Quartiers au N. des boulevards intérieurs
Pour aller du centre aux curiosités de ce quartier: prendre le Métropolitain (v. l'appeud., p. 40 et 41) jusqu'à l'arc de triomphe de l'Etoile, où l'on change de train (direction: place de la Nation) jusqu'à la place Pigalle. De là on suit à pied la rue Pigalle (à g. de la stat.); à la bifurcation dans cette rue, on continue tout droit jusqu'à l'église de la Trinité (p. 2l6j, ou bien on va à g., par la rue de la Rochefoucauld, en 5 min., au musée (5-ustave -Moreau (p. 215), et de là à g., encore en 5 min., par la rue St-Lazare, à Notre-Dame-de-Lorette fp. 214); puis par les rues Maubeuge et de Belzunce, en 10 à 15 min., à St -Vincent-de-Paul (p. 213).
•212 Rive dr. S. B. DE STRASBOURG. Quartiers au N.
Pour aller du centre à cette dernière église directement: prendre le Métropolitain (comme à la p. 211) jusqu'à la stat. du boul. Barbes, d'où l'on descend en 5 min. par le houl. Magenta et la rue St- Vincent-de-Paul (à dr.) à l'église de ce nom.
Restaurants convenant aux visiteurs de ces quartiers, v. p. 18.
Le boulevard de Strasbourg (pi. R. B. 24; ///), qui reliele boni. Si-Denis (p. 83) à la gare de l'Est, a été percé par Ilaussniann (p. xxv), préfet de la Seine sous Xapoléon III, tant pomfaciliter la circulation que pour obvier au danger des barricades, en cas de révolution. Il forme avec son prolongement S., le boulevard de Sébastopol (p. 84) et les boul. du Palais (p. 2<30) et St-Micbel (p. 27.5), une des principales artères de Paris, le traversant du X. au S., soit de la gare de l'Est à l'Observatoire (p. 337).
A la croisée du boul.de Strasbourg et du boulevard de May enta, qui part de la place de la République (p. 84), s'élève à dr. l'église St-Laurent (pi. B. 24), une des plus anciennes de Paris, rebâtie en 1429, restaurée plusieurs fois et complètement transformée en 1865- 1866. où l'on a ajouté deux travées à la nef et construit une belle façade gothique, ainsi qu'une flècbe élégante, du côté du boulevard.
Le chœur a été décoré par Blondel et le maître-autel par Lepautre. A citer, parmi les tableaux, dans le bras g. du transept, un Martyre de St Laurent, par Grreuze. Dans la chapelle des Catéchismes (nef de dr. ; s'adresser au bedeau), St Laurent conduit au supplice, par Trezel. La chapelle de la Vierge, dans l'abside, sous le vocable de Notre-Dame-des- Malades, est ornée de nombreux ex-voto.
Dans le square St-Laurent, à dr. de l'église, un joli groupe: Frère et sœur, par A. Lefeuvre.
La gare de l'Est ou de Strasbourg (pl. B. 24; v. p. xii) est bâtie dans l'axe du boul. de Strasbourg, où elle forme perspective. C'est un bel édifice, dû à l'architecte Duqttesnay, mais transformé et agrandi de 1895 à 1899, jiLsqu'à la rue du Faubourg-St-Martiu. Au centre de la façade, une demi-rose, surmontée d'un pignon que couronne une statue assise de la ville de Strasbourg. De chaque côté, deux pavillons en avant-corps, reliés par une galerie, sur la balustrade de laquelle est un cadran accompagné de statues à demi couchées de la Seine et du Rhin.
La foire St-Laurent se tenait sur l'emplacement de la cour de cette gare de 1662 à la fin du xviiie s. Les Lazaristes en avaient le privilège et elle avait lieu sur un terrain religieux. Plaque commémorative au pavillon d'angle, à g. de la gare.
En prenant devant la gare la rue de Strasbourg, du côté du boul. de Magenta, puis ce boulevard à dr., nous arrivons en 5 min. à la rue de Lafayette (p. 213).
La gare du Nord (pl. B. 24; v. p. xii) est près d'ici à dr,, sur la place deRoubaix. Cette gare, reconstruite en 1863-64 par Jïïttorjf, a une partie principale percée de trois arcades gigantesques. Elle est surmontée d'un pignon que couronnent des statues de Paris et de huit grandes villes étrangères reliées à Paris par la ligne du Nord. Derrière cette partie centrale est la grande halle de la gare. —
des hotiUcorrls. RXJE LAFATETTE. ^t«^ '?»'• ^- 213
De l'autre côté de la cour qui est à dr., la gare de la Ceinture et des traiiis-tramways de la compagnie, reliée à la grande par un passage sous la cour.
