, Danseuse, terre cuite; 927, un Diadumène, bronze d'après Polyclète; 128, Diane; 536, Hercule. Collection Oppermann, à g. de l'entrée: miroirs à graffiti; bronzes, terres cuites et vases peints. — Vitrine du centre: médailles françaises, disposées dans l'ordre chronologique; trésor de Bernaij, trouvé en 1830 à Berthouville (arroud. de Bernay), 67 statuettes et vases en argent de diverses époques, dont deux statues de Mercure. Deux *canthares avec cortèges bachiques et deux autres à figures isolées font partie des meilleurs ouvrages antiques en argent parvenus jusqu'à nous. En haut, tête en bronze de Lutèce avec la couronne murale, trouvée à Paris en 1675. — A la 3^ fen., la collec- Baedeker. Paris. 15^ éd. i^
210 ifii-e dr. 7. PL. DES VICTOIRES. D« Louvre
tion Pauvert de la Chapelle, euv. 167 pierres gravées grecques (aussi des cylindres mycéniens), étrusques et romaines, données à la Bibliothèque en 1899. — A la l^e fon. à dr., les acquisitions récentes: camées, médailles, etc.; monnaies d'Alsace données on 1902 par M. C. de Beistequi; médailles de Strasbourg, de Wissembourg, de la Paix de Nimègue, de Maximilien !«■■, archiduc d'Autriche, de l'empereur Ferdinand lef (15.56-1564), de l'archiduc Ferdinand (1564-1595), de l'empereur Rodolphe II (1595-1612); piéfort d'un»pièce de 3 l)atzen; tiorin d'or, etc.; — de l'autre côté, médailles de Henri IV et de Marguerite de Navarre, de Louis XIV, etc.
Un peu plus loin que la Bibliothèque, rue de Richelieu, n" 58, au coin de la rue Colbert, le vieil hôtel de Nevers, pittoresque mais négligé. Puis à g., n» 75, un hôtel du xyii*^ s., avec une belle porte à écusson sculpté. N^ 101, l'hôtel de l'abbé Barthélémy (p. 208), où se voit un balcon avec mascaron et consoles sculptées. Au n» 112, au coin du boni, des Italiens, un vieux portrait en relief de Richelieu avec une inscription de 1838.
La rue des Petits- Champs passe entre le Palais-Royal et la Bibliothèque Nationale. Le n" 45 est l'anc. hôtel du musicien Lulli (p. 34), construit par Gittard en 1671. Ensuite vient la rue de La Feuillade, où se trouve à dr. la Banque de France (p. 90), et qui aboutit à la place des Victoires (pi. R. 21 ; ///), place circulaire construite en 1685, sur les dessins de J. Hardouin-Mansard, en partie aux frais du maréchal de La Feuillade (1673-1725), et décorée alors d'une statue dorée de Louis XIV. Cette statue fut détruite en 1792, excepté les groupes qui sont aux Invalides (p. 305), et elle fut remplacée par un obélisque, où étaient inscrites les victoires de l'armée républicaine. Puis il y eut une statue du général Desaix, enlevée à son tour en 1814. — La statue équestre de Louis XIV qui s'y trouve depuis 1822, œuvre de Bosio, représente le roi en costume romain et avec une perruque. Il est sur un cheval qui se cabre, et toute la statue ne repose que sur les pieds de derrière et sur la queue de ce cheval. Les bas-reliefs du piédestal représentent le passage du Rhin et Louis XIV distribuant des récompenses à l'armée.
Les façades de la place des Victoires ont été construites par Fredot. La rue des Petits-Champs se prolonge à l'E. de la place des Victoires par la rue Etienne-Marcel, qui croise la rue du Louvre (p. 195), y passe à l'hôtel des Postes (p. 195) et s'étend jusqu'au boul. de Sébastopol (p. 84).
A quelques pas au X.-O. de la place des Victoires, sur la place des Petits -Pères, l'église de Notre - Dame - des - Victoires (pi. K. 21: III) construite de 1656 à 1740, en souvenir de la prise de la Rochelle sur les protestants en 1627, et le siège d'une archiconfrérie. Elle faisait partie du couvent des Augustins déchaussés dits Petits-Pères, et elle servit de Bourse pendant la Eévolution.
L'autel de la Vierge, à dr. du chœur, est très richement orné. Les murs des chapelles sont couverts de plaques de marbre avec des inscriptions (ex-voto). Les boiseries du chœur sont excellentes. Ses tableaux, une Allégorie de la prise de la Rochelle et des Episodes de la vie de St
aux boulevards. B0UR8E. tiive dr. 7. 211
Augustin, sont de C. Vanloo. F» chap. de g,, St Pierre et St Paul à la prison Mamertine, bas-relief en terre cuite polychrome, par Bonnassieux ; 2* chap., monument de LuUi (v. p. 210), par Cotton et Coyzevoo'.
La rue de la Banque, un peu au delà de l'église, à dr. en sortant, nous conduit maintenant à la Bourse. Dans cette rue sont trois édifices modernes: à dr., la mairie du IP arrondissement (Bourse) et la caserne de la Banque; à g., Vhôtel du Timbre. La mairie a dans la salle des mariages des peintures par Moreau de Tours.
La ^Boiu'se (pi. E. 21 ; //;, construite de 1808-1826 par Brongniart et Laharre, est la reproduction du temple de Tespasien à Rome. Elle a un péristyle avec soixante-six colonnes corinthiennes, de 10 m. de haut sur 1 de diamètre, avec un perron à chaque extrémité. Aux angles, des statues: le Commerce, par J. Dumont; la Justice consulaire, par Duret; l'Agriculture, par Seurre, et l'Industrie, i^ar Pradier. On travaille auj. (1903) à l'agrandir de deux annexes devant et derrière. La grande salle a au plafond des grisailles, par Abel de Pujol et Meynier, représentant l'inauguration de la Bourse par Charles X, la France recevant les tributs des cinq parties du monde. Tunion du commerce, des sciences et des arts, et les principales villes de France.
La Bourse ouvre à midi, les jours non fériés, à 11 h. le V et le 15 du mois, et l'entrée en est libre, mais il n'est pas agréable de se mêler à la foule, et les dames n'y sont pas admises. L'agitation déjà considérable sous lepéi'istijle, les cris des commis d'agents et des particuliers qui y font des affaires (marché des valeurs étrangères), ne sont rien en comparaison de ceux qui s'entendent à l'intérieur. Une foule compacte de spéculateurs se presse dans la salle, à l'extrémité de laquelle est le parquet, endroit isolé par une grille et réservé aux agents de change. Au milieu de cette partie de la salle se trouve la corbeille, grille ronde autour de laquelle se placent les agents. A dr., au delà de la corbeille, le marché au comptant, près des employés qui notent les cours, annoncés à hante voix dès qu'il se fait une affaire. A g., la coulisse de la rente. A 3h. , un coup de cloche met fin aux opérations sur les fonds.
Dans le voisinage est le boulevard Mordmartre (v. p. 82). — Au S.-E., la large rue Réaumur (pi. R. 21, 24; ///) conduit au Conservatoire des Arts et Métiers (v. p. 199). Au n° 100 de cette rue, l'entrée de l'anc. cour des 3Iiracles (v. p. 83).