Entre la gare de l'Est et celle du Xord passe la longue rue de Lafayette (pi. B. 21, 24, 27, 26), qui se prolonge à l'E. jusqu'au boulevard extérieur de la Villette (p. 244). A l'O. de la première rue. non loin des gares (p. 212), se trouve la petite place de Laayette, au X. de laquelle St-Vincent-de-Paul couronne une hauteur.
^St-Vincent-de-Paul (pi. B. 24) est une église sur le type de la basilique latine, comme Xotre-Dame-de-Lorette (p. 214), et aussi avec portique, commencée on 1824 par Lepère et terminée en 1844 par Hittorff. On y monte par deux rampes en fer à cheval et un perron central de 46 degrés. Au-dessus de cet amphithéâtre est un péristyle de 12 colonnes ioniques, avec un fronton par Lemaire: St Vincent de Paul entre la Foi et la Charité. De chaque côté, des tours carrées, hautes de 42 m., etc. La porte principale est oiTiée de sculptures par Farochon, J.-C. et les apôtres.
L'isTÉRiEUK se compose d'une grande nef flanquée de bas côtés doubles, dont une partie est occupée par des chapelles et l'autre surmontée de tribunes, qui se prolongent autour de l'abside, avec 86 colonnes. Aux fenêtres des bas côtés, des vitraux par Maréchal et par Grignon.
Autour de la nef, à jour d'en haut comme le chœur, se déroule une **fi-ise peinte sur fond d'or par Hipp. Flandrin (1809-1864), figurant une procession solennelle de chrétiens et de chrétiennes, chef-d'oeuvre de l'artiste, rappelant par sa majesté les vieilles mosaïques de Ravenne. Au-dessus de l'entrée: St Paul et St Pierre prêchant l'Evangile; — puis, à dr., deux groupes de fidèles, dont l'un avec St Louis au milieu; ensuite, les évêques, les Pères de l'Eglise et St Jérôme, accompagné de son lion, les martyrs et les héros chrétiens, St Etienne, St Georges, St Christophore, etc.; — à g., les saints Epoux, les saintes Pénitentes avec la Madeleine, deux groupes de saintes femmes (Ste Anne, Ste Elisabeth, Ste Félicité avec ses sept fils, Ste Hélène, Ste Monique, etc.), les saiutes Vierges (Ste Marthe, Ste Geneviève, etc.) et les martyres (Ste Thècle, Ste Cécile, etc.).
Chœur: peintures par P/coi,' entre autres le Christ sur un trône dans la coupole, et les Sept sacrements à la frise. — Au maître-autel, un beau calvaire en bronze par Rude. Dans la chapelle de la Vierge, derrière le chœur, la Vierge avec l'eufant Jésus bénissant (le Messie), par C'a/rrier-Bellense , et des peintures par Boiigiierean: l'Annonciation, la Visitation, l'Adoration des mages, l'Adoration des bergers, la Fuite en Egypte et le Christ rencontrant sa mère. — Orgue de l»"" ordre de la maison Cavaillé-Coll.
La rue St-Vincent-de-Paul, derrière l'église, traverse le boul. de Magenta et aboutit à l'hôpital Lariboisière (pi. B. 23), construit de 1846 à 1853 et ainsi nommé en l'honneur de la comtesse de Lariboisière, qui laissa 2 900000 fr. pour les pauvres de Paris. On voit dans la chapelle le tombeau de Mme de Lariboisière (m. 1851), par Marochetti. — Plus loin encore, au delà du boulevard extérieur dit de la Chapelle, St-Bernard. (pi. B. 23), jolie église avec une belle flèche, construite de 1858 à 1861, par Magne, dans le style ogival du xiye s. — Dans le square , devant l'église, une jolie statue en bronze, représentant une Femme avec des poules.
Plus loin, à l'O., à g. de la rue Lafayette, débouche la rue de Chabrol, où se trouvait le fameux «fort Chabrol». Ensuite, à dr., ie square de Monfholoit (pi. B. 21), décoré de deux groupes en bronze :
214 Jiive rir. fi. RUE LAFAYETTE. Quartiers m, N.
Aigle et vautour se disputant le cadavre d'un ours, par Caïn, et un Joculateur ou Monnaie de singe, par Roland.
Rue de Montholoii, n" 28, maison où mounit le compositeur Mébul en 1817.
Il y a, dans cette partie de la rue Lafayette, quantité de magasins d'antiquaires. Au n» 61 est Vhôtel du «^ Petit Jo'urnal-», feuille qui a le plus gros tirage du monde.
Le quartier qui s'étend d'ici aux boulevards est, surtout dans le voisinage de ces derniers, un des centres de la haute finance. Il y a beaucoup de banques, un certain nombre de grands hôtels, etc. A g., au commencement de la rue Drouot (p. 82), l'hôtel du journal le Figaro, avec une jolie façade du style de laEenaissance espagnole, où se voit une statue de Figaro par Amy. La rue Laffitte et la rue de la Chaussée-fV Antin (v. p. 81) sont les artères principales de ce quartier.
Rue Drouot (pi. B. 21): 6, anc. hôtel de Dauqny (1750), auj. mairie du JX® arr. avec un monument de Voltaire par E. Lambert. — Sur \&place fît-Genrges (pi. B. 21), n» 27, Vhôtel de Thiers, «flambé» en 1871 et rebâti aux frais de l'Etat. La fontaine, sur cette place, doit être transformée en un vionument de Gavarni (p. 215), par D. Puech. — Le n" 42 de la rue de la Cbaussée-d' Antin est la maison où mourut Mirabeau en 1791 (plaque). Joséphine de Beauharnais habitait au n'' 62 et le général Foy y mourut en 1825 (inscription). N^ 2, anc. caserne des Gardes françaises, restaur. Paillard (p. 13); Rossini y habita en 1868 (inscription). Dans cette rue habitèrent aussi Mme d'Epinay, Grimm, Necker, Mme de Staël, Mme Récamier, etc.
Au X. de la rue de Lafayette, Notre-Dame-de-Lorette s'élève au bout de la rue LafRtte, où elle forme perspective.
Notre-Dame-de-Lorette (pi. B. 21), construite de 1823 à 1836 par Hii:)p. Lehas, est une église dans le style des basiliques des premiers temps du christianisme, avec un portique à colonnes corinthiennes. Aux angles du fronton: la Foi, par Foyatier; l'Espérance, par Lemaire, et la Charité, par Laitié.
L'intérieur est décoré avec plus de magnificence que ne le sont d'ordinaire les basiliques. Toutefois les ^fresques des quatre chapelles d'angle sont d'un style sévère et excellent: à dr. eu entrant, la chap. des Fonts, par Roger (vers 1834); au fond de l'église, la chap. de l'Eucharistie, par Périn (1852); à g., la chap. des Morts, par Bloudel; au fond, la chap. de la Vierge, par Orsel. — Petites chapelles: tableaux de Hesse (Adoration des bergers); Johannot (St Hyacinthe); De>:éria (Apothéose de Ste Geneviève), Schnetz (fresques), etc. — Dans la nef, de chaque côté du chœur et sur l'arc triomphal: les quatre grands prophètes. Aux murs: scènes de la vie de la Vierge, par JTonvoisiii, Vinchon, Dubois, Granç/er, etc. — Dans le chœur: à g., la Présentation au temple, par Heivi ; à dr., Jésus au milieu des Docteurs, par Drollinq. — Abside: la Vierge sur un trône; dans la coupole, le Couronnement de la Vierge, par Picot. Pendentifs: les Evangélistes, par Delorme. — Belle musique au service du soir durant le mois de Marie (mai).
La rue de Châteaudun va à l'O. de la même église à la Trinité (p. 216). — Dans la rue de la Victoire, parallèle au S., se trouve une synagogue, construite de 1865 à 1874 par Aldrophe, avec une façade monumentale de style néo-roman. — Tout le quartier de
des boulevards. RUE LAFAYETTE. J^i^e dr. 8. 215
Xotre-Dame-de-Lorette était le rendez-vous des «lorettes», illustrées par le crayon de Gavarni (1801-1866; v. p. 214).
Entre Notre-Dame-de-Lorette et la Trinité se trouve, au n" 14 de la rue de La Rochefoucauld, le musée Gustave -More au (pi. B. 21), dans l'anc. hôtel de ce peintre (1826-1898). Il comprend env. 700 tableaux en partie inachevés et 4000 dessins de cet artiste original, dont les œuvres, quoique discutées, ont un charme étrange. Ce musée, très bien organisé, est visible les jours de la semaine, sauf le lundi, de 10 h. à 4 h. (sonner). Directeur: M.Rupp. Catalogue, de 1902, 1 fr. 50.
Les collections sont exposées aux 2^ et 3« étages et au rez-de-chaussée. On visite d'abord les étages, parce qu'ils contiennent surtout les tableaux. — Sur le palier du 1^^ étage: Œdipe et le Sphinx et le Poète persan à la licorne.
Deuxième étage. — Au mur à dr. de l'escalier: 18, Tyrtée chantant pendant le combat; *19, les Prétendants de Pénélope; 20, les Aigonautes. G^rand mur du fond: 21, Moïse; 23, les Muses quittant Apollon; *25, les Filles de Thespius; 28. Hésiode et les Muses; 30, Messaline; *32, les Mages; 35, Prométhée foudroyé; 37, la Fleur mystique. Mur de g.: 39, les Chimères; 43, Léda; 48, le Bon Samaritain; 47, Madeleine au Calvaire. En face de la l"^ feu., Sémélé. Du côté de la fenêtre: 57, Christ il la colonne; 58, Hélène aux remparts de Troie; 63, Eve; 62, Moïse exposé; 86, le Poète et la Sirène. En haut, d'autres petits tableaux, de dr. à g.: *26, *84, Hercule et l'hydre de Lerne; 36, Moïse exposé.
Troisième étage. — Salle I. Au mur derrière l'escalier, de g. à dr. : 93, 104, Léda; 94, la Licorne; 109 (plus loin), le Poète persan; 96, Tyrtée; 97, Pétrarque; 98. Messaline; 95 (en haut), la Débauche; 100, Gfalatée; 101, 108, le Grolgotha; *102 (en haut), Orphée; 103, 107, Sirènes; 105, G-anymède. Grand mur de dr., de g. à dr.: 78, le Bon Samaritain; 79, Salomé; 80 (en haut). Hercule et le lion de Némée; 81, les Anges de Sodome; *83, Salomé dansant; 85. Hercule au lac Stymphale; 80 (en haut), Venise. Paroi du fond: *70, Triomphe d'Alexandre le Grand; 71 (en haut). Mort de Sapho; 73, la Vie de l'humanité; *74 (en haut), Narcisse; 75, Pasiphaë; 76, Léda. Au milieu, sur un support: 69, portr. de G. Moreau, par lui-même (1850). — Salle IL Grand mur de dr., de g. à dr. : 199, le Roi David; 200, Poétesses indiennes; *201, Esclaves romains jetés aux murènes; 204, la Tentation; *205, Hélène aux remparts; 206, Hercule à la biche; 208, Madeleine au Calvaire; 211, Salomé; 215, Retour de l'Enfant prodigixe; 213, les Licornes; 214, St Sébastien. Du côté de l'entrée: 216, Jupiter et Sémélé; 219, St Sébastien; 220 (au-dessus), Pasiphaë; *222, T Apparition (Salomé); 223, Fuite de Darius. Du côté de la fen. : 224, Promenade dans un parc; 230, l'Amour vainqueur do la Mort; 234, portr. de l'artiste par lui-même. Mur du fond, de g. à dr.: 18.3, la Fée aux griffons; 185 (en haut), Apollon et les Satyres; 184, Christ au jardin des Oliviers; 186, Bethsabée; 187, Ste Cécile; 191, l'Enlèvement d'Europe; 193, Dalila; *196, Prométhée. Sur un meuble à pivot et dedans, env. 440 aquarelles (s'adresser au gardien). — Ensuite nous redescendons les trois escaliers.
Rez-de-chaussée (surtout des esquisses, des aquareUes, etc.). — Salle I (porte à dr. en redescendant; éclairage à la lum. électr.): dessins de cavaliers, guerriers, etc., pour le Tyrtée. — Passage. Au-dessus des portes: têtes de vieillards pour la Pietà qui est à Aiigoulême. — Salle II (à dr. lum. électr.). Esquisses, p. ex. pour- la Sulamite du musée de Dijon; Omphale; Médée et Jason, Léda, etc. Mur du fond: Madeleine au désert; Centaures. Mur de dr. : Naissance de Vénus; études sur carton bleu pour les Chimères, etc. Au-dessus de la porte, des esquisses: le Jeune homme et la Mort; Hamlet; Dalila, etc. — Salle III (en face, à g.). Aquarelles. Mur de dr.: 584, Ulysse et les Sirènes; 282, la Fée aux griffons. A g.
•21 C, Rive (Ir. s. LA TRINITÉ. Quartiers an N.
de la porte: 587, Polyph'l'iiie. Au-dessus de la cheminée: Galatée. A dr. de la cheminée : les Deux hérauts ; le Porte-étendard. A dr. de la fen. : Décollation de St Jean-Baptiste. Salok (au bout du passage). Mur de dr., de g. à dr. : Polyph('nie(en haut); Sapho se jetant des rochers (en haut); Ange veillant sur la ville; St Joseph (pour la Pietà d'Angoulême), etc.; petites esquisses, dont quelques-unes de jeunesse (pas mythologiques). Mur de g. : 673, portr. en pied de l'impératrice Eugénie (œuvre de jeunesse); eu haut (de g. à dr.) : Narcisse ; Orphée; le *Christ au jardin des Oliviers. A g. de la cheminée: Apollon berger (en haut); St Jean-Baptiste; Moïse exposé. A dr. de la cheminée: Salomé; Circé; Eve. Salle IV (à la siiite). Eu face de la porte: Ste Cécile; Andromède; les Ai-gonautes (esquisse); différentes esquisses de jeunesse. Mur de dr. : St Sébastien (esquisse pour celui de Marseille); la Mort du Croisé; Apollon et le serpent Python. Au mur d'entrée: les Sirènes; Ste Cécile; Triomphe de la foi; les Rois mages; Bataille de chevaux; études de jeunesse.
La Trinité s'élève, à peu près comme Notre-Dame-de-Lorette, à l'extrémité d'une rue partant des boulevards, la rwe de la Chaussée- (VAntin (p. 81), plus souvent nommée: «Chaussée d'Antin». Sur le devant de l'église s'étend un petit square, avec un bassin alimenté par trois fontaines, que décorent des statues de la Charité, la Foi et l'Espérance, par Lequesne, d'après Duret.
La Trinité (pi. B. 18) est une église du style de la fin de la Renaissance, bâtie de 1861 à 1867 par Ballu. La façade, précédée de deux rampes et de deux escaliers, a un porche à trois arcades et au-dessus règne un étage élégant, surmonté d'un clocher de 63 m. de haut. Au-dessus des portes, des peintures sur émail, par Paul Balze. — On y entre d'ordinaire par la porte du côté dr.
Intérieur. Près des portails latéraux, deux élégants bénitiers avec statues eu marbre de l'Innocence et de la Pureté, par Ginnery.
Bas côté de g. Chap. des fonts: Adam et Eve chassés du Paradis, Baptême du Christ, par Français (1877). — 2» chap.: Pietà et Invocation de la Vierge, par Michd Dumas (1875). — 3e chap.: le Sacré-Cœur et le Bon Pasteur, par Romain Cazes. — i» chap.: la Ste Famille, le Songe de St Joseph, par E. Thirion.
Chœur, où l'on monte par onze degrés: denière le maître-autel, de beaux vitraux; de chaque côté, des fresques: à dr., la Présentation au temple; au-dessous, Daniel et David, par Em. Lévy ; k g., l'Assomption; au-dessous, Isaïe et Ezéchiel, par E. Ddaunay (1867). Puis, la Vierge et l'Enfant, groupe en marbre, par Dubois.
Bas côté de dr. 4e chap. (près du chœur): Mort de St Denis, St Denis portant sa tête, par D. Langée (1876). — 3e chap.: Ste Geneviève distribuant des vivres aux Parisiens, la Foule priant devant ses reliques, par Félix Barrias. — 2e chap.: St Vincent de Paul convertissant les galériens; eu haut de ce tableau, la Vierge et l'Enfant; St Vincent secourant les habitants de la Lorraine, par Lecomte du Nouy (1876 et 1879). — l''» chap.: les Ames du Purgatoire, la Mise au tombeau, par P. Brisset. — La Trinité a une bonne maîtrise et un orgue de premier ordre.
La rue St-Lazare, qui part à l'O. du square, forme la limite S. du QUARTIER DE l'Europe, alusi uommé, parce que ses rues portent pour la plupart le nom d'une des capitales de l'Europe.
Au N. de la Trinité, à g., la rue de Clichy, où se trouve à dr. le Casino de Paris (p. 39), bâti sur l'emplacement d'une maison du duc de Richelieu. La nie de Londres, qui monte de la Trinité à dr. de la rue St-Lazare, mène presque directement au parc Monceau par la place de V Europe (pi. B. 18), place curieuse formée par la rencontre de six rues sur le chemin de fer de l'Ouest, derrière la gare St-Lazare.
âes bonUvards. ^lONTilARTRE. ^i^e dr. fi. 217
La gare St-Lazare (pi. B. 18; v. p. xn) est un vaste édifice, reconstruit de 1886 à 1889, sur les plans de Lisch. On y va plus directement des boulevards par l'Opéra, la rue Auber et la rue du Havre, ou du centre par le Métropolitain jusqu'à la stat. de la rue de Rome, puis par cette rue. Cette gare se compose de deux parties principales, reliées par une longue salle des pas perdus, et d'un Hôtel Terminus (v. p. 4), sur le devant, au bord de la rue, masquant les autres parties. La première partie, du côté de la rue d'Amsterdam, est destinée au service des grandes lignes : l'autre, du côté de la rue de Rome, à ceux de la ceinture et de la banlieue. Les salles d'attente sont au premier étage, les bureaux des bagages et les principales sorties au rez-de-chaussée.
Montmartre.
Du ceutre à la basilique du Sacré-Cœur (p. 208): Métropolitain (directions comme à la p. 211) jusqu'à la place d'Anvers (pi. B. 20; v. l'append. p. 41), d'où l'on va eu 3 min., par la rue de Steinkerque, à la place St-Pierre (v. ci-dessous), où se trouve à g. la station du funiculaire pour la basilique. — Du centre au cimetière de Montmartre: Métropolitain (directions: V. p. 211) jusqu'à la place Blanche (pi. B. 17; v. l'append. p. 41), d'où l'on va en face de la stat. par le boni, de Clichy et l'avenue Rachel (à dr.), en 3 min., au cimetière, eu passant au Moulin Rouge (à dr.; p. 40).
Restaurants, v. p. 18.
Les hauteurs de Montmartre sont situées au X. des boulevards extérieurs. On y peut monter de St- Vincent -de -Paul (p. 213), de Xotre-Dame-de-Lorette (p. 214) ou de la Trinité (p. 216).
Les boulevards extérieurs offrent peu de chose à voir. Sur le boulevard de Rochechouart (pi. B. 20), à l'E. du grand collège Bollin, est la petite jilace d'Anvers, avec ime colonne surmontée d'une statue de la Paix armée, en bronze, par Coutan, et des statues de Sedaine (1719-1797) et de Diderot (1713-1784), aussi en bronze, par Lecointe. En face du collège, le théâtre Trianon (p. 37). Plus loin à l'E., on remarque le dôme des magasins Dufayel (pi. B. 23), dont la façade, sur la rue de Clignancourt, près de la butte ^Montmartre, a des sculptures par Falguière et Dalou.
Les voitures pour la butte Montmartre passent d'ordinaire par le boul. de Clichy et le viaduc Caulaincourt, v. p. 220. — - A pied on prend au X. du collège Rollin ime des rues latérales du boulevard et l'on parvient à la place St-Pierre (pi. B. 20) , d'où l'on monte par des rues à escaliers, par la rue Foyatier à g. de la place. — Il y a aussi im chemin en lacets et im funiculaire (v. ci-dessous ). Le chemin passe au-dessus de la place, en longeant le square de la Butte-Montmartre , promenade sur les versants S. et E. de la butte, avec des rochers dans le haut et où tombe une cascade en été. Le funiculaire (montée 10 c: descente 5 c.) part de la stat. des omnibus (à g. en venant de la rue de Steinkerque. à dr. de la stat. de la place d'Anvers du Métro. ; v. ci-dessus).
218 Rù« <ir. 8. MONTMARTRE. Quartiers nu N.
La butte Montraartre, la «butte sacrée», est une colline s'élevant à un peu plus de 100 m. au-dessus du niveau de la Seine. Selon les uns, elle était autrefois occupée par un temple du dieu ]\[ars (Mons Martis); d'autres en font le théâtre du martyre de St Denis, premier évêque de Paris, en 270, et ils dérivent son nom de Mons Martyrnm.
Les hauteurs de Montmartre dominent toute la ville et ont souvent jeué un rôle dans les sièges de Paris. C'est de là qu'en 1589 Henri de Navarre, plus tard Henri IV, bombarda la ville occupée par la Ligue, lorsque la couronne de France lui échut par suite de la mort de Henri III. C'est aussi là qu'eut lieu la dernière lutte entre l'armée française et celle des alliés en 1814. Le 18 mars 1871, les soldats révoltés qui avaient assassiné les généraux Clément-Thomas et Lecomte, s'emparèrent des canons qui se trouvaient à Montmartre, confiés à un corps de gardes nationaux, et ce fut le commencement de l'insurrection de la Commune, qui dura du 18 mars au 28 mai. Le 24 mai les troupes du gouvernement s'emparèrent de la batterie et en dirigèrent à leur tour les canons sur le^ communards postés aux Buttes-Chaumont et au Père-Lachaise (p. 251).
La basilique du Sacré-Cœur (pi. B. 20), au sommet de la butte, est un monument de style romano-byzantin, sur les plans d^Abadle. Commencée en 1875, elle sert au culte depuis 1891, mais elle n'est pas encore achevée. Elle est surmontée d'un dôme, d'env. 80 m. de haut, derrière lequel s'élèvera \m clocher de 120 m. Les travaux continuent lentement, d'abord parce qu'il a fallu établir des soubassements considérables, dans les anciennes carrières de gypse de la butte, et ensuite parce que les fonds sont surtout foui'uis par des quêtes, des souscriptions et le produit des entrées réservées. On y a déjà dépensé plus de 30 millions.
L'entrée est à dr. de la station supérieure du funiculaire (v. p. 217). La basilique est publique, mais on paie 25 c. pour visiter la crypte et 50 c. pour monter au dôme (v. ci-dessous). La façade doit être ornée prochainement de deux bas-reliefs: la Samaritaine et le Seigneur, par André d'Houdain et la Madeleine chez Simon, par Louis Xoël. Les tympans des porches recevront aussi trois basreliefs: le Coup de lance de Longin, par Barrias; Moïse frappant le rocher, par Fagel, et St Thomas touchant la plaie du Seigneur, par H. Lefèvre. Dans la niche, au-dessus du porche principal, sera mise la statue du Sacré-Cœur, par Michel. La décoration de l'intérieur de l'église est peu avancée. Il y a encore des échafaudages, et le service a lieu dans la crypte.
A dr. de la façade se trouve, en attendant l'achèvement du clocher derrière le chœur, la cloche dite la Savoyarde, une «attraction», qu'oii visite aussi en payant 50 c. dans la sem. et 25 c. les dim. et fêtes. Elle a été donnée par la Savoie, pèse 18 835 kilos, le battant 850 kilos, les accessoires 6530 kilos; poids total: 26 215 kilos. Elle a 3m. 06 de hauteur, 3 m. 03 de diamètre à la base et 9 m. 50 de circonférence. C'est la plus grosse cloche de France.
L'entrée du dôme (50 c, aux guichets à dr. et à g. en haut des escaliers) est à g. de la façade. En haut, on y a par un temps clair, une très belle *viie de Paris. Mais il est inutile d'en 2:ravir la
^€* boulevards. MONTMARTRE. ^i^'" ^^- «• 219
dernière partie, la lanterne (94 marches); la vue n'y est pas plus belle que de la seconde plate-forme et la descente est désagréable pour les personnes sujettes au vertige.
Points principaux, de g. à dr.: à peu de distance, le dôme-réclame de la maison Dnfayel (p. 217); à dr. , la gare du Xord et St-Viucent-de- Panl; aii loin, à g., les Buttes-Chaumont, les deux clochers de Belleville. celui de Ménilmoutant, le Père-Lachaise , avec son 's pain de sucre» et le Crématoire; plus à dr., en deçà, la mairie du Xe arrondiss.; au-dessus de St-Vincent-de-Paul, les deux clochers de St-Ambroise; puis la colonne de Juillet, le dôme de St-Paul; devant, la chapelle des Arts-et-Métiers; plus loin, à dr., le dôme de la Salpêtrière; St-G-ervais, l'hôtel de ville et Xotre- Dame, derrière la tour St- Jacques; St-Etienne-du-Mont et le Panthéon; en deçà, St-Eustache et les Halles Centrales; derrière, le dôme de la Sorbonne. celui du Val-de-G-ràce et TObservatoire; plus près, les deux tours de St-'Sulpice, celle de St-Grermaiu-des-Prés et le Louvre en deçà, avec ses dômes; au loin, le clocher de Montrouge; assez près, à dr., la masse imposante de l'Opéra; au-dessus, les tièches de Ste-Clotilde; à g., la colonae Vendôme; à dr., le dôme de l'Assomption; puis le dôme doré des Invalides, la tour Eiffel, à 5 kil.; plus près, à dr., le clocher de la Trinité et la Madeleine; encore à dr., le dôme de St-Augustiu et les tours du Trocadéro. Du dôme de l'église, on voit encore l'arc de triomphe de l'Etoile, le Mont-Valérien et les environs de Paris au X. A l'horizon, les hauteurs de Chàtillon, Clamart et Meudon.
La construction massive à g. de réglise est im réservoir cVeau, à deux et trois étages, d'une capacité de 11000 m. cubes. L'étage inférieur est alimenté par une machine à vapeur prenant à Bercy l'eau destinée aux services publics. Les étages supérieurs sont pour l'eau de source. S'adresser à g. au gardien. — Derrière ce réservoir est l'anc. église de St-Pierre-<h-Montniartre, reste d'un couvent de bénédictins fondé en 1147 par Louis XI. Elle est actuellement en restauration.
Il y a à dr. de cette église un calcaire qui provient du couvent situé jadis au sommet du Mont-Valérien; on peut le voir en s'adressant au gardien (25 c). — Devant le réservoir, rue St-Eleuthère, 3, à g. de la stat. du funiculaire, \q pamrrama de Terre- Sainte (Jérusalem antique, le Crucifîment), par 0. Pichat (entrée, 50 c.) et de l'autre côté de la Basilique, rue Lamarck, 18, le diorama de Jérusalem (1 fr.; 50 c. les dim. et jeudi).
Au N. de la butte, à quelque distance du Sacré-Cœur, place Ste- Euphrasie, Vé^lisQ à.^ Xotre-Dame-de-Clignancourt {^^LB.!^), de 1859-186?., et la belle mairie du XVIII^ arrondissement, de 1888-1892, dans le style de la Renaissance.
Revenus aux boulevards extérieurs, nous les suivons à l'O., jusqu'au cimetière Montmartre. A l'extrémité du boul. de Rochechouart, le petit cirque Medrano (p. 38), au coin de la rue des Martyrs, où se voit à dr., dans l'impasse de son nom, le petit monument (['André GUI (1840-1883). le caricaturiste, buste en pierre, par Mme G. Montorgueil, l'uis vient le boulevard de Clichy, qui laisse à dr. . passage de l'Elysée-des-Beaux-Arts (pi. B. 20), une chapelle destinée à devenir la crypte d'une nouvelle église St-Jean. place des Abbesses. Cette chapelle est décorée d'une grande peinture par P. Sieffert et P. Rousseau, St Pierre Fourier instruisant des enfants. Sur la place, un Lion rugissant, en bronze.
•220 If've dr. «. MONTMARTRE. Quartiers av N.
Le cimetière Montmartre est au bout de la petite avenue Rachel (à dr.), qu'on a baissée en 1888, pour construire au-dessus du cimetière le viaduc Caniaincourt et relier au boul. de Clicbv la rue qui contourue la butte Montmartre au N.
Le ^cimetière Montmartre ou du Nord (pi. B. 17), le second de Paris, est bien moins important que celui du Père-Lachaise (p. 247), mais il vaut la peine d'être vu. Heures, v. p. 248.
De l'entrée, l'avenue conduit tout droit à un rond-point, avec une colonne, surmontée d'une urne funéraire. C'est là que sont inhumées les victimes du coup d'Etat de 1852. A dr., du côté de l'av. de la Croix, le tombeau à.'' Emile Zola (m. 1902), le romancier, auquel on doit ériger un monument par R. Meunier et A. Charpentier. A g. du côté de la même avenue, la sépulture des Cavaignac, entre autres de Godefroy, l'écrivain (m. 1845), et à.' Eugène (m. 1857), le général, président de la République en 1848; statue couchée de Godefroy, en bronze, par Rude. A dr., sous le viaduc: J. Duprato (m. 1892), compositeur, médaillon en bronze, par J. Thomas: Castognary (m. 1888), publiciste, etc.. buste en bronze parRodin ; Beyle (Stendhal : m. 1842), écrivain, médaillon d'après David d'Angers. Plus loin, près de l'av. Dubuisson, Feyen-Perrin (m. 1888), le peintre; buste et statue de pêcheuse jetant des fleurs, par Guilbert. Sous le viaduc. Jean Gérôme (m. 1891); statue de la Douleur par J.-L. Grérôme.
Xous suivons maintenant l'avenue Dubuisson, derrière la colonne. Au delà de l'extrémité, près du mur, Ad. Pollier (m. 1890) ; statue de femme jetant des fleurs, bronze par L. Morice. Non loin, Frandsque Sarcey, critique dramatique (m. 1899). Puis l'avenue de la Cloche, où nous repasserons (p. 222). A l'angle qu'elle forme avec l'avenue Cordier (p. 221), Meilhac (m. 1897), auteur dramatique; monument par Bartholomé.
A l'entrée du cimetière Israélite, à dr. de l'avenue Cordier, se trouve à g., la sépulture Osiris, destinée au millionnaire Daniel Osiris (p. 377), avec statue colossale de Moïse, d'après Michel-Ange, par A. Mercié. Plus loin, dans l'avenue Cordier, à g., Gust. Guillamnet (m. 1887), peintre orientaliste; avec les titres de ses tableaux, une statue de jeune Africaine et son médaillon en bronze par E. Barrias. A dr., Théoph. Gautier (m. 1872), écrivain; statue de la Poésie, par Godebski, et des inscriptions, surtout celle-ci:
«L'oiseau s'en va, la feuille tombe, Petit oiseau, viens sur ma tombe L'amour s'éteint, car c'est l'hiver; Chanter quand l'arbre sera vert.-»
A dr., dans le haut, on aperçoit le monument d'Halévy (m. 1862), le compositeur; statue par Duret. A g., Gozlan {m. 1S66), l'écrivain. Nous montons les degrés en face et nous nous trouvons dans l'avenue Montebello, qui descend à dr. en tournant, l'une des plus intéressantes. A g., Miecislas Kamienski, tué à Magenta
des boulevard".
M0NT3IARTRE.
Rive dr. ft. 221
(1859): statue coucliée, en bronze, par Franceschi. Pmd Delaroche (m. 1856), le peittre: bloc de marbre. Derrière, CJi. Manry (m. 1866), compositeur de musique sacrée. P. Chouvaloff, un enfant; ange par E. Carnielo. Plus loiu. à dr.. le marécbal Larmes (m. 1809), duc de Montebello, l'amiral de Rigny (m. 1835), et la princesse Soltikof (m. 1845) ; chapelle couverte de peintures et de dorures. — A g.. Horace Vernet (m. 1863), le peintre; sarcophage. Les comtes Potocki (m. 1863 et 1866 en exil). Ad. Adam (m. 1856). le compositeur; buste en bronze. A une cinquantaine de pas dans l'avenue des Carrières, à dr., Rectcrr Berlioz im. 1869), le compositeur; médaillon par Godebski.
L'avenue du Tunnel, dans le bas, conduisait à dr. à la partie du cimetière maintenant supprimée. A dr. dans cette avenue, Léon Foucault (m. 1868; v. p. 288), le physicien. Derrière. ./. Garcin (m. 1896), musicien; buste d'après Doublemard. Un peu plus loin dans l'avenue, A. de Neuville (m. 1885). le peintre; buste du défunt et figure symbolique de la France, etc., par Fr. de St-Yidal.
Nous retournons quelques pas en arrière pour reprendre, à dr.. l'avenue Cordier. Là, à g., Henri Murger (m. 1861). le poète: statue de la Jeunesse par Millet. A dr., à peu près en face, Aimé Millet (m. 1891), sculpteur. — Dans une petite allée. Louise Thouret (m. 1858) ; statue couchée en marbre, par Cavelier.